‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 2)Chapitre 46 sur 49 · OBUVECS · texte numérisé non relu

OBUVECS

mirent pas dans leurs démarches a«ex de amBs tf de prudence. Par leui^ soins et leur ancorité , 1*01quisition fut supprimée en Toscuie; <les courcm livres aux plus odieux scandales , au plus impor quiétisme , furent réprimés ; des observances iontiles ^ superstitieuses ou dangereuses furent proiih bées; on rétablit dans les cloîtres et dans le monde les études* chrétiennes presque anéanties; et ce firt en prescrivant la lecture de l*Ecriture-Sainte , ca substituant des ouvrages d*une doctrine exacte aux livres d*une puérile dévotion. Les congrcgatiooi ou confréries furent dissoutes , comme destructives du gouvernement canonique , épiscopal et paroissial ; le culte idolâtre des images, et le cordicolisoie charnel furent supprimés; Temploi des l^ens ecclésiastiques fut sngemcnt dirigé. On vit cesser les simonies et les autres abus des dispenses, des indulgences, des quelcs monacales, des autels dits prwilégiéâ y etc. La source des plus graves désordres était, en Toscane comme ailleurs , Teccessive multiplication des couvons, et surtout leur exemption de Tordinaice, leur gouvernement, leur surveillance , réserves au pape seul , et interdits aux évêques diocésains Ce contre sens ëtait fonde sur des privilèges d^ordres , autrement sur des contrecanons pontificaux , maintenus , protèges par les curialistcs romains , avec la plus aveugle obstination. 11 est prouve dans cet ouvi^age que le gouvcr* nement de Toscane se plaignit en cour de Rome . sans aucun succès, durant plus d'un siècle, des ploi

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cmipables dërëglemens de mœurs des religieux et des religieuses exempts de l'ordinaire. Uëvêque Ricci et le grand-duc Lëopold ont eu la plus grailde peine à faire cesser le cours de ces débauches qui * duraient depuis plus d'un siècle ; et ce sont les détails juridiques tirés des archives de Tofficialitc ecclésiastique de Pistoie sur des scandales si déplorables, qui font la partie la plus honteuse des Mémoires de M. de Potter.- Heureux les pays dont les officialités sont supprimées de fait comme de droit , ainsi que les exemptions des monastères !

Après les affreux désordres des ecclésiastiques exempts de Tordinaire, ce qui nous a le plus frappé dans ce recueil, c'est le procès-verbal d'autopsie dn corps de Gément XIY , procès-verbal dressé par ordre du ministre d'Espagne h Rome , et par lui envoyé dans le tems h la cour de Madrid. Il en résulterait que cet illustre pontife , mort dans l'année , après avoir aboli l'ordre des jésuites , périt , eu effet , avec toutes les marques les plus claires d'un empoisonnement consommé sur sa personne. Ce ne serait donc pas sans raison qu'il disait luimême : Je meurs ^ et je sais bien pourquoi.

En récompense de son ^èle et de ses efforts ^ révêque Sdpion de Ricci fut contrarié / calomnié sans cesse, et enfin cruellement pei^ccu té, assailli par des assassins, destitué de son évêché, condamné parla bulle Auctorem, fidei, deux fols emprisonné, et subit, h la fin de sa vie, l'humiliation de signer par peur, et malgré ses rares vertus bien recoii-

Bucss^ une rétractatÛNi (p*îl m fMrnne «dédtratiBn contcttûre, lacpwlle ne fit 4* cimsiafter sa faiblesse an décfin de ses îonrs, et IV dresse du parti <^pres8eiir.

Une singularitîé bien remarcpsablc , c^cst qa^fl m &kj presqfM totite sa yie^ «le f;nerre esseï au oerdieolisme obrad de Marie Almcoqoe pieuse Tisitandine , diri^ dam ses vîsiou xndeuses par Le faoïeux jëtnite La GolomJbièie ; si que, d'autre part, ce prélat ait dépensé hsen de Targent pour aouilaair le culte IxnaÀ et noBTeas de êsèisèlt Marie de Ricci, rdigieuse douamicaîne, sa paMBle, qui vivait daas le seîaîèiDe siècle, qm fts caBoawsée au dix-buitièsie, et semUe «voir éséii pbiMncieiiae dé ioulies les cordicoles. Ainsi qmt Mi^ rie Alacoqpe, béatifiée depuis le rëftabiissemcotdv féssîtes^ eUe avait «épousé Jésus en personne , fm isontrat-en bonne forme, et ratifié aussi très-mines^

loosemeoi par répoux. U est vrai que sainte Riod. nnains favorisée, ne changea de coeur «rfaamel quV vec la sainte Vierge, au lieu^uc Marie Afaooqoe. pli;^ iieureuse , eut divinemeat sa poitrine ouverte, comme on le vmi aàainter>ant dans Iss taUeaBidr nos égUses, et qu*a la place de son propre cœsr. elle reçut en substance le coeur chansel de sos époux. Tout cela est ulflc a recueillir, quand ss veut bien .fixer les dates dans Thistoire du eerdieslisme , devenu de nos jours , poor plusieurs pv* sonnes , comme uu second Kvan^le.

DE J.-P. LANJVINAIS. $^9

NOTICE

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