‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 2)Chapitre 30 sur 49 · HISTOIRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE

Dl LWQUISmOlf HBLiOnUSt EN FRÂlfCB.

Un ministre qui, sur le même sujet , parie pb* sieurs fois à la tribune j en chambre dose , et qv est soutenu de manière qu*on n*est pas admis k hn repondre une seule fois, peut, avec une rare Toiobilitë y une grande confiance dans les cris Tulgairci: la clôture et aux voix , dire tout ce qui lui riott k la bouche , sur des points difficiles à soutenir. Il peut ainsi accumuler les phrases les plus insignifiantes et les' assertions les mieux démenties ptr rhistoire. Ensuite, au Moniteur ^ les choses se trou veront arrangées de sorte qu*il semblera presque avoir vaincu par les seules armes de la logique et de la vérité.

Faute, apparemment, de raisons meilleure». M. le ministre des affaires étrangères, pour engager les pairs de France k laisser par délégation e( sans vraie loi , multiplier les sièges cpiscopaux ec leurs dépenses , a dit que les évèques français non» ont préservés de Tinquisition contr^^es hérétiques, et qu*ils y ont mis les plus grands obstacles. J*''

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dénie la proposition ; et fort du règlement qui autorise à parler pour rectifier les faits, j'ai demande à les développer. U n'a pas été possible de l'obtenir.

Mais voici les témoignages de l'histoire : ils' démontrent que jamais, avant 1787, la France n'a été affranchie de l'inquisition épiscopale, ni papale, ni autre , contre les hérétiques réels ou interprétatifs ; et que presque toujours des évêques français ont montré un grand excès de zèle pour obtenir, par une inquisition très-odieuse, V extirpation ^ ' VextemUnation des hérétiques , employant des peines purement temporelles et des plus sévères.

Ils se rangent sous quatre époques. L'une commence k Jésus-Christ et aux apôtres , et se termine vers la fin du quatrième siècle ; la seconde finit au milieu du douzième; la troisième, avec le commencement du seizième siècle; la quatrième, en 1787.'

Aoûni la fin du quatrième siècle.

Alors nulle peine temporelle contre les hérétiques. Pendant toute cette première époque, les évéques sont demeurés le plus généralement fidèles à la pureté de la discipline évangélique et apostolique. Ils ont proclamé, comme le divin maître, la liberté de conscience la plus entière , et se sont exprimés sur ce sujet de la manière la plus exacte, ' la plus juste et la plus charitable. Ils n'ont réprimé l'hérésie que par des peines purement spirituelles

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et vraiment inëdicmales. Leurs doctrines etleon e^m^les, dans cet înteryaHë, sont l'a plus Tire censure de ce qu'un grand nombre d*év£ques en France Vcômme ailleurs, oïit malheureusement en- Heiguë', pratiqué et fait pratiqtaei^ (fepaî^ '.

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