F. ]] LIVRE III. J
pour l'Ane. Outréf des sarcasmes qu'ils provoquent en portant la piaTre bdte comme un lustre, les deux voyageurs la jettent à la irnèrt, et s*en retournent sans elle k la maison.
Nous avons vu dans la collection d'autographes de M. Bontron- Chariard un manuscrit de cette fable, qui porte au titre : Le Meunier^ som FilSf et leur Asne^ et où les initiales sont remplacées par ces mots : A mon mmjr M, de Maucroy, Nous ignorons d'ailleurs si ce manuscrit est celui dont parle Waickenaer (voyez, p. 197, les notes i et a).
Yoluire, dans la Uttre de M. de la VUclède (tome XLVIII des OEwreSy p. 270), mentionne le Meunier^ son Fils et VAne comme un des chefs-d'œuvre de notre poëte, comme un morceau c excellent en ton genre; 1 puis, comme s'il craignait qu'on ne se méprit sur la portée de son éloge, il ajoute : c Je ne veux pas égaler le vol de la buvette à celui de l'aigle. Je me borne à vous soutenir que la Fontaine a souvent réussi dans son petit genre autant que G>meille dans le sien. 1 — Voyez les observations piquantes que cette fable suggère à M. Taine (p. i58-i6o) sur c le langage coloré, gouailleur, les métaphores expressives et proverbiales , le sel rustique , 1 dont la Fontaine a fait usage pour peindre les mœiuv des paysans.
^invention des arts étant un droit d'atnesse, j
Nous devons l'apologue à ranejlenne ' Grèce ; / ^^
Mais ce champ ne se peut tellement moissonner
Que les derniers venus n'y trouvent à glaner • J
La feinte est un pays plein de terres désertes ; 5
Tous les jours nos auteurs y font des découvertes''.