‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 4)Chapitre 57 sur 101 · LA CRÉATION · texte numérisé non relu

LA CRÉATION

» Tout le monde fut d'abord cache sous les eaux $ » et l'eau dans YAtmâ, l'eau qui par la volonté » éternelle enfanta le monde. Le monde fut d'a- » bord reçu par le feu ; c'est-à-dire , HarangUi

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» behah exista , ainsi que les corps subtils des De- » vatds. Oupn. 8, Brahm* 88 , p.' 8.

» L'ange Mokèla (le préposé y Fagerit),'de la » parole, lequel est le feu , est la parole de Dieu... » La parole de Dieu a produit la terre et les vé* » gé taux qui en sortent, et le feu qui les mûrit. » Oupn. il , Brahm. 99. *

)> La parole du Créateur est elle-même le Crëa- » teur et le grand fils du Créateur. Oupn. 48, » Brahm. 168, p. 386, et Brahm. 169; p. 391. )> Voy. aussi p. 118.

» Le Pran > (Pourâna ou Prana, V ancien ou » la respiration), qui était seul, devint Coûtes » choses. Ibid.y in fine. .

» Ayant toute production , Yâtmd existait seul. » Il voulut produire les mondes , et tous les mondes » furent produits ; d'abord /il fit l'eau sans rivage, » qui est au-dessus du paradis ; puis ce qui est en* » tre le paradis et lfe terre; puis la terre , où nais- » sent les choses mortelles ; • puis les eaux qui sont a sous tous les étages dé la terre. . " •

» Le Créateur voulut qur le monde qu'il avait )) fait, eût des gardiens sans lesquels il eut pu tom- » ber en corruption , et il produisit lès gardiens » (mokelas) du monde. Oupn. m , Brahm. 100, » p. 17.

» Dans une assemblée de ceux qui cherchaient » la vérité on disait : Est-ce le Créateur ou un: au* » tre être qui a produit le monde? et noué qui » sommes animés , qui nous a faits ? qui ' nous

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» fait agir? qui nous fait éprouver. la joie ou la » tristesse ? quel est enfin le principe de tout ?

» Plusieurs disent que c'est le tems qui a fait le » monde ; que le monde existe dans le tems , et va » s'y absorber.

» D'autres , que le monde existe et va par lni- » même.

» D'autres , qu'il est l'effet d'une cause.

» D'autres , qu'il est l'effet nécessaire de la lune.

» D'autres , qu'il provient du mélange des éle- » mens.

» D'autres, que ce qui a produit tont , c'est le » juste tempérament des trois qualités prodoc- » trice , conservatrice et destructice.

» D'autres , que c'est le Haranguerbehah ( les » élément purs, la matière première).

d D'autres , que tout cela est la cause du monde. » Ceux qui cherchent la vérité , méditant en eux- » mêmes , ont vu que cet ètte , qui est lumière » pure , a produit le monde par sa puissance voilée » sous les trois qualités.. .C'est Maya (F apparence y> illusoire ) qui , mêléç avec le Créateur , a produit » le monde. Oupn. *3, Brahm. no.

» C'est Dieu qui a fait paraître le monde, ce » fantôme sans réalité. Oupn. a3, Brahm. ni,

» Il est une personne ( universelle ) qui a des » têtes a l'infini , des sens extérieurs et intérieurs » h l'infini.

» Elle est tout ce qui a été, fut et sera; elle est

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» le Seigneur qui sauve: Tout ce qu'il y a de grand » dans le passe , le présent et le futur, c'est sa gran- » deur.

» ToutPunivers est portion d'elle-m^me...

» Elle a trois pieds , et dans ces trois pieds sont » la production, la conservation et la destruction. » Pour elle, respirer, c'est produire; retenir son » haleine, c'est conserver; la retirer, c'est opérer » la grande résurrection {V absorption en Dieu).

» Quand elle veut créer de nouveau , sa première » production est le Haranguerbehah {Dieu sous » F apparence de matière première).

» Du Haranguerbeh ah sortit la figure de tout » le monde ^Prajâpati) ou Vrath ' . (Ce dernier m mot veut dire personne universelle.)

» Vrath produisit un homme qui fut appelée » Man (Manou)y qui est composé de cinq élémens » {F eau y le feu , Voir, la terre et Véiher).

» Et cet homme unique se multiplia dans ses enr- » fans... Oupn. 46, Brafim. ,160.

» Au teins que le Créateur, l'être unique voulut » paraître multiple , en se méditant lui - même , » lorsqu'il eut rendu le monde apparent, entré » dans l'intérieur de tout , il fut lui * même avec » figure et sans figure, universel et particularisé, » et tout ce qui lui est attribué, fut et ne fut pas; » il fut deux (en apparence).

1 Mais fnoih n'<e»t pas sanscrit. Si ce mot est de lu famille êa mot suoserit PrathoHg^z 9 \\ signifie le premier, ce qui feutrerait ateex dana h sens da texte «?r«an.

» 11 fut dans le lieu et hors le lieu , subtil él grôs- » sier, vérité et mensonge ; car il fut tout , et ren- » ferma en soi les caractères, parce qu'il est tout » ce qui existe véritablement. Oupn. 38 , Brahm. » i58. »

C'est le Maya qui nous trompe, nous faisant paraître le monde comme une figure saus ame , et qui nous fait croire à la pluralité. Comme il fait paraître le néant , ce qui est absurde, ce qni n'existe pas ; il est aussi lui-même le néant , l'absurde ; il a toujours été le néant absolu '. Oupn. 5o, Brahnu 180, p. 444 et 446-

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