LE COQ BT LE RENARD
taopey fab. 36 , K6wv xa\ 'AXexrpud^v (Coray, p. i3 et 14); K^v, iU^xxup xa\ 'AXcÂMCiiÇ (Coray, p. 397). — Faêrne, fab. 19, Conâ, GiMus et Vulptt, — Haodenty i^o partie, fab. 36, d^un Coq, d'un Chien et ^un Regnard, — Ce n'est pas tout à fait le même sujet. Dans les deux bbles ésopiqnes , et dans celles de Faèrne et de Haudent, le Coq et le Chieny Toyageant ensemble, passent la nuit, Tun sur les branches, Ftatre au pied d'un aibre , dans un trou. Attiré par le chant du Coq, le Renard l'invite à descendre pour qu'il puisse embrasser un animal qui chante si bien. < Éyeille le Portier, reprend le Coq, pour qa*il m'ouTre la porte. • Le Renard appelle ; le Chien sort de son trou et le déchire à belles dents* — Le cadre de la Fontaine est à peu près le même que celui dou Cbulon (Colombe, Pigeon) e dou GourpUl (Renard) de Marie de France (fab. 5i), et de deux autres bhles françaises , intitulées te Coq et le Renard, et qui ont pour autears, l'une Guillaume Tardif, lecteur ou, comme il dit lui-même, lisenr de Charles VIII , et l'autre Guillaume Gueroult. Celle de Tardif, en prose, a été publiée dans les Facéties du Pogge (sans date); celle de Gueroult, en Tcrs formant des stances, à la suite d'un recueil à^Emblèmes (i55o). M. Sonllié les cite l'une et l'autre aux pages 188-191, et 221-214; <^tuc pages 114-117, il analyse et apprécie, un peu sérèrement peut-être, la fable de la Fontaine. — Dans le Roman du Renart (édition Méon, Ters 1711 et suivants), le Renart emploie enrert la Mésange, également sans succès, la même ruse qa'iei envers le Coq. Avec Chanteder le Coq, il a recours à une fourberie toute diflférente (vers i543 et suivants), qui, peu s'en faut, lui réussit. — Voyez encore le PanUchatantra de M. Benfey, tome I, p. 3io.
Mjrtkologia msopica Neçeleti, p. 119.
Sur la branche d'un arbre étoit en sentinelle
Un vieux Coq adroit et matois.
« Frère, dit un Renard, adoucissant sa voix,
176 FABLES. [r. x?
Nous ne sommes plus en querelle :
Paix générale cette fois. s
Je viens te Tannoncer ; descends, que je t'embrasse.
Ne me retarde point *, de grâce ; Je dois faire aujourd'hui vingt postes * sans manquer.
Les tiens et toi pouvez vaquer,
Sans nulle crainte, à vos afSures; 10
Nous vous y servirons en frères.
Faites-en les feux • dès ce soir,
Et cependant viens recevoir
Le baiser d'amour fraternelle.
— Ami, reprit le Ck)q, je ne pouvois jamais 1 5 Apprendre une plus douce et meilleure nouvelle
Que celle De cette paix; Et ce m'est une double joie De la tenir de toi. Je vois deux Lévriers*, to
Qui, je m'assure, sont courriers Que pour ce sujet on envoie :
Us vont vite, et seront dans un moment à nous. Je descends : nous pourrons nous entre-baiser tous.
— Adieu, dit le Renard, ma traite est longue à faire : Nous nous réjouirons du succès de l'aiSaire
Une autre fois*. » Le galand aussitôt