FAIT LB 1 1. PRAIRIAL AR III
Je viens au nom de vos comités de sûreté générale y de salut public et de législation , vous proposer un projet de décret qu'ils méditent depuis plusieurs décades y et qu'il leur parait , dans les circonstances présentes, aussi convenable qu'urgent d'adopter.
U s'agit d'assurer et de faciliter la liberté des cultes, comprimée encore par des décisions arbitraires y par l'influence des agens de la dernière tyrannie, par l'exagération de certains esprits, par le défaut de lois assez précises , par l'inquiétude et la crainte que vos sages dispositions trop
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peu connues, que le souvenir du passe, entreiiennent dans Jes esprits.
Des arrêtés particuliers, des lettres ministérielles de la commissicHi executive des domaines natlbnaux , des circulaires d^autorités constituées, contiennent le système persécuteur des Hébert , d^ Chaumette, des Rossignol, etc.; érigez en droit Texercice des cultes dans les édifices nationaux qui eurent toujours cette destination, dans lesquels seuls les citoyens peuvent se rassembler sans péril pour leur santé , pour leurs vies , dans lesquels seuls les sociétés religieuses sont vraiment soumises k la surveillance nécessaire des magistrats de police.
Les ennemis de la liberté fermèrent les églises pour démoraliser et faire soulever le peuple. Us ne réussirent que trop dans leurs vandaliques desseins. Votre devoir, votre principale occupation , c'est de réparer les malheurs de toute espèce qui en ont résulté.
Ne nous le dissimulons pas : trois grandes causes aliènent encore de vous et de la république un grand nombre de citoyens, et, s'il faut le dire, beaucoup de républicains très-purs.
Je mets au premier rang la suppression des cultes effectuée en votre nom , avec toutes sortes de violence , de délire et de fureur, par les lieut^aans , par les agens de Robespierre. Tiennent ensuite la baisse énorme du papier^monnaie et la disette des subsistances.
, Il faut pour remédier k ces deux calamités^ des
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soins 7 des travaux journaliers ; mais la curation complète ne sera que Pouvrage du tems.
Quant au premier objet , dans un moment , en un mot, vous pouvez ramener les cœurs encore ulcérés , étouflFer des semences de discorde et de révolte qui se font apercevoir, et qui retentissent k vos comités , et qui auraient inévitablement des sukes funestes. Vous vous êtes long-tems fait craindre ; continuez à vouis faire aimer. Rendez aux cultes non pas seulement une liberté nominale , ^ais une liberté réelle en restituant les églises aux usages religieux et civils des habitans des communes et des sections de communes.
Des départemens entiers jouissent paisiblement de leurs églises , réduites au nombre fixé par les décrets , et , dans ces départemens , Tordre et la paix f ègnent dans les villes et dans les campagnes, la république seule y a des partisans : tel est le département du Finistère. La révolte a éclaté Ik où Tathéisme a exercé le plus de ravages ; elle est près de se manifester encore là où des hommes împrudens, interprétant k leur gré votre loi du 1 3 ventôse , en tenant les temples fermés , n'ont laissé aux citoyens qu'une liberté de culte vraiment dérisoire.
Vos décrets ont restitué provisoirement les temples, k nos frères égarés et un tems rebelles, des départemens de l'ouest. L'égalité , la justice, peuvent elles permettre de traiter avec plus de rigueur les départemens, les communes toujours fidèles? L'im-
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peu connues, que le souvenir du passé, *entreiieiinent dans Jes esprits.
Des arrêtés particuliers, des lettres ministérielles de la commissicHi executive des domaines natibnaux , des circulaires d'autorités constituées , contiennent le système persécuteur des Hébert , d^ Chaumette, des Rossignol, etc.; érigez en droit Texercice des cultes dans les édifices nationaux qui eurent toujours cette destination , dans lesquels seuls les citoyens peuvent se rassembler sans péril pour leur santé , pour leurs vies , dans lesquels seuls les sociétés religieuses sont vraiment soumises k la surveillance nécessaire des magistrats de police.
Les ennemis de la liberté fermèrent les églises pour démoraliser et faire soulever le peuple. Us ne réussirent que trop dans leurs vandaliques desseins. Votre devoir, votre principale occupation , c'est de réparer les malheurs de toute espèce qui en ont résulté.
Ne nous le dissimulons pas : trois grandes causes aliènent encore de vous et de la république un grand nombre de citoyens , et , s'il faut le dire , beaucoup de républicains très-purs.
Je mets au premier rang la suppression des cultes effectuée en votre nom , avec toutes sortes de violence , de délire et de fureur, par les lieutaaans , par les agens de Robespierre. Viennent ensuite la baisse énorme du papier-monnaie et la disette des subsistances.
Il faut pour remédier à ces deux calamités^ des
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Vos comités vous proposeront, sur rcxercicc des cultes, une loi de police que vous avez désirée, et qui: se rédige en ce moment. Mais ils croient qu'on ne peut différer d'interdire tout ministère de culte k celui qui n'aura pas fait une profession publique de soumission aux lois et au gouverne^ ment. Il est honteux qu'il y ait encore des hommes qui la rendent nécessaire. Vos comités ont cru que les mesures simplet qu'ils vous proposent ne pouvaient être plus long-tems retardées.
No XV.
DISCOURS