DU I*' P,RAIRIAL, AN III
PROHOVci LS l5 PRAIRIAL.
J* APPUIE la proposition de Lesage. J^avoue qu^il me pèse le décret qui renvoie nos collègues devant une commission militaire. On dira qu'il ne faut pas plus de privilège pour le représentant du peuple que pour les autres citoyens ; je répondrsd que c'est avec de pareilles maximes que Barrère décimait la convention. N'employons pas des formes plus acerbes que nos tyrans, auxquels nous ne pouvons point encore reprocher d'avoir fait juger nos collègues par un tribunal qui portât le nom de commission militaire. Si ceux dont il s'agit dans cet instant avaient été jugés au moment de l'émeute , ils l'auraient bien été par cette copimissiok , parce
' Cette lettre n^était datée d^aacun lieu. L^assemble'e la renvoya au eomitë de salut public et de sûretë générale , pour en faire un rapport dam trois jours. (JYote de S Editeur,)
DE J.-D. EANJUINÂIS. sSi
qu'alors la statue de la loi était yoilëe; mais à préseot que le danger est passé depuis huit jours, nous n'avons aucun motif qui puisse nous dispenser d'observer les formes, de respecter les lois. Souvenonsnous d'ailleurs qu'il importe infiniment au maintien de la liberté qu'il y ait une garantie particulière pour les représentans du peuple.
No XIV.