‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 137 sur 379 · Dans le Pkidon^ au début d^abord, puis un peu plus loin · texte numérisé non relu

Dans le Pkidon^ au début d^abord, puis un peu plus loin

4. U s'agit de la procession solennelle que lesAthéniens envoyaient tous les ansà Délos pour remercier Apollon d'avoir sauvé du Minotaure Thésée et ses compagnons. Tant que durait Tabsence de la galère paralienne, qui portait la sainte théorie^ il n^était pas permis d'exécuter un condamné. Pour tous les détails de cette solennité, consultez les Antiquités grecques^ ou Tableau des mœurs^ usages et iMsutuiions des Grecs, traduit de P anglais de Robinson, Paris, Verdière, i8sa, in-8*, tome I, p. 4io.

5. Philosophe grec, né à Thèbes vers le milieu du quatrième lièele

P&éFAC£. II

jour de sa mort. Socrate lui dit que les Dieux Tavoient aferti plusieurs fois, pendant son sommeil, qu^il deYott s appliquer à la musique ^ avant qu'il mourut. Il n^avoit pu entendu' d*abord ce que ce songe signifioit ; car, comme la musique ne rend pas Thomme meilleur, à (pxÀ bon s'y attacher? Il falloit qu'il y eût du mystère Û-dessous : d'autant plus que les Dieux ne se lassoient poiiit de lui envoyer la même inspiration. Elle lui étoit encore venue une de ces fêtes. Si bien qu'en songeant MX choses que le Gel pouvoit exiger de lui, il s'étoit avisé que la musique et la poésie ont tant de rapport, que possible étoit^ce de la dernière qu'il s'agissoit. Il 0 j a point de bonne poésie sans harmonie ; mais il n'y en a point non plus sans fiction * ; et Socrate ne savoit

tVABt J. C, et disciple de Socrate. Nous arona de lui, ou plutôt tous ion nom, on petit ouvrage connu sous ce titre : TaiUau de Céhhy où Tautcur, se supposant placé derant un tableau fort compliqué qui représente les principales scènes de la vie humaine, en àaant la description. Voyez Histoire du roman grée et de Mes rapporte •ne f histoire daiu C antiquité grecque et latine^ par A. Chassang, Pan«, Didier et O, i86a, i vol. in-8», p. 184.

I. n J a dans le texte de Platon : Mouotx^v noUt xa\ IpY^ou. Le ■ot grec {iououdj désigne, non pas la musique seulement, comme le ▼eut la Fontaine, mais tous les traraux, sciences, lettres, beaux-arts, •■xquels président les Muses. L'embarras de Socrate venait, non de ce qu'il ne royait pas le rapport de la musique et de la morale, mab ^ ce qu'il ne comprenait pas auquel de ces travaux si variés le Dieu li ordonnait de se livrer. Voyez Ptatonis,,,, seripta grmee omnia^ '•KRitof.... Immanuel Bekker^ Londini^ i8«6, in-8«, tome V, p. i4o ctnuTintes. Du reste nous citons le morceauentier à lapage suivante.

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