I. u] LIVRE II. i
FABLE II
CONSEIL TEIfU PAR LB8 RATS.
Âbftemiiit, fab. igS, de Murihiu tintinnaMum Feli appentUre 9<h- ItMus. — Faërae, feb. 47, Mures. — Robert {Fables inédites^ elc., tome I, p. 99 et 100) eite en outre, d'après un manuscrit, malheureuement très-fautif, de la Bibliothèque nationale {p9 7616)^ une 6ble latine anonjme en dix distiques, qui est intitulée : deMuribus foêàlium contra Catum^ et qu'il croit du quatorzième siècle.
Mjtkoiogia msopîca Neveleti^ p. 616.
Cette ûd>le se trouve dans le Manuscrit de Sainte^Gènepiève^ où le titre est : c le Conseil tenu par les Rats. » — Elle a été reproduite dans le Recueil de poésies chrétiennes et dipersesj tome III, p. SSg.
Voyex dans la xm* leçon de M. Saint-Marc Girardin (tome I, p. 4>7-*439) bi comparaison de cette fable avec ime scène du Cyclope «TEuripide, où les Satjres, qui composent le chœur, et qui d*abord, quand le danger était loin, s'offraient à TenYi pour enfoncer le tison srdent dansToeil dePoljphème, ont tous peur et reculent (vers 6a 3- 641), quand vient le moment d'exécuter, et finissent par se rappeler, diientpils, c nne chanson magique d'Orphée, qui fera que le tison ira de loi-même brûler l'œil unique du géant, d — Robert, dans son introduction, p. xxxvni, parle du récit que lord Graj fit de cette Cible aux barons écossais conspirant contre les favoris de Jacques III. i J'attacherai le grelot moi-même, » s'écria Arobibald comte d'Angus, chef de la seconde branche des Douglas. Il saisit en effet, de ii propre main, le principal favori, Robert Cochrane; et après le noces de la conjuration, il reçut le surnom, qu'il garda toute sa ^^d*Jttaehe~Greloi-au'Chat {Beli-the^Cat). Y oyezV Histoire d'Ecosse recontéepar un grand-père (sir Walter Scott) à son petit-fils^ !*• série, chapitre xix. — Plusieurs manuscrits arabes de Calila et Dimna ont an chapitre supplémentaire, antérieur au douzième siècle, dans lequel se trouve un apologue, intitulé : le Roi des Mats et ses trois Consnllers, Cet apologue, qui a passé de là dans la traduction grecque de Siméon Seth, est analysé par Silvestre de Sacy, aux P>ges 61^ de U Notice des manuscrits qui fait suite au Mémoire
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historique place par lui en tète de son édition arabe de Cafib d Dimna ; c*est jmqn'ici, à ce qu^il paratt, la plot ancienne Tcnioa dt cette fid>le où l'on ait tronré le conseil d'attacher le grelot : tojo, à ce SQJet, le Pûmtsehmtamtrm de M. Benfej, tome I, p. 6o5 et 606.
Un Chat, nommé RodilardusS Faisoît des rats telle déconfiture
Qae Ton n'en yojoit presque plus, Tant il en avoit mis dedans la sépulture. Le peu qu'il en restoit, n'osant quitter son trou, S Ne trouvoit à manger que le quart de son sou*, Et Rodilard passoit, chez la gent misérable,
Non pour un chat, mais pour un diable.
Or un jour qu'au haut et au loin'
Le galand alla chercher femme, is
Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame, Le demeurant des Rats tint chapitre* en an coin
Sur la nécessité présente.
Dès l'abord, leur Doyen, personne fort prudente, Opina qu'il falloit, et plus tôt que plus tard, i5
Attacher un grelot au cou de Rodilard' ;
I. Rong94ard, Ce nom, qui semblerait mieux conTenir «a nt qu*an chat, a été emprunté par la Fontaine à Rabelais, qui aooi montre (lÎTre IV, chapitre LXTn, tome II, p. 171) Pannrge c ^grttigné des grjpbes du célèbre Chat Rodilardus. b — Dans VO^idi « htlle humeur de d'Assoucy (livre I, fable n), c'est également un nos de chat.
a. Les anciennes éditions écriTent ce mot les nnet soei (entre titres 1678), les autres soû; le Mmmterit de S^itUe-Cemepièwe : c mee i.
3. Nous trouverons un hiatus semblable au vers 16 de la fiibfe suivante. Ces petites négligences ne sont pas rares chex notrepoCie.
4. Chapitre^ assemblée de chanoines, de religieux, eepitel^ (voyez les vers 17 et 98) ; tenir chapitre^ 6tre assemblés pour «ae délibération. La figure se continue aux vers suivants (14 et »o);k terme de Doyen est emprunté an même ordre d'idées. — FSiêrDe£t (vers \) : Sematm tmuiiuM, Dans Ysopet /, les Souris frnt peHem^i sont tnoomeUe.