SUR LES PARENS D'EMIGRES
PROlfONCS LB II MBSSIDOE AN III.
Si nous étions aussi loin du lo mars que nous devrions l'être par nos principes et nos sentimens , nous nous empresserions , citoyens , de rapporter rin)uste loi qui fut prononcée k cette époque contre les parens des émigrés , qui , loin de partager les crimes ëe leurs enfans, sont restés paisibles parmi nous. Qui la proposa le lo mars, cette loi qui confond si évidemment l'innocent avec le coupable? MeauUe : c'est assez vous en dire. Il fit
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possibilité de surveiller les rassemblemexis^ en chambre, rextrême faeilitë d'y exciter le fimatisme et la rébellion , devraient seuls vous engager à permettre Tusage des temples pour Texercice "des cultes.
Enfin y les accidens graves qui firéqnemment arrivent dans ces rassemblemens clandestins des sociétés religieuses , accidens qui vous sont dénoneës par des autorités constituées, doivent intâ*esser votre humanité. Il y a telle commune ou le plancher s'est écroulé sous des rassemblemens religieux^ et des maisons particulières où il y a eu , dans un seul jour, soixante personnes tant tuées que blessées par Teffet d'un tel événement.
D'après toutes ces considérations qui seraient susceptibles de beaucoup de détails , si vous étiez moins instruits et moins clairvoyans , vos comités sont demeurés convaincus que la raison , l'égalité, la justice, le vœu public et la politique , sollicitent également l'ouverture des églises dans les départemens où elles sont encore fermées.
Vous n'en conserverez pas moins à la nation la propriété de ces édifices comme celle des maisons communes , qui sont aussi chaque jour employées aux usages des citoyens. Vous réglerez dans la suite, si vous jugez convenable, des conditions plus ou moins onéreuses pour l'occupation des temples ; il ne s'agit maintenant qtre d'un usage provisoire, et tel que vous l'avez décrété déjà pour les départemens de l'ouest.
DE. J.-D. tAIIJUINAIS. aS?