‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 107 sur 379 · I. Lettre à H.oe Stùnt'ÈvMmond^ 18 décembre · texte numérisé non relu

I. Lettre à H.oe Stùnt'ÈvMmond^ 18 décembre

CLXiv NOTICE BIOGRAPHIQUE

Angleterre. Si la Fontaine ne rallègne x^ae pour le voyage de rHippocrène, qui ne l'exposait pas œpendant à dès brouillards aussi dangereux, c'est qu'il n'avait pas alors à se défendre contre des instances qui ne vinrent que plus tard.

A l'époque où ces instances furent réellement faites, les amb de France que la Fontaine avait en Angleterre, et parmi lesqueb il ne Êiut plus compter Mme de Bouillon, qui n'y était pas restée beaucoup plus d'un an, ne furent sans doute pas les derniers à lui conseiller de venir y finir ses jours : les paroles que nous avons citées d'une lettre de Ninon* le supposent. Des Maizeaux cependant ne nomme que des Anglais, parmi eux Ralph Montagu, qui fut longtemps ambassadeur en France, et sa sœur Elisabeth Harvey, veuve de sir Daniel Harvey, ambassadeur d'Angleterre en Turquie. Cest à Mme Harvey que la Fontaine a dédié sa fable du Renard anglois*. Si elle ne prit pas pour une simple politesse l'éloge qu'il y Êiit des Anglais, penseurs profonds, de leur pénétration supérieure à cdk de tous les autres peuples, de leurs chiens même qui (mt meilleur nez que les nôtres, et de leurs renards, les plus fins qu'il y ait au monde, il n'est pas étonnant qu'elle ait cru facile de l'engager à devenir l'hôte d'un pays où il semblait croire tout parfait Mais il n'entendait pas que, dans les louanges tirées de son magasin, on le prit toujours au mot, et ce poète si français, nous ne nous le figurons pas heureux de mourir dans l'exil de Londres, où il se fût bientôt senti aussi dépaysé qu'Ovide ches les Sarmates.

Dans ses lettres de 1687, particulièrement dans celle du 3i août à M. de Bonrepaux, il nous apprend quelle était sa vie en ce temps-là. U continuait de demeurer dans la maison de Mme de la Sablière, et se plaignait d'y être un peu négligé a par les grâces de la rue Saint-Honoré, » c'est-à-dire, si nous ne nous trompons, par les filles de sa protectrice, dont l'une fut Mme Blifson, l'autre Mme de la Mésangère'. Cest à celle-ci qu'il a dédié sa fable de Daphnis et Jleimadure^

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