EN AFRIQUE , EH AMERIQUE
Les mœurs et les usages des Indous multiplièreht beaucoup la peine de la bastonnade. On voit dans leur code antique révélé a Manouy par lui trans^ mis à son fils Bhrigou et aux Braçhmanes , et observé aujourd'hui (chap. vin,. § 299 et 3i5), que les voleurs doivent être punis par des cbups d'une massue de bois ou d'un bâton de fer , et que l'In^ dou peut châtier , à coups de fouet ou avec une baguette de bambou , sa femme', son fils , son serviteur, sa servante, son disciple et son frère puîné.
1 Voyez les commentateurs sur VEpitte de saint Paul dwc Hébreux, ch. X , v. 18 ; et Salvador, Loi de Mo'Ue , page ao8.
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, D'après ces dispositions et d'autres semblables , ou ne sera pas étonné que la morale s'appelle en langue sanscrite le régime du bâton , dandanîti. Une idée analogue se retrouve dans le sens littéral de ce proverbe hébreu si éloigné de la douceur évangélique , mais si accommodé au tems , au pays et au peuple de cou roide comme une barre de fer l : « Épargner le bâton k son enfant , c'est le hair. » Il y a d'autres textes analogues.
« En Perse, dit Plutarque, dans ses Apophtheg- » mes des Rois et des Capitaines, on soûlait fouet- » ter de verges, pour leurs fautes, les seigneurs » même. Artaxcrxès - Longuemain fut le premier » qui ordonna que , pour les punir de leurs fautes, » leurs habits seulement' seraient fouettés , et au » lieu qu'on leur soûlait arracher les cheveux de la » léte, il ordonna qu'on leur ôterait seulement leur » tiare ou leur haute coiffure par forme de puni- » tion. » Ainsi le privilège, type constant du despotisme , s'étendait alors jusqu'à la manière de recevoir des coups de bâton. Lorsqu'une fois le privilège est introduit , bientôt il n'est plus rien h quoi les privilégiés ne parviennent à l'étendre. « Les » grands honorés de la bastonnade par ordre du » prince, allaient le remercier, dit Stobée a , de ce » que le grand roi avait bien voulu se ressouvenir » d'eux . » Ce n'est pas d'hier qu'on a pu reprocher
1 baie , ch. XLVIII , ▼. 4.
* Extraits de Stobée , ch. CXLII , de Re#no.
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à des courtisans de n'avoir ni humeur ni honneur. {Voyez ci-dessous, eh op. 5.)
De la Perse, de la Syrie et de llndoustan, le régime discrétionnaire du bâton, des verges on baguettes s'était répandu dans l'Afrique, pays de servage , dans toute l'Asie , vouée continuellement au despotisme public et privé. Les hordes indoscythes et des aventuriers d'Egypte , de Syrie , le portèrent dans la Macédoine et dans la Grèce, libres comme on peut l'être en des lieux ou , sur dix hommes, souvent on comptait neuf esclaves. L'Asie, l'Afrique et l'Europe l'ont transmis k l'Amérique avec la traite des noirs.