‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 2)Chapitre 45 sur 49 · ENTIÈRE · texte numérisé non relu

ENTIÈRE

r Enfin, il prétend que, si Ton admet la phrase ,de saint Paul, toute puissance soient de Dieu, et ^.dci jDieu seul, excluant tout-à-fuit les causes se- 'Mndês^ c*est commettre une impiété , c'iest dire U/^athéme au poui^otr royal. On est donc impie ec libelle, si Ton n'est pas absurde. Eu voilà bien msoT. Attendons en paix le beau livre du rhéteur, . qw nous prouvera que Bossuet et le clergé de ^Vm'oce de i68a, et toute Tancienne Église catholique, et notre ancienne magistrature , et tous nos furofesseurs et docteurs des anciennes facultés de ' tMolpgie et de droit, nos rois même , et les inem-« bms de Tancien gouvernement , et del'ancien en* , iflignement de France avant 1789, n'étaient que ' des impies et des hérétiques.

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NOTICE

SUA Lit

Mémoires de Scipton Ricci ^ éoique de Pisêoie et P^utê^ n^ moteur du Catholicisme en ToMcasÊe^ mm» k nlyvir LéopoU ; par de Potte&*

(Paris, 1896, 4^<uaatt ii»-9*.)

C'est ici un une réimpression faite sui^ rëdition originale de Bruxelles, publiée eu i8a5 (3 yolmo . in-8^). Telle est la liberté de la presse et de k t brairie dont on jouit en France , qu'on ne pourrai que très-difficilement se procurer k Paris réditm originale ; c'est pourquoi Ton a entrepris cette réimpression , en ometta^it de simples détails, des rrpê* titions d'obscénités, et des réflexions d*une liberté qui serait chez nous trop périlleuse. Nous croyons savoir que la véritable instruction n*a rien perdn k ces retranchemens ; et Ton a pu voir , dans quelques-uns de nos journaux , que ces omissions tobc être réimprimées k Bruxelles , en forme de Sw^ plétnent.

M. de Potter, bien connu par une histoire Sib* rique du christianisme , intitulée : Esprit de tt* glise^ a rédigé Touvrage que nous annonçons, « faisant usage des mémoires et des documens fi?

Seipion de Ricd a laisses sor sa yie, et qui dôtveùt se trouver chez M. hdepode Ricci, Tun de ses pareils. M. de Potter avertil quand il se borne k co* plier les mëmoires originaux, et il dckjare j avoir joint ses propres réflexions, et avoir pris ses extraîtt dans la bibliothèque de ce même parent de Tancien ëvéque de Pistoie, ou dans les écrits publics ou pri^ yés de certains personnages , écrit» quHl a grand soin de citer. 11 y a donc lieu de croire h la véracité des faits et éts écrits employés dans ce recueil , <jQoiqn*3s soient en grande partie fort scandaleux. L'évêque Ricci était neveu du général des jésuites, Laurent Ricci, et ce ne fut point par ignorance^ ni faiblesse, qu^il préféra constamment aux doctrines des j^aiun, qui lui furent d^abord présentées, oefles des écrivains de Port-Royal. 11 en fut pum d*abord par uite suite continudle de travers , de médians procédés, malgré la douceur de son carae* tère, sa charité et sa piété vi*jQument dignes de ser-' i4r d*excmple. Promu k Fépiscopat de Pistoie, que Pqb avait réuni k celui dePrato, il trouva dans^soti diMèse de grave» désordres k réformer , et dans sMoi souverain , le grand duc de Toscane, des hrmière»^ un grand zèle religieux et politique, et un penchant aux réformes, qi)e Ton ne peue comparer qtf^k celui de Tempereur Joseph II, son frère. Ué^ rêtfae et le. prince , agissant de concert , ne firent sâta» doete que des ehangemens dignes d^ètre approtivés; mai» Ton 'doit croire qu*flfe ne surent pa»

Msn apprécier toutes les -difficultés , et qtr'ils ne m. 35

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