‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 257 sur 379 · Dans la ûJile de Faéme (Ters · texte numérisé non relu

Dans la ûJile de Faéme (Ters

Marasm ai éHscarSp çel martua, litigat mxar.

a5o FABLES. [r. xto

FABLE XVII

LA BBLSTTE EIfTRéB DANS UN GRENIBR.

Ésope, fab. i58» ^AXci^^ Xtfic&rrouoa, 'ÀX(&in)Ç iÇoYxsiOcroB t))v ytotipoc (Coray, p. 9$, soas trois formes, et p. 3So). — Babrins, fab. 86, ^Ui&7nr)Ç d^xcoOctoa. — Horace, livre I, épure vn (adressée à Mécène), vers »9-33. — Handeot, i^* partie, &b. i55, JPwi Bêgmrd et d'une Beilette, — Boursanlt, Us Fables d'Ésope^ acte I, scène n, U Belette et le Renard. — Le Noble, lab. 85, du Loup et de U BeletU. De la restitution,

Mythologia msopica Nepeleti^ p. asi, p. 38a.

Dans les fables grecipies, dans celle de Haadent, de mtoie que dsac le quatrain X1.TI1 de Benserade, c'est le Renard qui, contre sa eontome, se trouve pris. Chez Horace, c'est on mulot (mtedmU), Cha le Noble, c'est le Loup, comme aussi dans le ihman dm Memmrt, oè Ftimant, finère d'Ysengrin, demeure emprisonné, tandis qne le Renanl, son traître compa^;non, s'échappe :

U (lé Loup) a tant mengié M baeon {du porc)

Que il est pins gros qu'il n'est lonc...

Lors s'en vont droict vers le pertuis.

Et Renart si s'est lanciez hors,

Et Dant Primant si fîi tan gros

Qa'il ne pot le pertois oatrer. (Yen 4399-4407.)

D'après une autre version du Roman du Renart^ Robert (toiae I, p. ii5) cite ces deux vers :

Ne ponst issir, tant fîi rentrés.

Par là où il estoit entrés.

^ Chez Grégoire de Tours, qui met une variante de cette &bledaM la bouche de Théodobald, roi d'Anstrasie, soupçonnant la BàSÈli d'un de ses agenu, il s'agit d'un serpent entré dans une booteSle : Serpent ampuUam 9ino plénum reperit : per kig'us enim os ingrossus, feti intus kabebatur a^idus hausii : a quo infUttus wino^ exire per aUt^ quo ingressus fuerat non polebat, VenUns pero wini domimu, qmum ilk ^exire niteretur, née posset^ ait ad Serpentem : c Ewome prius quoi in*

w. xvn] LIVRE III. i5i

giuiisti^ et tune poteris abscedere liber, i [Bistorim eocUsiattica Fran» eoruM, lirre IV» chapitre it, tome II, p. so et ai, édition Giiadet et Tarume, in-8<»). — Saint JérAme, dans une lettre à Salvina (tome IV, col. 665 , Paris , 1706 , lettre lxxxv) , applique la fiible «me riches qui renient entrer dans le royaume des cieux : Docet et Msopi fabula plénum mûris ventrem per angustum foramen egredi mom valere. ^- Enfin M. Éd. du Mâril (Poésies inédites du mafeii ége^ p. i34, note 4) cite enoore on passage d'on TÎeiix sernaonaaire cpi résume Tépisode do Roman du Benart et en faik une énergique application aux usuriers : Quum temuls (Ysengrinius) per foramen arctum intraveraty inflatus exire non potuit. Vigiles vero.*,^ Ysengrinium usque ad evacuationem fustigaverunt et pellem retinuerunt,.,. Sic dtsmones usu" raritimf quum per congregationem rerum fuerit inflatus, a pelle carnis exmtum, animam in rnferum fustigabunt, et ossa eum pelle et earne usque ad futurum judicîum terrm commendabunt,

Damoiselle Belette, au corps long et flouet*, Entra dans un grenier' par un trou fort étroit :

Elle sortoit de maladie.

Là, vivant à discrétion,

La galande fit chère Ue *, 5

Mangea, rongea : Dieu sait la vie.

Et le lard qui périt en cette occasion !

La voilà, pour conclusion.

I . Toutes les éditions publiées du vivant de la Fontaine donnent ainsi flouet. Le Dictionnaire de VAcadémief en 1694» ^ encore en 1718, a les deux formes : flouet et fluet. Au sujet de cette double orthographe et de la rime flouet-étroit, voyez le Lexique,

a. In eumeram frumenti, dit Horace (vers 3o), c'est-à-dire dans un des paniers, ou plus vraisemblablement ici, des jattes de terre où anciennement on conservait le blé : cumera a les deux sens. Les autres €d>ulistes font entrer leur béte affamée dans le creux d*un arbre, ou dans une cabane, une étable, une grange, un clos, etc.

3. Bonne chère et joyeuse vie : voyez livre VII, fable xiv, vers 3a. — C*est un tour de notre vieille langue. Ainsi, dans le Ro» mon du Renart (vers 3190) :

Renart fet bêle chîere et lie.

a5i FABLES. [r. xm

Grasse, mafloe ^ et rebondie.

Au bout de la semaine, ayant dtné son soù, i o

Elle entend quelque bruit, veut sortir par le trou, Ne peut plus repasser, et croit s'être méprise.

Après avoir fait quelques tours, « C'est, dit-elle, l'endroit : me voilà bien surprise ' ; J'ai passé par ici depuis cinq ou six jours. » iS

Un Rat, qui la voyoit en peine, Lui dit : « Vous aviez lors la panse un peu moins pleine. Vous êtes maigre entrée, il faut maigre sortir*. Ce que je vous dis là, l'on le dît à bien d'autres^; Mais ne confondons point, par trop approfondir*, lo

4. Faretière et 1* Académie n'ont que la forme, de aens ident^M, mafléy à laquelle Furetière attribne deux acceptions, dont la secoiide oonTÎent bien à Temploi que notre poète fait ici de fmafim .* f qui a le TÎiage plein et large, ou la taille grossière. » L* Académie ne dooae qu*an sens : c qui a de grosses joues, a

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