IV
vantage deux radicaux identiques dans les deux langues , j une tus character * .
J'ai déjà dit que les groupes furent en usage dans la haute antiquité principalement ; ils le furent dans les écritures de l'Asie et dans celles de l'Europe ' . Les groupes abrégeaient le travail de l'écrivain en diminuant le nombre des traits , ce qui avait son avantage , surtout pour les écritures gravées sur la pierre ou sur ies métaux. C'étaient donc des premiers essais de tachygraphie .
M. de Chézy, dans son intéressante notice de la grammaire sanscrite de Wilkins *, a dit qu'en sanscrit « les groupes servent à faire reconnaître les consonnes quiescentes , » c'est-à-dire celles qui par circonstance , doivent perdre la voyelle qui leur est naturellement propre et inhérente, pour ne composer, avec la consonne ou les consonnes suivantes, qu'une syllabe artificielle 5.
C'est là seulement une des utilités des groupes en écriture devanâgarie ; mais l'auteur ajoute : H a fallu avoir recours à quelque moyen pour indiquer les consonnes qui doivent être quiescentes; et, pour cet effet, les grammairiens ont imaginé de les placer au-dessus de celle qui les suit, etc. » L'usage des groupes est-il donc en quelque sorte
* Le mot grec xotpdatt^p, rient de xapaaa», imprimer, creuser. Câra Tient du yerbe kri , faire, et signifie forme.
1 Asti. , loco cit.
* Moniteur, an x, n° \tfi.
* V. Grammaire Arabe , par M. de Sacy ; in-8*, t. I, p. 38 et 3g.
obligé dans récriture devanâgarie pour rêtrattcher d'une consonne la voyelle inhérente ?
Sur cette question , j'adopterais difficilement l'affirmative ; j'aimerais mieux, en reconnaissant que, dans les phalas, il y a toujours quelque suppression de voyelle inhérente , soutenir qu'ils sont dans leur but et dans leur effet principal des- abréviations , comme les liaisons le sont en grec.
£n effet , on a dans l'écriture devanâgarie, pour supprimer la voyelle inhérente <i* la consonne , des moyens simples et faciles , et plus clairs que l'usage desphalas.
D'abord , on produit cet effet à la fin des mots ', et même à la fin des premières syllabes des mots % en jetant au dessous de la consoime un petit trait droit , incliné de gauche fa droite . Ce trait est détaché ; il ne fait groupe en aucun sens , puisqu'alors la consonne n'est plus qu'une lettre simple ; et l'unique objet de ce trait est de retrancher la voyelle naturellement inhérente fa la consonne marquée dé ce même trait.
Il y a une seconde méthode encore plus expéditive , çt c'est la plus usuelle * pour obtenir le même effet sans réellement lier les lettçes , et sans placer l'une au-dessous de l'autre ; elle consiste fa ne peindre la consonne à laquelle on veut retrancher sa
1 WUkiiu, Cr. , p. 11.
* Wilkios , p. 61 3, Hg. dernière ; et Carey , p. a6 , 3a3 , lig. 7 , etc.
3 Wilkin» , Gramm. S ans h. , p. î 1 .
loô CfcUVRÊS
voyelle inhérente qu'à moitié , au tiers , ou en sorte qu'il en paraisse seulement une portion reconnaissable., rangée horizontalement et k part dans le corps de récriture.
Ces deux méthodes sont générales. En voici d'autres qui ne sont, à la vérité, que particulières. Si la consonne que Ton veut priver de sa voyelle inhérente est suivie d'une voyelle ou d'iuœ diphthongue, ou de la consonne qui marque une aspiration, il suffit,. pour retrancher à cette consonne sa voyelle inhérente , de peindre k sa suite et horizontalement la voyelle, la diphthongue ou l'aspirée; on peut même n'en peindre qu'un trait reconnaissable an lieu de la dessiner complètement.
J'ai dit que 17 bref, et naturellement médial , se prononce après la consonne qui le précède ; j'ajoute que toute consonne qui est précédée immédiatement de cet i bref, médial de sa nature , perd par cela mêpie sa voyelle inhérente ; i et ba sont l'équivalent dé bi. C'est là une méthode particulière de retrancher de sa consonne la voyelle inhérente.
En voici une troisième. Le ra eu demi-ovale dessiné k part, mais suspendu en dessus du corps d'écriture et traosposé, celui qui se prononcoconséquemment en rétrogradant, et dont j'ai parlé déjk , cette consonne , par cette forme-là seule , perd sa voyelle inhérente et ne vaut que la lettre canine des Européens, tandis qu'au contraire, le ray peint par un seul trait droit, incliné de droite k gauche, peint au-dessous d'uneconsonne ou d'une
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voyelle, et formant avec Tune d'elles un groupe parfait, conserve sa voyelle inhérente, h moins qu'il ne soit suivi de l'aspirée , ou d'une voyelle , ou d'une diphthongue.
Une quatrième et une cinquième méthodes se trouvent dans l'usage des deux marques de la nazale et de l'aspirée finales , qu'on appelle en sanscrit ahousouâra et vi&arga \
Il est vrai que toutes les fois qu'on lie deux consonnes en groupe , soit accotées , soit pladées l'une sur l'autre, la première au mom» perd sa voyelle inhérente; mais comme d'une part on a d'autres moyens commodes et ordinaires pour obtenir ce résultat , comme les groupes ont toujours l'effet d'abréger l'écriture, qu'enfin le groupement seul ne supprime pas la voyelle inhérente de la dernière consonne groupée, je crois pouvoir dire qu'en écriture devanâgarie, qui est la plus ancienne écriture du sanscrit, les groupes parfaits ou imparfaits sont vraiment, dans leur objet et dans leur effet principal, des abréviations et non des moyens en aucune sorte nécessaires de retrancher d'une consonne sa voyelle inhérente.
C'est autre chose dans l'écriture grantha , qui est l'une des altérations ou des variétés de l'autre. Je reconnais qu'en grantha , la manière principale de retrancher d'une consonne sa voyelle inhérente, c'est de la grouper en sorte qu'elle précède dans
1 Wilkins, p. 6.
,o? „ OEUVRES
le groupe une autre consonne. J'ajoute qu'en grcuitha, toute voyelle qui n'est ni groupée de la sorte , ni suivie de consonne ou d'aspirée, conserve sa voyelle inhérente, sauf l'usage du ra suspendu , de Yanousouâra et du visarga.
Revenant h la comparaison commencée entre les écritures indiennes du sanscrit et les autres écritures connues , il suit de ce que je viens de dire sur les phalas , que les écritures indoues du sanscrit se distinguent des autres écritures en ce que , dans les premières , chaque consonne a sa voyelle inhérente, lorsquecertains signes, certains accidens n'indiquent pas la suppression de cette voyelle. Ainsi les caractères des consonnes en écriture indoue du sanscrit sont naturellement syllabiques.
D'ailleurs , presque chaque caractère dé voyelle ou de diphthongue y a ses formes particulières , initiale, médiate, finale. Les consonnes y varipnt par leurs figures diverses; elles sont peintes tantôt intégrales et tantôt, partielles ; elles sont quelquefois désignées ou suppléées par un signe étranger à leur conformation intégrale. On conçoit aussi que toutes ces formes varient encore a un certain point dans les groupes , et qu'elles deviennent souvent assez méconnaissables.
On a cru apercevoir dans les écritures du sanscrit des ressemblances avec certaine écriture cunéiforme dePersépolis, que l'on présume appartenir h l'écriture, ainsi qu'a la langue zende ou mé'dique.
Il est vrai que l'écriture zende, employée pour
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le zendavesta, et dont M. Ânquetil do Perron a publié des modèles, marche de droite k gauche , comme font assez généralement les écritures de l'Asie, hormis .celle de l'Inde, qui va généralement de gauche à droite.
Mais récriture indoue , qui a encore des lettres rétrogrades qui se lisent de droite h gauche , pourrait aussi avoir été, dans son origine, disposée généralement de droite à gauche, comme on sait que le Curent les lettres phéniciennes , même dans la Grèce et dans l'Italie.
L'écriture du sanscrit , malgré la marche générale de gauche à droite, se rapproche notablement de récriture du zendavesta , non-seulement par quelques formes assez ressemblantes , mais encore par un nombre k-peu-près égal de voyelles et de consonnes. La langue sanscrite pyatit, dans ses radicaux, les analogies les plus frappantes avec le peu qui est connu de la langue zende et du pahlavi, et de l'ancien parsi , tous deux analogues au zend, il est naturel que les alphabets du zend, du sanscrit, offrent aussi entre eux des points d'affinité, qui doivent provenir ou d'une même origine des deux nations persane et indienne, ou des communications antiques , fréquentes , ou continuelles entre les deux peuples.
L'alphabet éthiopien , autrement , l'alphabet gheez offre dans ses lettres syllabiques , dans le classement des caractères par chaque touche vocale et dans la marche de gauche à Aroite , des rap-
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pQrls avec les alphabets du sanscrit. Ces rapports ont déjk été remarques plusieurs fois. ,
Maïs l'alphabet gbeez est d'ailleurs très-différent dé ceux du sanscrit; il est relativement très-moderne. Son origine arabique et syriaque est bien connue, grâce aux. profondes recherches de notre confrère , M* de Saçy. Ainsi donc un critique instruit de l'antiquité du devanâgari , n'en cherchera point l'origine dans l'alphabet ghcea , quoiqu'il y ait de forts indices d'anciennes communications entre l'Inde et l'Ethiopie, quoique l'Inde ait donné aux Arabes ses chiffres , et même , dit-on , un alphabet usité en quelques parties de l' Arabie, avant la naissance du mahométisme. .
On découvre au premier coup-d'œil les grandes différences qui séparent l'alphabet du sanscrit de l'ancien alphabet .grec ou phénicien, et même de* l'ancien alphabet syriaque ou chalda'ique dit estran* ghelo, dans lequel on remarque des analogies avec le devanâgari.
Malgré ces différences , il faut avouer qu'on trouve dans tous les alphabets jusqu'ici nommés des lettres de forme et de valeur semblables k celles des autres alphabets connus , et si l'on observe ensuite i° que l'alphabet devanâgari a des voyelles doubles en nombre , mais seulement. pour distinguer les longues d'avec les brèves ; û° qu'il a quatre voyelles tout-k fait impropres; 3° qu'il transforme en voyelles la consonne nasale, et la consonne d'aspiration à la fin du mot; 4° que parmi ses
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consonnes trop nombreuses , il en est onze qui ne sont que des assemblages de plusieurs consonnes *, on reconnaîtra que F alphabet devanâgari bien apprécie * diffère beaucoup moins qu'on ne se l'imaginerait de l'alphabet phénicien ou européen, même par rapport au nombre et & la valeur des caractères. *
Au reste , la plupart des alphabets connus se rapportent k l'alphabet phénicien ou à l'alphabet sanscrit , comme à deux tiges principales et distinctes. Ces deux tiges appartiennent probablement à une souche commune. M. Astle, qui publia, en 1784 9 h Londres, son Histoire de F Écriture, en langue anglaise , regardait Ces deux alphabets comme inventés chacun fa part , et fchez des peu* pies différens. Au contraire, Court de Gèbelin, M. Eichhorn, l'un des correspondans de notre classe , dans son Histoire allemande de la Littérature universelle l , ont cru que ces deux alphabets sont provenus d'un même alphabet primitif , qui serait apparemment un alphabet de la Chaldce, autrement de Babylone ou d'Assyrie.
Nous ne pouvons avoir là-dessus que des probabilités. Ce qu'on ne peut pas nier, c'est que cer-
* C'est peut-être la faute çlc noa alphabets européens , <jni ne représentent ces aoua que par plusieurs consonne*. Car le pins grand nombre de «es caractères expriment une aspiration ajoutée a la consonne simple.
1 Monde Prim. , U ÎU , p. 4<>4 •* 479 » ei Oesckichte der Litleraturvon J. E. EUhhorn, Cottingen, 1817 ,'in-8» , p. 35.
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forme babylonienne. Cet alphabet , perpendiculairement écrit, n'avait que vingt*huit lettres; mais j'ai déjà dit qu'il y a de modernes alphabets indous provenant du devanâgari et servant fa un des idiomes dérivés du sanscrit, et qui ont encore un beaucoup moins grand nombre de caractères.
L'écriture bali ou pâli ou mdgadhi qui fut , au commencement de l'ère chrétienne, portée avec la langue ou le prâcrit de même nom , dans l'île de Ceylan , qui pénétra dans le Pégou , h Siam , A va , Sumatra, etc., était une sorte de devanâgari, puisque l'on reconnaît encore dans l'écriture sacrée de ce pays un devanâgari diversement altéré ' .
C'était une écriture devanâgarie qui fut portée dans le Tibet par les bouddhistes (bauddhas) , puisqu'on l'y reconnaît danis l'écriture des Tibétains de nos jours, malgré les innovations nombreuses k quelques-unes desquelles on assigne leurs époques* . 0 M résulte des inscriptions indoues déjà citées , et des manuscrits indous parvenus en Europe , que les écritures, tant du sanscrit ancien et moderne , que de la plupart des pràcrits les plus célèbres , se composent de caractères devanâgaris, ou qui.se rapportent généralement au devanâgari ; que ces caractères sont simples ou syllabiques , ou groupés et liés , ou agglomérés quoique séparés ; que nombre
1 V. Préface of thé Granùnar SungsàrU by Carèy. Calcutta, in-f»,
toI.
1 V. Alphabetum Tibeianum.
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d'entre eux ont des formes différentes, selon qu'ils sont places au commencement , an miKeti ou h la fin des mots ; que , soit dans les groupes , soit agglomérés séparément, ils perdent plus ou moins de leurs formes intégrales , et sont remplaces quelquefois par de simples traits abrégés , dont on n'aperçoit pas toujours le rapport avec les formes ordinaires; que tous ces caractères considérés isolément chacun et d'après sa valeur spéciale , et non d'après ses formes diverses, varient en nombre dans les écritures du sanscrit de trente -trois h cinquante -sept; quelques groupes réunissent au moins deux ou trois caractères , et souvent quatre et cinq ; que les groupes sont moins nombreux dans le Nord, dans l'Indostan propre, où l'ancien caractère devanftgari, carré ou anguleux, comme suspendu sous une ligne horizontale, s'est le mieux conservé; qu'ailleurs, où l'écriture est généralement arrondie , ou a inventé , on emploie des milliers de groupes ; enfin que tons les alphabets in* dous d'origine et servant au sanscrit , quoique plus ou moins différens les uns des autres , ont dans le classement , dans les valeurs des lettres, et même en grande partie dans leurs formes , des similitudes frappantes et nombreuses, qui manifestent leur commune origine.
Us se divisent commodément en alphabets dtf nord et en alphabets du midi ; les premiers , distingués comme je viens de le dire, par leurs formes rudes, carrées, anguleuses; les seconds, par leurs
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mahdala pays du prince Shora *) où Ton grave, sur des olles , les Indous sont accoutumés à écrire debout et en se promenant , serrant leur olle avec le pouce et l'index de la main gauche; et de la droite, gouvernant le stylet, enfoncé dans une cavité pratiquée dans l'angle du pouce de la main gauche , angle qu'ils laissent croître tout exprès. Dans cet état on les voit écrire ou plutôt graver avec une rapidité qui étonne tous les Européens , et qui est souvent aussi vive que la parole. C'est ainsi que les étudians et les catéchistes des missions écrivent sur leurs olles les sermons des missionnaires , en même tems qu'ils les entendent prononcer.
L'usagé de graver les caractères sur la feuille de palmier a suggéré à notre confrère, M. de Volney, l'idée de calquer, par le moderne procédé lithographique, les écritures gravées, et de multiplier ainsi d'une manière sure et fidèle les exemplaires dp certains manuscrits précieui qui sont uniques en France, et dont plusieurs n'existent, en Europe, qu'à Paris ou à Londres.
La plupart* des écritures indoues , servant au sanscrit , dans le nord de l'Inde , sont comprises sous les noms communs de devanâgari et quelquefois de nâgri. Les noms de celles du* midi varient selon les contrées où elles sont en usage. L'écri-
* Je croirais plntot que c'est Tchola ou Kola, tons les deux descendras (Wayati , prince de la dynastie lunaire , par Tourvasou, son fils.
it* or^vres
tare grantha fit récriture talertga sont les plus généralement usitées dans cette dernière partie de rindostan.
Parmi les écritures du nord, et proprement dites devanâgari ou ndgri, les plus célèbres sont récriture gravée du Bengale; celles d'Agra, du Népal , du Kachemire, du Circar de Tirhout, le Bengali on. l'écriture cursive du Bengale ; récriture du Gouzarate; enfin, celle que les Mahrattes apportèrent avec eux du nord de l'Inde , et qu'ils conservent encore dans leurs grands établissemens actuels aur midi de oe même pays.
Toutes ces écritures ont entre elles un air de &» mille; mais, h quelques égards au moins, elles diffèrent toutes de celles des inscriptions en devànâgari , qu'on a jusqu'à présent reconnues et déchiffrées'. On conçoit qu'elles doivent toutes différer davantage de l'écriture analogue d'antres inscriptions indoues qu'on n'a pu encore lire , mais qu'op croit appartenir h de plus anciennes formes du devanâgari.
11 est bien tems de chercher la signification de ce dernier mot , que j'ai déjà si fréquemment employé.
Devandgara, mot sanscrit , composé de Deva, Dieu, et à&nagara, ville, peut signifier ville de Dieu ou des Dieux inférieurs , ou ville divine , ou ville célèbre , ou heureuse comme sont les Dieux.
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On a donc cru dans l'Inde à l'existence d'utofe ville où l'ancienne écriture rude et anguleuse a eu son origine ou sa conservation ou 9on perfection* nementé
Peut-être quelque croyance indienne aura placé une ville dans le séjour des Dieux ; peut-être sur le mont Mérou* là où quelques pùurdnas mettent les demeures propres des trois grands Dieux du brab» manilme , comme la mythologie grecque plaçait l'habitation ordinaire des grands dieux dans l'Olympe , et comme la mythologie Scandinave a parlé depuis d'une, ville des dieux nommée dsgard, où les héros dû nord doivent habiter avec Odra. Cette idée cadrerait avec une autre fable in* doue qui attribue l'invention de la langue sanscrite au Dieu suprême , k lshouara , et avec le surnom célèbre de langue des Dieux > donné ad sanscrit.
S'il fallait trouver sur la terre la ville divine ,■ ce serait dans le nord de l'Inde qu'il faudrait la chercher, puisque ce fut de là que la religion et la civilisation indoues se répandirent dans tout lindostan ; puisque d'ailleurs récriture devanftgarie a mieux conservé dans le nord ses anciennes formes, et qu'elle a reçn dans le midi ses plus grandes altérations/
Cette ville privilégiée pourrait avoir été ou Nagar d'aujourd'hui 1 Nagara, la ville par excellence, ou la Shrînagara du nord (car Srinagara et Devanàgara peuvent être synonymes), ou enfiu Béuares