ANALYSÉ DE L'OUPNEK'H AT
FUBLli PAA M. AHQUIT1L DO MfcfcOH H l8o) , 9 TOI.. ÎH-^**
Par M. le Comte LANJUINAIS ,
Pair de Fraace, Membre de l'Institut et de la Légion-d'Honneur.
WamiveruiU mihi fabula tiomms,sed mon ut /ex iuîa , domine*
Ps. cxvui , ▼. 85.
AVERTISSEMENT
Cette analyse de Y Oupnek'hat , estimée de tous ceux qui se sont occupés des dogmes de l'Orient, a déjà été, publiée deux fois. En 1823 , elle venait d'être insérée dans le Journal Asiatique ' , quand l'auteur jugea à propos d'en donner
'L'ourrage publia en 1801 et 1802 parle célèbre Anquetil Daperron» •ont le titre d* Oupnek'hat , oa Thcologia et Philosophât Indica , cal encore le travail le pins important et le plus considérable que noua possédions en Europe sur les opinions et les doctrines , soit thcologiques , soit philosophiques , professées chez les Indiens , et <jui lenr sont , pour
une édition séparée. Son intention était de la revoir, de l'améliorer, de l'enrichir de nouvelles notes; et un exemplaire, trouvé parmi ses papiers , indique différens changemens qu'il se proposait de faire , et plusieurs observations qu'il voulait ajouter. Nous avons profité de ces indications , autant qu'il a été possible , en regrettant que trop souvent elles fussent trop concises , et par conséquent presque énigmatiques. De pareilles idées ne pouvaient être développées que par celui qui les avait conçues. Nous n'avons point voulu interpréter ses abréviations.
la plupart, communes avec plusieurs autres peuples ancien Tous les ren-* seignemens qu'il contient sont puises aux sources les plus respectables. C'est par eux seuls que nous pouvons avoir une idée des choses qui sont contenues dans les J^edas, ces précieux monumens de la Htte'ratuie indienne Il est seulement fâcheux que le système de traduction strictement littérale, adopté par Auquel! 1 Duperron, ait (ait de ce bej ouvrage un livre presque inintelligible. Pour comprendre des matières déjà très-difficiles par elles-mêmes, il faudrait l'attention la plus soutenue et une •contention d'esprit dont peu de lecteurs font capables. M. le comte Lanjuinais est peut-être le seul qui ait tenté une aussi pénible entreprise. Il en a consigné le* résultats dans une suite d'articles qu'il a insères dans le Magasin Encyclopédique (ix9 année, T. III, V et VI). Us contiennent une analyse fort bien faite de VOupnek'hat. KUe est claire, méthodique , savante; en un mot, elle est telle qu'elle ne peut que faire infiniment d'honneur a son auteur. Gomme cette analyse n'a jamais eu d'autre publication , et qu'elle mérite d'être plus connue , nous pensons faire un» chose agréable à nos lecteurs en la reproduisant dans le Journal A&ia* tique. J. 8. -M.
aj8 OEUVRES
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