FRAGMENT
Décembre 1*933.
On avait massacré à Paris, k Reims, etc., dans le mois de septembre 1793 ; on avait écrit de Paris k toutes les villes de France la &meuse lettre qui signifiait : Tuez « nous açons tuéi Cette circulaire avait été remise aux clubs affiliés, par des orateurs de Paris , chargés de la commenter de vive voix. Les massacreurs signataires et d^autres conqrfioes étaient dans la convention. Us n*y étaient pas sans
DE J.-D. LANJUINÂIS. 1^
inquiétude ; les procëdbrès contre eux ëtmetit ordonnées , malgré les efforts audacieux des chefs et deS'CompKces, elles arrivaient au ministère de la justice, qui avait été ministère de Danton, et d'ôii étuCftaoti Tèrdre des massacres. Trois fois, en un radis ou déiix, le feti prit dans les bureaux d^ ce nikiistèré, 'où j*&Vais vu ces jfyièces déposées ed pltïsietii^ liasses. Le nombre des coupables^ leur audsa^ iA£me procurèrent enfin Pimpunité. Bs vôu,laient se vffliger.
•'»Awriva le ai- janvier : ce fut une nouvelle cause dé discordes et de haines. La ttète de la montagne fÎBiisait étaMir le système des emprisonnemens des siispècts, hLjon, Nantes, Marseille, Strasbourg, etc. La majorité des députés avait ordonné, pour la sûreté'de la convention, une garde départementale. Lachètedelaimbntagne en frémit, et, pour contrebatterie, elle inventa le crime à\x fédéralisme . Elle ne Voulut pas souffrir , eOe ne souffrait pas qu^on trtftaillàt'k la constitution ; si elle la voulait, c'était seidêment anardiique, teUe qn^elle fut ensuite votée: Depuis janvier jusqu'en juin 179a, au nom dé h commune de Paris, eUe ne cetôa dé demandcjr des victimes parmi les dépurés modérés et san$ re^ pinodkés/qu'dle c^exrtait d'appeler traîtres et infi^
Danton, Mai^at, Robespierre, àVëc leurs affidés, conspiraient pour épurer\à^ convention. Pitt etles épiigré$. k L^oiuires, et leurs correspondans k Paris, fomentèrent ce projet, et y concoururent effectîve-
menf . hà-tirpt», ôfi la ipoo^g)^ Y<q4^^. 'T^Si^ipa' le su^^, l^apaEchjer, la ^pprjB^r içjt i'^ompralrté »!« émigrés -et la ^irçinî^e: çp;aUtio]^|,' prftft^re fiftf^U^
)^prj»r par xl^ îJ^«jJ?lef ia:4^.i?xç^s fe.ç&iWft ^j|#
frères Frey, Gusman, etc., tirés d^,^yl;^ fi^iÇt^Crf .4^|ier? .« j^e c^l^ui,^; j^qdJWf^^^f.pajf/l^floni- J^W? » #5fS ^'^. ;<?«?«¥ /^»#*H'?W?fiPflr: >?f j#fce«t
ayaii çQnl^és, AvRat ^e^f, jnai.,jW^^«n(»»i«fiç»4l
(lou^e , coifiy e^^oBijipls, y . .fJ^iarg^ ^^ . ,p$é.^»»- ;.. ]^
cpijaplçts.que ji'oi^ V^^ 4^.h «ffiifafe^f^^/fe soute, par s,ui^-:^^i^rjg^ -flt'ijljS^ftç^s ^i ;Tfirf
v^:;R^?:*VP^ i^^f .^i^F^i'.^S?! <fà>1»;^« ivfi^^'J 1 -^ÎO"*!»
wpf ,q^i '^y^if ^ .Rp^» ip}aj[ ,p#fl^ç .(#^'^ :C.i?çrtla»W sanglapte; qui n'avais point vote lamort du ty^fff^ «Pi af ais, pf)j^t^^ttu,,]es ffi^ftrflp ,?,Ç6dïesj
DE J.-D. LANJCJINAIS. i^
TfSmè àhoiiie nooix ^ tien séanci^. même j decon^courir k organiser le tribunal fféOciutionkêdrè ; ' enfia , qui aviâs obtenu le décret de partage de la gisaiide commune en doua» municipalités. , • , . ■' I>ei commissaires de cette grande commune^ accompagnés des^ecrâairesmunicipâuK, a^^ec tabler, enisnef et dès papfieriB: et des registre» , sie prdme*nèren t dans Parfs au >s(m d*un tam))6ttr d'àls^rme ; etipi:océdés d'unemilicè^.demaaidant «t recuf^iOant left sigmitiires des passamsxontfie les Tn^gt-delitt^) dottt :les: noms Tarièvënt trois: fois ven peu de - mois^. CSfl^^sfi faisait pendant des lialtôsselentielles, pàron d(KcIamait contre les vingt^deux. J*ai entendti, j*ai Tift^celftde mes yeux;, j'ai entendu Mairaty se diè^nt vu&ter lasr postes àjb la garde nationalJB, et suivi d'une troupe dei déguenillés qu'il appdait le peu-^ p)e^ je i'ai entenjlu, se retournant, leur dire trè^^
hmt'i « Peuple! s ces b là nepeuvem pa^
»*teaauTer;.il te fautim roi..... m C'est avec cette audace qu'il avait écrit en ses feuilles iâcendiatre^ 'i
« n &ut cent vingt mipe tâtes Peuple malbeu>^
it:KU9c^ piUeles boutiques. i... L'épouse de Rblatid » \a:M^7lÛ6r.Làn}ùiQai» dans son bdudoir-, et 1^ » caressrf par. de pc| tits soufflets . « . « . » Notcte ({lie je n'iainrnJML^'' Roland dans aucune- o<xîasion ; j'étais absent) de! la séance quand elle comparut t) la bari^é delà convention, et -je ne lui ai; jamais ftiit de vi-^ sites;)' ■
Le 3o mai, j'allai à l'archevêché assister dans. le parterre, aux séances du comité insurrecteur de la
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commune. J^entendisaiTèterlescleriiièresmeisiireSy ec notamment le son du tocflîn pour le 3i mai, b l!heure de minuit. prochaine. J^andonçai de suite ces projets, comme témoin, à la séance du soir de la cony^ition , ledit jour 3o mai ; les coi^nrés , entre autres Chabot, Legendre, etc. , etc. , me •traitèrent de peureux, derèreor, de calomnia^ teur ,. et firent passer h Tordre du jour .
Cependant, le 3i mai, le tocsm est sonné, ensuite la générale bat, le canon d'alarme est tiré : cela recommence trois jours de suite. Les courriers de la poste et les administrateurs sont arrêtés par ordre du comité insurrecteur qui ose violer le secret des lettres ; les barrières de Paris sont fermées. Ce même jour, 3i mai, la convention s'assendde k six heures du matin ; on cherche k la rassurer : cela est connu. Elle résiste deux jours de suite , et une grande partie du troisième , aux cris , aux pétitions, aux scènes violentes des insurrecteurs, et au spectacle de cent mille hommes de cavaler^ , d^artillerie et d'infanterie , qui entourent les Tuileries, lieu des séances. On voji^ût en armes avec eux les fameux Marseillais, les soi-disarU défenseurs de la république, et tous les gardes nationaux , trompés la plupart, ou mardiant avec répugnance, et en vue de maintenir Tordre ; tous étaient commandés par le trop fameux Henriot.
Le i*' et le 3 juin ' les scènes d'anarchie, les
' Tai TU, le a juin, distribuer publiquement des aKÎgnats à Pâile des eent mille bomines.
rassemblemeps , les. menaces et les pétitions séditieuses continuent. Le 2 juin, la convention rend . son second décret en notre faveur, dont le sens est <]ue les députés qu^on veut proscrire sont innocens. Ce )our , je parlai deux fois contre les arrestations arii>itraires dénoncées par des pétitiozis. A la seconde fois y Legendre, boucher, faisant avec effort le geste du merlin^ me menaça et cria : (c Descends . . . » ou je vais t*assommer. » Son geste m^inspira; je le fis taire et s*asseoir, en lui disant à regret : « Fais » décréter que je suis bœuf, et tu m'assomme- » ras. » Revenu bientôt de son trouble extrême, il vient m*assaillir à la tribune avec Chabot, Turreau, Drouet, Robespierre jeune et d'autres armés de pistolets ; il m'applique le sien immédiatement sur la gorge, pour me forcer k descendre. D'autres viennent k mon secours , armés aussi de pistolets ; parmi ces derniers étaient Biroteau , Defermon y Lecler(;de Loir-et-Cher, Lidon, Penières, Pilastres, etc. Ces derniers me protègent, et les autres me saisissent, me poussent, m'injurient et me menacent. Je demeure impassiblement cramponné à la tribune ; enfin le tumulte s'apaise , tous se re<^ tirent, et je recommence k tonner contre l'affreuse théorie des suspects.
Dans une fameuse procession du soir en dehors de la salle, il fut constaté que la commune, son général Henriot et son comité d'étrangers étaient en révolte contre la convention, et que ceux qui commandaient les troupes la tenaient précisément
1^ OBUVBBS
blcMjdëe, iRsâvaient ses ordrœ et la menaiçaieiit en iboe. Alors nombre de députes pèvdireati courage, savtouc quand ils Tirent des étrangers encrer àès» notro salle^ quand ils entendirent Gonthonprolërer çeftifl iiapudeote ironie : « Mauntenam que yoiês êtes )» r&amtéssMir votre Kloicrté^ je demande qn''oflfiitssie m jiDtice au peuple^ qii^on arrfile les^^piuixis c^on- » sfiiratfflirs ; » quand ib dirent des insui^és y s(^n députes^ siéger dans nos rangs, et voler ayee le parti fectîeux , jusqu'alors en minorité habitude > piefiqu» tous ceux qu'on appelait girondins avàiisnt ^gë.à propos de s!absentet. Seul, je luttms c<Mlre 1^ tempête. A la fin delà sésffice, Barbaronx et êèiM Qéi tieois autres ayant paru et pà|ié , au iâjtirki Barbarouxi Cetait le prètre^^pucin Chabot ijai proférait 1^ |>arotes oistragenisés^j je Je rieprijs, exao» t^mentidanscëstsermes :: « Je dis; au prêtre QidbiDt, ». on d:VH,.dans Faûtiqtnté^ omerless vietinïeff é(f )> fleurs et de bandefettie$,- niais) le prêtre ^i tesf yf' ha^mAûtne les iiBulifaii pas. .^ » et je Gotitiotiaf nwnn discours.. Je persistais k refuser mâ< démission^ p&tee que: j^étais innocent^ et que* la convention' venait de le décréter: itéraiâvement^ parce qu'elle nîé^s^ti pas libre; parce qu-an contraire die était assiégée et menacée par des troupes d'anarchistes. liOi. montagqe parut hésiter à me mettre en arrestation ; quelque$-uiis>lui fa^iiaient bonté desona pro>- JQt à mon égard, et. Ghaboi dit assez haut^ répon^ dant a i^gendre : a PourquoiLanpinais esft-il dans »)larjli3ta? F....i., c-esi uahonb.*..> » Tel étaitFin^
DE j,'éy^ikvfJH]iîikis. t^
digne langage des factieux , Alors deuKJnontagiiapdfi égarés, et que je pourrais nommer, luttèrent contre ceux qui me défendaient, en criant, en hurlant : (( Lanjuinais catholique catholique
» catholique » Le président, qui favorisait le
complot, voyant ITi^feédlîlaè It^s-faible et mêlée d*étanfi[érs, mît de suite aux voix mon arrestation. Les conjurés députés votèrent avec des étrangers , 16S autres restèrent assis en grand nombre aux deux épreuves ; quelques-uns protestèrent contre le dé- Ëiut de liberté, et la convention fut, non pas dissoute, comme on Tavait projeté k Londres; mais elto^fat nkutilée(dè iringt^iei^it mb^i^^^^^^udsbssiveitiièqt.deicett' tvfèiCMtPoil^. ^!iÉliittl^.^ùMëe<^ sf juw^i;cèmkKiep^^iè €auit| Y^é^të^ Wrëttrs'lé^' gîsIsBJi&vesy s^knlniÀiratives^eilPJtt^bk^ làrentii îsx^>^\éik dei;7g4 trii^miit^ sèÀlèMëfl^ CEI .1795 , et pendfinill lâqueUe^leB àl^é^/ jtéUJéU^ ffidMëabilaipatrîk j sôuvehii «im^^ie^ ^Pkm vè^iiiHlit! etkms subsistances^ triomphé#eK^>âéPl^
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