IV. ao
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» vous-même; secondement, vous ne comprenez » pas : comprenez bien ces deux choses , et , ce » que vous comprenez, c'est le Créateur.
» Vous comprenez le Créateur, quand vous dites » que vous ne le comprenez pas
» Et celui qui dit : Je l'ai compris ; -ne l'a pas » compris ; qui ne le comprend pas , le comprend, » et qui le comprend , ne le comprend pas. ; ... »
Suivant les Oupnek'hats, Dieu est tout ce qui est esprit, et tout ce qui parait matière; lai seul existe ; il est tout , et l'univers , au sens le plus vaste , est Dieu ; les âmes des De vas, des hommes, des animaux , sont parties émanées de sa substance, qui n'en reste pas moins une et entière ; et tous les corps ne sont que des fantômes , des illusions qu'il produit. Ces idées reviennent sans cesse quand il s'agit de la nature et des attributs de Dieu : voici des morceaux où on les trouve plus développées.
« (Dieu) est tous les pénitens , tous les saints ; il » est le tems, il est surface, il est espace, il est en- » haut , il est en-bas , il est à droite et & gauche, il » est devant et dehors. Tout ce qui est , fut et sera, » c'est lui.
» Il est indivisible, ineffable, inaltérable, im- » muablc , indépendant ; il est pur, il est lumière ; il » n'y a point d'autre être que lui. Oupn.'j9Brah.8'j.
» Le connaître , c'est savoir que tout ce qu'on » voit c'est lui : la lumière du soleil , celle de la » lune, des astres, du tonnerre, n'approche pas
» delà sienne.... C'est de sa lumière antérieure à » eux que brillent tous ces êtres. Oupn. 37 , » Brahm. i53.
» Il n'a point de dessus , ni de milieu , ni de » dessous, ni de gauche, ni de droite.
» On ne le connaît ni par la volonté, ni par le » raisonnement ; on ne le connaît que par la science » des Oupnek'hats
» Il était ayant le Haranguerbehah , l'œuf pri- » mitif , par cela même qu'il était; il, fut le maître » du monde, conservant le ciel et la terre, étant » au milieu d'eux
» Il se donne lui-même ; il a donné à celui qui le » connaît la force de le connaître ; le connaître , » c'est la vie ; ne pas le connaître , c'est la mort. » Tout lui est soumis , et les bons génies s'offrent k » lui en sacrifice
» Le feu , la lune , le soleil brillent de sa lumière ; » C'est lui qui leur donne la vie
» Il n'a point eu de commencement ; il a paru » sous la figure du monde , et toutes les figures sont » îa sienne ; il a paru squs la forme de trois lu- » mières , comme Créateur , conservateur et des- » tracteur. Oupn. 7, n° 88.
» Les bons génies firent, dans le paradis, hum- » ble hommage à Roudra (au destructeur) , et lui » dirent : Qu'êtes-vous?
» — Si j'avais un pareil, je pourrais dire ce que » je suis... Tout ce qui est {autrement tout ce qui » est esprit) , je le suis ; tout ce qui n'est pas (au-
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» t rement les corps , tout ce qu'où croit matière) , » je le suis; je suis le Oeateur,-jesuisla cause pre- » m une... je suis l'être... je suis le tout et l'indivi- » duel... je suis unique... qui méconnaît, connaît » tous les bons génies, tous les livres et tout ce » qu'ils ordonnent; il connaît la science et les œu- » vres, la vérité du sacrifice, et de ce qui est dans » le sacrifice.
» Qui sait cela, connaît la vraie vie, la vraie jus- » tice , et comment je donne k tout l'aliment et k » paix.
» Roudra dît , et se cacba dams sa propre lu- » mière. Les bons génies ayant, par la pensée, * cette lumière dans leur cœur, élevèrent leurs » mains en haut , récitèrent les louanges de cette » lumière qu'ils avaient dans leur cœur, et dirent: » Saint , saint est le maître des anges et des âmes. » Oupn. 9, n° 90.
» Les bons 'génies dirent : O Roudra ! la terre »> est vos pieds; l'atmosphère est votre ceinture; » le paradis est votre tête ; toute la figure du monde n est votre figure, vous êtes le Créateur, vous êtes » un. Si vous paraissez deux , c'est à cause de IV » mour éternel {Mâyd> illusion, ce qui fait pet- » raitre /ou/), et à eause de L'ignorance (qui -croie » que ce qui paraît existe réellement).* .
» Vous êtes celui qui réprouve les œuvres mau*» » vaises.
» Vous êtes le secours efficace pour accomplir » les bonnes œuvres.
» Vous êtes la consolation et le repos.
» Vous êtes les divers actes du sacrifice...
» Vous êtes l'eau qui fait vivre éternellement » ceux qui la boivent...
» Vous êtes ce qu'il y a dé plus subtil. x.
» Prosternes devant vous, nous vous faisons * humble soumission. Ces* ainsi que la vache qui » n'a point de lait, caresse et lèche son veau. Nom » n'avons rien qui soit digne de voua; nous sommes » stériles , et vous , par votre bonté et pure miséri- » corde, vous nous donnez votre aliment. Qupruq, » n° 9 1 .
» L'éther contient tout; et Dieu qui est la plus » grande mesure, contient l'éther ; et l'éther existe » par la force de Dieu. Oupn. 1 1 , n° 99.
)> Il a produit l'cther, et l'air, et le feu , et Peau » et la terre. Oupn. 18, n° 121.
» Il est l'ame de tous les êtres , le lien de tous » les mondes , plus subtil que chose quelconque , et » toujours subsistant par lui-même. Ibidem*
» Dans les trois états de veille , de sommeil sim- » pie et de sommeil profond et paisible , il n'existe » vraiment que lui seul, le reste n'est qu'illusion. •» Ibidem.
» Tout monde est émané de lui, existe en lui, » sera absorbé dans lui. Ibidem.
» Je suis l'ancien (dit-il) y je remplis tout; je suis * la science même; je n'ai ni mains, ni pieds , et » ma puissance est incompréhensible à l'homme. » Je vois sans œil , j'entends sans oreilles ; je suis
3io OEUVRES
» lumineux et je vois tout sans qu'on poisse me » voir, et je fus tou jours la science et le bonheur... » (Ouvre méritoire et péché , ces ' expressions ne » me sont pas applicables. Je ne peux périr... Je » n'ai point dé corps, je n'ai point de sens , je n'ai * point d'intellect , je ne suis point air, je ne suis » point eau , je ne suis point feu , je ne sois point » air, ni éther.
» Notre pensée ne peut pas atteindre . jusqu'à » Dieu ; il est au-dessus de notre pensée; notre » pensée nous le fait connaître , car il est la forme » de toutes nos pensées.
» Nous ne pouvons pas en parler ; il est au-des- » sus de nos expressions ; nous pouvons en parler, » puisqu'il est la forme de toutes nos paroles.
» Il est le même en toutes choses , dans le mon- » cheron comme dans l'éléphant...; aucune déno- » mination , aucune qualification ne peut lui con- » venir. Tout est négatif en lui; mais ce qu'on peut » affirmer, c'est qu'on devient lui-même en^médi- )> tant son grand nom (Awri)*.. Il est indivisible, » immuable , il n'a ni qualité , ni figure à part de » lui-même ; il subsiste toujours par lui-même; il n'a » point eu de commencement, il n'aura point de fin; » il ne produit pas (il ne fait que se manifester) , » il n'a point de pareil. Oupn. 26, n° i33.
» Il est grand, il n'est pas grand ; il environne, » il n'environne pas ; il est lumière , il n'est pas » lumière; il a et il n'a pas le visage de tous côtés; » il est , et il n'est pas le lion qui dévore tout ; il
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9 II est deux, il est trois, il est cinq. — demi , » i° esprit; 2° ce qui parait corp6; trois, c'est- » à-dire, conservateur, Créateur et destructeur; » cinq, c'est-à-dire, les cinq élémens* Tout, jus- » qu'à un brin de paille , émane de lui. Les sa Vans, » avec l'œil de la science , voient tout dam l'être » pur, qui est le contenant et Tunique. Tout ce qui » est en action ou en repos est forme dans lai et * détruit dans lai. Gomme une bulle d'eau sort de » la mer et s'y perd, tout sort de lui et s'y ab- » sorbe. Oupn. 4i> n* i6ï.
» Moi qui suis moi , vous qui êtes vous , je suis » vous et vous êtes moi : comprenez que je suis » toutes choses, n'en doutez pas. Je suis le conser* « vateur et le juge de tout; je conserve tout le » monde et tout le monde est ma figure ; je suis le » destructeur universel ; je donne le mouvementé » tout ; je suis la mort qui atteint tout ; je suis le » maître du monde...; vraiment, je suis tout, je » suis toutes choses. Oupn. 44/n° *5.
» Pour comprendre Dieu, il faut être Dieu » même. Oupn. 3o, n°79, p. 444-
» Dans moi, c'est Dieu qui se comprend lui- » même. Oupn. 37, n# 3i3;