pour vous instruire. » {Bicftêiëi
ÉPtTRE. 5
peine, ou pour mieax parler, avee plaisir, toot ce qa^il est nécessaire qu*ua prince sachet Nous espéross beaucoup de cette conduite. Mais, à dire la vérité, il y a des ehoses dont nous espérons infiniment davantage' : ce sont, MoRSBiGiiBUB, Ics qualités que notre invincible Monarque vous a données avec la naissance; c*est rexemple que tous les jours il vous donne*. Quand vous le voyez former de si grands desseins ; quand* vous le considérez qui regarde sans s'étonner Tagitation de TEurope*, et les machines qu'elle remue pour le détotnmer de son entreprise ; quand il pénétre dès sa pre^ mière démarche jusque dans le ccMir d'une province* oà Ton trouve à chaque pas des barrières^ inaormon-
I . « Il fait que Tout apprenez arec plaisir ce qu'il fimt qa*uti jeane prince tache. » (Micheiet,)
9. c Hait il 7 a det chotet qui noua font etpéier daTantage. » {MIcheUi.)
3. Richelet continue la phrase, et ne la termine qu*aprèt cet mots : « pendant la saison la plut ennemie de la guerre » (p. 0). Il supprime tout ce qui suit à partir de là, jutqu'à : « arouez le », oà commence pour lui une nourelle phrate.
4. Riohelet met fa«, au lieu de répéter fiMW/ de même Iroit fignet plut bat, derant c il pénètre ».
5. Cet mott sont tupprimét daat Riohelet; il écrit timple- MCM : t qui regarde tant t' étonner let maohinet que TEurope re~ Biue; » et il explique ainsi la peoaée de Fauteur : a II désigne la triple alliance que T Angleterre, l'Etpagne et la Hollande firent ensemble, il y a environ vingt ant, pour arrêter let conquétet du Roi.»
6. 1 II parle de la Flandre, où le Roi fit la guerre en 1667, et prit Douai, Tournai, Oudenarde, Ath, Alott et Lille. » (^ote de Mkkéiei.)
7. « Scrada, Histoire de FUndre^ dit que le dieu Mart a voyagé partout, et qu*il n*y- a qnVn Flandre où il te toit arrêté pour te bâtir det placet imprenablet, qui tont comme autant de barrièret à ceax qui renient faire la conquête de ce payt. i/i alias terras fercgri- •ni Mars me eireumferre bellum^ kie ssdem fisùssê videtur, Famianut âlrada, de BelU Btigi^c^ décade I, livre L » {Note de Richelet,)
tables S et qu'il en subjugue une autre ^ en huit joun, pendant la saison la plus ennemie de la guerre, karsqae le repos et les plaisirs régnent dans les cours des autres princes; quand, non content de dompter les hommes, il veut triompher aussi des éléments ; et quand, au retour de cette expédition, où il a vaincu comme ud Alexandre', vous le voyez gouverner ses peuples comme un Auguste : avouez le vrai, Monseigneur^, vous soupirez pour la gloire aussi bien que lui, malgré l'impoitsance de vos années* ; vous attendez avec impatience le temps où vous pourrez vous déclarer son rival dans Tamour de cette divine maîtresse. Vous ne Tatiendex pas, MoNSBiGNBUR : vous le prévenez. Je n*en veux pour témoignage* que ces nobles inquiétudes, cette vivacité', cette ardeur, ces marques d'esprit, de courage, et de grandeur d'âme, que vous faites paroître à toos les moment^. Certainement c'est une joie bien sensî- \Ae à notre Monarque ; mais * c'est un spectacle bien agréable pour l'univers* que de voir ainsi croître une
I. Insurmontables manque dans le texte de Richelet* 9. c Cett la FVanche-Comtë, qu*il conquit en 1668. OnTappelle Baurgognê'Comti^ pour la distinguer de la Bourgogne^Dueké^ La ville capitale de la Bourgogne-Comté est Beaançon tnr le Donba ; et la capitale de la Bonrgogne-Duché, Dijon, où il 7 a de trèt-saTantt et de trèa-habiles gent. 9 [Noie de Âichelet,)