‹ Œuvres de J. D. LanjuinaisChapitre 16 sur 46 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Payais d^jà un pied dans le tombeau, lorsque jetant un dernier regard sur ma patrie , Fattendrissemcnt me dicta Té- <^>it ({u*on va lire. Je voulus pour la dernière fois faire en* ^«ndre au peuple une voix qui l'avait en vain défendu long- (. Je voulus lui faire apercevoir le piège que lui tendaient perfides. J'écartai les fleurs qui cachaient la tyrannie, et

* Cet averfissémeiit précédait nne édition publiée en prairial an III. ^Jfote de t éditeur,)

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je la lai moatrai dégoisëc sons 1^ formes d'une

dérisoire , dans cette constitntîoo qu'on le pressait d'adopter.

Aujourd'hui que , sortant de dessous la tombe , je trouyé encore le peuple aux prises avec cette constitution libertîcide, je Mrôîs devdir reproduire les mêmes réflexions.

lies iévéoemens me par&dssent y avoir ajouté quelque pmds. Us n'ont que trop vérifié mes tristes conjecturas.

Qu'on se place à l'époque où je publiai ma douleiur et mes alarmes sur le sort de la république, au mois de juillet 1793 ; que l'on compare ce que je disais alors avec ce qui s'est passé depuis , et 4'ob sera convaincu que le caraclère , les projets , les moyens des conjurés ne m'avaient point échappé. Placé près d'eux , perpétuellement occupé à combattre ces traîtres qui flattaient le peuple pour mieux l'asservir^ je les ai étudiés dans leur conduite : à travers le masque de leur hypocrite popularité*, je voyais leur ambition secrète. L'on peut décider maintenant si je me suis trompé et si j'ai bien jugé les hommes. Qu'on veuille faire quelque attentioû à ce que j'ai dit de leurs moyens. Peuple français! il y va de ton bonheur ou de ta perte, de briser tous les instrumens de la tyrannie ! Daigne méditer les réflexions d'un homme qui te servit toujours sans t'aduler jamais ; et s'il te paraît démontré que la constitution qu'on dit acceptée par toi , mais qui ne t'est pas même connue , frayerait le chemin à de nouveaux dominateurs , tu ne dois pas hésite^. Viens ordonner à tes représentans de t'offrir des bases plus solides pour asseoir la république une et indivisible que tu veux : tu en as le droit ; et toute puissance qui oserait te l'interdire, qui essaierait de comprimer la pensée des citoyens , attenterait à la souveraineté nationale.

Pourquoi n'a-t-on pas réimprimé les ouvrages publiés par Pétion , Condorcet et Salles surtout , à la même époque , sur cette matière, que j'ai seulement e£Eleurée? f^'en arX-it donc échappé aucun exemplaire aux odieuses rechercher des vils suppôts de nos décemvirs? ou craindrait-on de ne pas trouver de lecteurs pour des feuilles aussi peu volumineuses , si inlé-

DE J.-D. LANJUINAIS. an

ressantes par leur objet , par le nom et le talent de leurs auteurs , par les circonstances où elles virent le jour, par celles qui nous environnent?

En attendant qu'elles soient offertes de nouveau à la curiosité publique , on peut recueillir sur le même sujet de grandes lumières dans les ouvrages suivans , qui se trouvent chez Maret , libraire , maison Egalité , cour des Fontaines :

Qu'este que la consiitution de 98 ?

Le libre Penseur, par un anonyme qui bientôt se nommera.

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