‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 207 sur 379 · LE LIÈVRE ET LES GRENOUILLES · texte numérisé non relu

LE LIÈVRE ET LES GRENOUILLES

Ésope, £Eib. Sy, \ocftao\ xai Birpaxoi (Coray, p. 33-35, soiu quatre formes dîrerses ; p. 3io et 3 11). — Babrius, fab. i5, même titre, — ApbthoniuSy fab. 93, Fabula Leporum, animum addens infelieibus, — Appendix fabnlanim aesopianim, fab. a, Lepores çitm pertœsi.'^^omalas, livre II, fab. 9, Lepores et Ranm. — Marie de France, fab. 3o, Jes Ueures e des Raines. — Haudent, t^ partie, feb. i^^y des Heures et des GrenoUles. — Gorroxet, feb. a3, des Heures paoureux, — Le Noble, fob. 61, des lièvres et des Grenouilles. Le poltron.

Mjrtkologia msopiea Neveleti, p. i36, p. 339, P* ^^^> P* ^^^*

Cette fable a été reproduite dans le Recueil de poésies chrétiennes et diverses, tome III, p. 363 (par erreur, pour p. 367).

Dans les febles anciennes, ce sont les lièvres en corps qui se décident 4 se noyer; et c'est dans Tétang même où ils vont se jeter que notent les Grenouilles (une seule, dans la fable d'Apbtbonius), dont la peur ûut qu*ils se ravisent. Le vieux fabuliste cité par Robert (tome I,p. 140-149, Ysopet /, f^ 33) tire de ce sujet une exbcnrtation contre le suicide. Cbez Marie de France, les Lièvres veulent simplement cbanger de contrée, ce qui amène ce sage conseil aux gens c qui se voelent remuer, > qui se veulent déplacer, pour fuir la peine :

lamais pays ne trouerunt N'en celé terre ne venrunt K*il puissent estre sanz poour, Ou sanz traueil, n sanz dolour.

Un Lièvre en son gîte * songeoit (Car que faire en un gîte, à moins que Von ne songe?); Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeoit : Cet animal est triste, et la crainte le ronge.

« Les gens de naturel peureux 5

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