‹ Œuvres de J. D. Lanjuinais (volume 4)Chapitre 78 sur 101 · IV. 3o · texte numérisé non relu

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mots 9 le geste , les périphrases expliquent bieri

des choses, mais en laissent encore beaucoup k deviner.

C'est surtout dans la poésie que cette obscurité est sensible. Ce qui suit est le sens littéral d'une ode du Chi-King, insérée dans le J^oyuge en Chine par Barrow : pécher beau* agréable, son feuillage fleuri 9 charmant ; ainsi , épouse qui entre, soin de sa famille* Cette dernière phrase veut dire, qu'ainsi brille l'épouse, quand elle entre dans la maison de son époux , quand elle s'occupe des soins domestiques. Une telle pauvreté rendrait cette langue extrêmement difficile h apprendre , si la variété minutieuse des sons et des accens n'en faisait la plus difficile de toutes pour un étranger.

Dans les Mémoires concernant les Chinois, par les missionnaires de Pékin , Paris , 1 776 et années suivantes, t. 8, p. i339 on trouve un Essai sur la langue des Chinois. C'est un éloge si exagéré, qu'on pourrait le prendre pour une ironie. Il faut bien de la bonhomie dans un lecteur instruit, pour ne pas rire quand on veut lui persuader que, de toutes les langues du monde , les Chinois ont k plus riche , la plus harmonieuse , la plus parfaite. Quant k sa richesse , il est vrai que cette langue est verbeuse ; elle exprime péniblement en trois , quatre mots et davantage , ce que d'autres énoncent par un seul . Au lieu de portaham illum, je le portais , un Chinois doit dire : ngo na chi kien taoie. Cette fausse abondance prouve la disette ; cepen»

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tlant la langue chinoise a Je plus Souvent du laconisme , mais qui dégénère en obscurité profonde. Les Chinois étudient beaucoup leurs kings , autrement leurs anciens livres classiques , mais ils ne les comprennent guère ; chacun les explique à sa guise. L'auteur de V Essai déjà cité convient que le chinois n'est pas propre à rendre les notions abstraites ; qu'il est de nul usage en métaphysique ; mais ce défaut , l'auteur ne manque pas de le présenter comme une perfection. Cette langue, dit-il légèrement, ne fut faite que pour les connaissances utiles.

§ IV. De V écriture chinoise.

L'écriture des Chinois , encore plus singulière que leur langue, est unique dans son espèce. Elle n'est ni littérale, ni syllabique, et ne consiste pas (maintenant} en hiéroglyphes, soit naturels, soit symboliques. Elle exprime chaque idée par un caractère spécial , et les caractères qu'elle emploie ne sont pas liés à la langue vocale. Elle parle aux yeux, et ses caractères sont comme nos chiffres numériques , que tous les peuples connaissent, et que chacun exprime dans son idiome. On peut donc lire l'écriture chinoise, autrement, la traduire, sans savoir un mot de la langue chinoise. C'est pourtant cette langue qui a servi, en un certain sens, de modèle à l'écriture, comme on va le prouver.

Cinq ou six voyelles jouent les principaux rôles dans la langue pariée. De ces voyelles articulées

diversement, selon la consonne qui les précède, on a i'qil les trois cent viugt-huit ou trois cent cinquante mots radicaux ; de même, avec six lignes , ou droites ou diversement courbées, on a fait deux cent quatorze caractères élémentaires appelés clefs, et les clefs servent à former tous les autres caractères qui ne vont pas à plus de quatre- vingt mille ' .

On a ces clefs gravées dans le Musœum Sinicum de Bayer , et mieux encore dans la Grammatica Sinica de Fourmont , et dans Y Encyclopédie Élémentaire, ou la Bibliothèque des Amateurs. Paris, 1767 , tome II, page 625, 660. L'abbé Petiti, exjésuite , auteur de ce dernier ouvrage , y expose Thistoire de l'écriture chinoise.

Si cette écriture était l'ouvrage systématique d'une ou de plusieurs personnes d'un bon esprit, les deux cent quatorze clefs seraient les signes des deux cent quatorze idées les plus essentielles ; tous les autres caractères ne seraient que des combinaisons distinctes et bien classées des signes élémentaires. Point du tout; les caractères chinois for* ment un amas confus , où les signes des objets les plus hétérogènes se trouvent mêlés , comme si les

1 11 est pourtant vrai que M. Fourmont en fit graver autrefois dix-sept mille en bois. Ils forent conservés long-tems an cabinet As manuscrits de la Bibliothèque , aujourd'hui impériale , à Paris 9 et soat maintenant déposés a l'Imprimerie impériale de la même ville , oa jelsj ai ras ; mais cette collection contient un grand nombre de «miatJln* hors d'usage , on non nécessaires , et qui n'appartiennent qu'à la paléographie , ou ne sont que de curiosité, ( Note du Trad. Y

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premiers inventeurs s'étaient dirigés dans leur travail parle pur caprice.

Ces caractères eurent d'abord quelque ressemblance avec les choses représentées ; il subsiste encore des traces de cette ressemblance primitive ; ils semblent donc avoir été le premier essai d'écriture , grossièrement exécuté , dans un tems où la civilisation était peu avancée , où Ton avait peu , fort peu de besoins, conséquemment peu d'idées k peindre. •

Rien ne prouve mieux la courte vue , la petitesse d'esprit , que de n'avoir jamais su , dans les tems postérieurs , abandonner tout-à-fait ces caractères dus à l'enfance nationale , tle s'être astreint à marcher toujours dans cette route incommode, la première ouverte ; d'avoir, en un mot , péniblement et par des additions réitérées , par des combinaisons successives des clés et de leurs parties , formé une si effrayante quantité de caractères, que pour les bien savoir, il faudrait plus que la vie entière , non-seulement d'un Chinois , mais d'un Leibnitz ou d'un Newton; et avec toute cette malheureuse richesse de signes , il est encore impossible aux Chinois d'exprimer, même imparfaitement, tout ce que les Européens, par environ vingt lettres, saveut rendre avec tant d'exactitude et de rapidité.

Il faut au Chinois un caractère pour chaque idée; souvent un mot, à raison des différentes idées qu'il exprime, correspond h plus de deux cent quarante caractères. 11 est assez singulier qu'a-

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vec cela, un grand nombre d'idées simples soient rendues par des signes très-composés.

Le nom qui signifie nuit est jre, mais le caractère qui exprime cette idée est composé des trois dés qui expriment les idées , ténèbres, couvrir et homme, pour marquer les ténèbres qui couvrent l'homme , ou dans lesquelles l'homme se couvre : car on trouve dans récriture le même vice d'indétermination que dans la langue. Pour écrire le mol qui veut dire se plaindre , il faut la fflé chien et la clé voix s pour le mot qui signifie roi, il faut la clé sceptre , la clé œil et la clé hauteur. On conçoit assez combien tout cela décèle d'enfance et de pauvreté dans l'esprit. Eh bien! cette misérable écriture a trouve en Europe, ainsi que la langue chinoise, des panégyristes. On vous dit que ce sont la langue et l'écriture universelles. Peut-on ima-» giner rien qui soit plus déraisonnable ? Si la pasilalie, si la pasigraphie étaient possibles et utiles, on pourrait en inventer de moins vicieuses que ces pitoyables essais de l'enfance du genre humain '. Chercher maintenant dans la Chine des modèles de langage et d'écriture, c'est, dans l'âge de la virilité, retourner en nourrice.

1 L i pasigraphie de M. Mayinicu est sans doute beaucoup plus ingéniniftc el plus satisfaisante. (JYote du Trad. )

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# § Y. Du défaut de culture de l'esprit qui caractérise les

Chinois,

Si jusqu'à présent les Chinois ont fait si peu de progrès dans les sciences, si par rapport à la culture de l'esprit, ils semblent condamnés pour toujours a la nullité, ou du qfioins h une grande médiocrité, la cause en est surtout dans l'imperfection de leur langue , et dans l'excessive incommodité de leur écriture. Qui, pour apprendre un peu a lire et à écrire, consomme la moitié la plus active de sa vie, ne sera jamais qu'un grand enfant. Le nombre énorme des signes épuise les forcés intellectuelles. Lorsqu'à trente ou quarante ans , par de longs et pénihlçs efforts , un Chinois parvient à savoir dix mille caractères, il est pour son pays un savant dis^ tingué. Veut-il , dans l'âge mûr, appliquer son esprit h une science réelle? il le peut très -difficilement. Son jugement est devenu trop faible, parce qu'il n'a pas été exercé. Rien n'est plus ordinaire que de voir de ces hommes-la demander aux Européens des moyens pour fortifier leur mémoire * Ces examens dont on parle, et qu'il faut subir pour parvenir au mandarinat, c'est-k-dire pour être, comme savant, admissible aux emplois publics, consistent a vérifier longuement et ennuyeusement si le candidat est assez habile pour lire et écrire deux mille caractères; c'est tout ce qu'on exige. Ainsi les Chinois qu'on appelle savans, peuvent lire et écrire autant qu'il le faut pour la grande

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nécessité, mais ne savent, fa proprement parier, ni art ni science. Ajoutez fa cela les obstacles qu'oppose h la culture de l'esprit leur langue informe en se refusant fa exprimer les idées abstraites ( qui sont le commencement de toute science ). (Test une chose divertissante , a dit un de nos doctes écrivains de l'Europe , que d'assister h une conversation scientifique entre deux Chinois. Ils disputent sans se comprendre; ils accumulent des synonymes qui les embrouillent de plus en plus ; quand ils ont épuisé les termes de leur langue , ilà appellent au secours leurs éventails , avec lesquels ils figurent des caractères en l'air, et dessinent l'image de ce qu'ils veulent exprimer ; ils se séparent enfin tout aussi avancés qu'Os l'étaient en commençant la discussion. '

§ VI. Du houan-hoa f ou delà langue des mandarins*

Ces observations Rappliquent, fa très-peu de chose près , fa l'écriture de cour, et fa la langue des personnes distinguées, qui s'appelle en Chine kouan-hoa, et en Europe, la langue des mandarins , parce que c'est la langue usuelle des savans et des employés d'un ordre supérieur. C'est le dialecte de la province de Kiang-nan , où les anciens empereurs, originaires de la Chiye avaient leur résidence. On le parle encore aujourd'hui dans. cette province et dans les environs.

Lorsque les Mantchous , après avoir envahi la Chine , en établirent la capitale plus près des fron-

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tières, ils conservèrent entre eux la langue de leur pays ; mais ils retinrent pour top tes les affaires publiques la langue de Kiang-nan, qui était celle de la cour, et qui Test encore. De la vient que , dans la moderne capitale , & Pékin , cette langue est parlée avec plus de correction et d'élégance , parmi les personnes des classes supérieures.

Le kouan-hoa > et la langue des anciens livres de religion , ou des cinq kings , appelée spécialement kou-ouan > et même la langue commune des livres chinois , appelée ouan-tschang , sont réelle; ment une seule et même langue. La différence entre elles n'est que dans le style plus élevé , plus solennel dans les kings , plus pur et plus élégant dans les livres, moins soignée, plus simple dans la conversation ordinaire.

§ VII. Littérature de ta langue chinoise.

Bayer et Fourmont, dans leurs préfaces, l'un de son MiLsœum S inicwn,\ 'autre de ses Meditationes Sinicœ , ont esquissé le tableau historique de la littérature chinoise. M. de Murr, dans son histoire de Hao-Kjoh, publiée a Nuremberg, 1802, iu-4° (préface, p. i3 et suivantes, et p. 622), a donné un catalogue des écrits qui appartiennent à cette littérature. On a dans VAsiat. Magaz., de Klaproth, tome I, page 455, et tome II, page 193, un jugement sur la littérature chinoise ancienne , que cet auteur fait commencer bien légèrement à Tan 1200 avant J.-C.

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/. Webs , historical Essay endeavouring aprobabilily that the language of China is ihe primitive language. London, 1669, in-8D. Le chinois , suivant cet écrivain, n'est pas la langue primitive, mais c'est la langue qui en est la plus voisine. L'auteur fait valoir avec beaucoup de justesse, au soutien de son opinion, la nature et la simplicité de l'idiome chinois , la haute antiquité et l'isolement du peuple qui le parle ; je trouve que personne jusqu'ici n'avait profité des observations développées dans cet ouvrage.

Lettre de Pékin (par le père Amiot) sur le génie de la langue des Chinois, et sur la nature de leur écriture symbolique (symbolique, cela n'est pas certain), comparée avec celle des anciens Égyptiens. Bruxelles, 1773, in-4°; ibidem, 1782, in-8°. Cette lettre est traduite en anglais , dans les Transactions philosophiques. Grâces à tant de jésuites qui ont résidé en Chine, depuis un siècle et demi, nous ne manquons pas d'éloges de la langue chinoise; mais des instructions solides sur cette langue , il est singulier que nous ne leur en devions presque aucune. Craignaient-ils qu'un exposé fidèle ne devint la censure de leurs louanges exagérées? Dans la vérité, l'Anglais Barrow, qui accompagna lord Macartney, dans son voyage en Chine ( et qui nous a aussi donné la relation de ce voyage), est l'Européen qui paraît avoir pénétré le plus avant dans cette langue difficile.

Fr. VarOy Arte de la Lingua Mandarina; Kan-

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ton, 1703. Voyez Gescliickte des Hao Kjoli, par iYI. de Murr, préface, pag. i3.

Théoph. Siegfr. Bayeri Musœum Sinicum.

Pétcrsbourg, 1730, in-8° , deux volumes. C'est une grammaire chinoise, avec un dictionnaire de deux mille deux cents mots seulement. L'auteur a lui-même déclaré que cet ouvrage, qui ne concerne que récriture chinoise, était imparfait.

Stephani Fourmont Meditationes Sinicœ. Paris, 1737, iu-folio. Du même; Linguœ Sinarum Mandaricinœ G rammatica Duplex. Paris , 1742 > in-folio. L'auteur y a inséré, page 346 U 5i6, le catalogue des manuscrits chinois de la Bibliothèque, aujourd'hui impériale, de Paris. Fourmont pensait comme les jésuites et leurs amis. Jl se répand en éloges de la langue et de l'écriture chinoise, l'une et l'autre si défectueuses. Sur le dictionnaire qu'il avait projeté, voyez de Murr, loco cit. y pag. 638.

Christ. Mentzellii Sylloge minutiarum fjexici Latino-Sinici caracteristici. Nuremberg , 1 685 , in~4°« Le Lexicon Caracteristicum de Mentzel, tiré du Vocabulario de las Letras Chinas , par l'Espagnol Diaz, explique huit mille caractères, et se trouve manuscrit dans la bibliothèque royale de Berlin.

Dans ces derniers teins, deux savans Européens, le docteur Hager, et Antoine Montucci, Italien, maintenant h Londres, se sont occupés du chinois, et ont annoncé chacun l'entreprise d'un diction-

naire de cette langue. (Le premier a publie & Londres, en deux vol. iu-fol. Eléments ofthe Chinese Language.)

§ VII. Dialectes de la langue danoise* »

Un pays aussi étendu que la Chine, devait avoir de nombreux dialectes; peut-être s'y trouve-t-il quelque langue particulière. Il est k regretter que nous soyons si peu instruits là-dessus.

Les missionnaires sont les seuls dont nous puissions attendre des éclaircissemens , mais ils tendent toujours à se tenir près du centre de la puissance. Là ils apprennent la langue de la cour, et s'inquiètent peu des langages populaires appelés hiang-tan dans le pays.

Il semble que ces langages sont tous monosyllabiques ; ce qui annonce une origine commune.

La Chine consiste en quinze ou dix-huit grandes provinces, qui se subdivisent en diflferens districts. Chaque province , et presque chaque ville principale ■ a son propre dialecte. Kœmpfer, dans son voyage du Japon, parlant des trois provinces orientales , de Kiang-nan , de Tse-kiang et de Fo-kien > leur attribue a chacune sa langue différente. Duhalde reconnaît aussi le dialecte de Fokien, dont il y a dans la bibliothèque de Berlin, une grammaire et un dictionnaire* Bayer a inséré

1 Le savant père Amiot, dans sa Lettre de Pékin, édition de 1773 , p. 8 j ^exprime ai n»i : Cluu/ue province, chtujuc ville, cl presque chaque village a son patois. ( Note du Trad. )

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cette grammaire dans son Musœum Sinieum, 1. 1 j il dit que c'est le dialecte de la province de Chincheu ; mais ce qu'il appelle Chin-cheu , est le Fokien , dont la capitale Tstchang-tscheu fait un grand commerce avec le Japon , les lies Philippines, et les îles orientales de l'Asie. Par corruption, les Espagnols nomment chin-cheos les habitans de cette ville. De la est venu le nom du prétendu dialecte de Chin-cheu, qui est monosyllabique , et très-analogue à la langue mandarine. Cependant les mots s'y prononcent différemment, et y reçoivent des significations différentes ; ainsi l'on y admet les articulations r, d> b, inconnues dans le kouan-hoa ou la langue mandarine. On y dit guex au lieu de ti, pour indiquer le génitif; goua et non pas ngOj pour le pronom moi ; et gouan pour le pronom nous; ce dialecte du Fo-kien se subdivise en cinq autres.

Dans les montagnes de la Chine, comme en d'autres lieux de l'Asie, il est encore beaucoup de sauvages ou de demi-sauvages peu connus ; mais on sait au moins qu'ils ont, soit une langue, soit un dialecte propre. Nous citerons seulement les Maou-lao, qui s'étendent dans six provinces, les Miao-tse , qu'on trouve en cinq provinces , au milieu de l'empire , les Lo - los , dans la province d' Youn-man ; il y en a beaucoup d'autres.

Sur les côtes de l'île Hainam, généralement on parle chinois; mais les sauvages habitans du centre ont une autre langue tout-à-fait inconnue.

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§ III. Textes Chinois et leurs rersions.

Sous ce titre, Adelung donne trois versions chinoises dfe YOraison Dominicale ; il indique et discute en Critique éclairé les sources d'où il les a tirées; il ajoute des versiotis littérales en langue allemande.

Vient ensuite un fragment du livre historique Siao-oul- loum > qu'on enseigne à tous les enfans destinés au mandarinat , jusqu'à ce qu'ils (tient atteint l'âge de quinze ans. C'est une introduction h l'ancienne histoire de la Chine. Nous mettt-ons en caractères romains le texte chinois de ce fragment , avec une version latine , littérale , interlinéaire , d'après le Musteum Sinicum de Bayer , part, à, p. 259 Rien ne peut mieux que ce morceau d'un livre élémentaire, démontrer combien la langue chinoise est défectueuse et incommode, combien elle met d'obstacles aux études et aux progrès des sciences. Enfin , l'on y verra que ce qu'on nous présente comme l'ancienne histoire de la Chine, est une pauvre cosmogonie et une chronique bien défigurée , ou mal inventée.

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