‹ Œuvres de J. D. LanjuinaisChapitre 9 sur 46 · SUR LA PROPOSITION DE BANNIR LE DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

SUR LA PROPOSITION DE BANNIR LE DUC D'ORLÉANS

PIMNORGB IiB l6 DBCIMIBI I799.

Il seira tou)ours puéril de préteôdce. àyaBcer^ retarder, éûdseter les plus 'graixdet questions de droit public par des fins de nôxircecevoîr, par die inisér£d>les chicanes. Ce ti^est point avec dépareilles armes qu'il faut Combattre quand il s'agit de TJb-^ tërèt public» L'expulsion d^ la famille des Tarquins, ou^cellë de la famille royale, doit*eUe être à prér* sent traitée? Oui, elle doit l'être, puisque cette femillëest dénoncée comme le foyer, comme; lai Cftusede tous les troubles. Il ne feilt point ajourner la clestruction de cette cause, qui peut porter -atteinte aussi essentieillément au salut de la pèpù-^ bliqùe. (Quelques membres d'une des extrémités t À Agitons le jugement du chef. ») Décréter la mo-^ tion salutaire , la motion inévitable qu'on vous a soumise , et tout ce qui suivra le jugement que vous devez porter n'aura plus rien qui effraie les amis de la liberté , et ceux qui nous épouvantent seront exclus k jamais de la domination. Vous rappelle-

DE J.-IK t^NJUINAIS. m^

rai'je.ua fait? Comment jie sont &}tQ$ les éleétions , popiilaires de .Paiîs^ 4iont le ^^cmw député ^e. trouve e^re ÉgalùéPsom la bâche populaife ,, par les ordres 4e cçux qui devaient pditager le prot^e»^ torat qui lui était djdsùpé,: Ce n'est peutrêtre pas sans dessein qu'on a amené ce nouveau Collatin parmi nous. (Drouet. « Je demande que Lanjui- » nais soit rappelé k l'ordr^ pour avoir traite de » tyrans les électeurs de Paris. » ) Non , ce n'est pas sans dessein qu'on a amené dans cette enceinte celijii qui pouvait avoir des droks k la domination. Lorsque vous vous rappelez cet envoi de commissaires qui devaient effrayer la république par des

exécutions non moins sanglantes qu'k Paris

(Murmures, interruption.) Tout vous annonce que câ bômmes4k veulent la royauté , parce qu'ils ont un intérêt réel k l'avoir; parce qu'ils sont placés de manière que les grâces de la liste civile se répandraient sur eux. (On applaudit.) Jetez un regard sur les hommes qui se distiQguent k la tête 4fc V06 arntées; elles se trouvent dans les mains de €6ux quL tiennent de.plusprcs^ le plus diredetnent k la famille de ceux qu'on reandruit rétablir sur les ruines de la liberté. Pensoime ^ dk-on, ne sotige k fdévî&r la; poyaotë. Ah! 'personne n-y fiK>nge!-eh Inegit donnez^nôus donc des preuves! Hàtess-tou}? de vous réunir à nous ponir détruire Ids dernières capérancesde la tjrrannîe. Mais Iqrsqu'on agite les plus grandek questions 9 si to«i$ v«nes ai^menleir 40S .vices de fonœ^ oli ! ce tert sdor&que^ malgré

i4S OBUTRES

moi, je serai obligé de me livrer à mes défiances. J'appuie donc la motion de Bozol. Au snrplus , j'atteste qu'arrivé il y a une demiJieure à la séance, j'ignorais qu'il Ait question d'une motion que je porte dans mon cœur depuis trois ans.

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