Surprise^ c'est-à-dire dtrapée. Voyez le Lexique
6* Maera eavum répètes arcihfi quem maerm tmkisti,
(HomacB, rert 33.)
— La Belette, à qui s'adresse ici ce malin conseil, est, ches phisiain des antres fabnlistes, la béte qui le donne. Dans les fables greeqao, le conseiller est un second renard.
7. Le sens est clair ; il devait être frappant pour les premiers lecteurs de la Fontaine. La cbambre de justice instituée par G>Ibert pour examiner les comptes des financiers depuis i635, et punir kon roalTcrsations, venait de siéger de la fin de 166 1 jusqu'à la fin de i665. Le chiffre des amendes ou restitutions s'était élevé à cent £x millions, et l'opinion publique, et en particulier notre poêle , étiit loin d'avoir accueilli la plupart des sentences avec ces douloureux regrets qu'avait inspirés le sort d'Oronte, du généreux seigneur de Vaux.
8. Plus d'un avait eu i se repentir de s*étre occupé, ne fût-ce qoe pour implorer la clémence du Roi, de l'affaire de Foucquet. M. Chéruel suppose que la Fontaine lui-même avait été compris, en i663, dans la lettre de cachet qui exila son oncle Jannart. Vojex les Jfimotret sur Foucquet^ chapitre xlti, tome II, p. 400 et 401.
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r. xvu] LIVRE III. aSS
Leurs affiiires avec les vôtres*. •
9* Horace (tcts 34) s'applique la fable à lui-même (comparez dàâantj p. 67, note 6), on plutôt il déclare que, si ou Tent rappliquer à ses rapports arec Méoèney il rendra tout ce qu^il a reçu de lui :
Mme êgo si eamptUor imagine^ etmcia résigna.
*S4 FABLES. [r. xrm
FABLE XVIII
Éaope, fob* 18, Al!Xoupo< xa\ MOec (Cony, p. 19 et so, p« 394 et sgS). — BabiioSy fab. 17, ADjCKtpoç xa\ ^àXcxTpw&v. — Pbècbe» livre rV, fab. 1, <iff Mustela et Muribus, — RonmlnSy lÎTre IV, fidi. 1, de Mustela et Muribus, — Faërney fab. $9, Mures et Fêles, — Handeot, ae partie, fab. 10, (tun Chat et des Souris, — OMTOzeC, fidb. 61^ de le MusteUe et des Souris, — Dans deux des ùHAes Utinct, et dans celle de Corroiet, c'est, comme IVm Toit, la MusteUe on Belette qui rempUœ le Chat ; dans celle de Babrios, un Coq joue le rôle du rienx Rat,— Cette fable était représentée dans le Labyrinthe de Versailles, elle fait le sujet d'un quatrain de Benserade (t« de l'édition de 1677; i.yii« de celle de 1678). — Dans le recueil de Daniel de la Feaille, ira partie, p. 6 (Amsterdam et U Haye, 1694), le même sujet se trouve traité, avec moins de développements et beaucoup moins de grftce, malgré quelques jolis vers. La fable est intitulée : des Âats et du Chat,
Mythologîa suopiea Nepeleti, p. iia, p. 419.
Nous avons vu, dans la collection d'autographes de M. Boutrae- Charlard, un manuscrit de cette fable qui a pour titre^ comine k» anciennes éditions : le Chat et un vieux Rat,
M. Soullié (p. i46-i5i) apprécie avec goût la iàble delà Fontaine, et U compare en détail à celles de Phèdre et de Faëme. — L'apologue du Chat hypocrite se retrouve en Orient sous plusieurs foraes, qui se rapprochent soit de cette fable du Chai et un vieux Rat, soit de la XVI* du livre VII, le Chat, la Belette et le petit Lapin (voyes ks sources indiquées à Toccasion de cette dernière). Par exemple, daM le grand poëme sanscrit intitulé le Mahdbhdrata {S^ partie, distiques 5411-5447 ; tome VI de la traduction de M. Fauche, p. 389- 393), il y a une longue fable du Chat ascète et pénitent, qui, à force d'hypocrisie, réussit à gagner la confiance des volatiles et des rats,
I. ST LE visiTx RAT, daus le texte de Walckenaer et dans la pla* part des éditions modernes.
r.xvni] LIVRE III. 25S
an point qne o«t dernSen, prenant pi^édu grand âge qn*U te donne, le oondoUent habituellement au fleuve pour faire ses ablutions, et lur offrent de fréquentes occasions, dont il profite avec adresse, de s'engraisser en les dérorant. Voyez encore la fable iv du livre I de VHU topade^a, et ce que M. Benfej, dans son Introduction au Pamiieha' Umirtt (tome I, p. 35 s), dit des divers apologues indiens où le Chat est ainsi mis en scène. U croit, non sans' raison, tronver des alhiflons à son rôle hypocrite jusque dans le code de l<ûs de Manou, Krre IV, distiques 3q, 19a et 19$. — Le xa4® récit des Avaddntu^ traduits du chinois par M. Stanislas Julien (tome II, p. i5o et i5i), a ansai, dans son plaisant petit cadre de rétemûment du Rat et des bons venu du Chat, une lointaine analogie avec la présente fable. «— Enfin on connaît la &ble xvi« de Pénelon, ta meilleure peut-être, U Chat et la Lapins (tome XDC des (XSuvtes^ p. 5i et 5i, édition Lebel, Paris, i8i3)y qu'il hni comparer à la fois aux deux Chats de la Fontaine» je veux dire à celui-ci, et à celui du livre VII, fable xvi.
J'ai lo chez un coDteur de fables, w*^ Qu'un second Rodilard ', l'Alexandre des chats',
L' Attila ^, le fléau des rats,
Rendoit ces derniers misérables :
J'ai lu, dis-je, en certain auteur, 5
Que ce Chat exterminateur.
Vrai Cerbère, étoit craint une lieue à la ronde : n vouloit de Souris dépeupler tout le monde.
9« Voyez livre II, iàble n, note i« — Rodilard I«' est, sans conteste, le célèbre chat de Rabelais, mentionné dans cette note.
3. Voilà une antonomase qui évidemment, dans la pensée de Bostœt, n'avait point place parmi celles qui lui faisaient dire en 1687 : « Cet Alexandre, qui ne vouloit que faire dn bruit dans le monde, y en a fait plus qu'il n'auroit osé espérer. Il faut encore qu'il se trouve dans tous nos panégyriques ; et il semble , par une espèce de fatalité glorieuse à ce conquérant, qu'aucun prince ne puisse recevoir de louanges qu'il ne les partage. 1 (Oraison funèbre de Louis de Bourbon^ prince de Condé, tome XVII des OEuvres^ p. 55o, édition Lebel, Versailles, 1816.)
4. Attila, roi des Huns, surnommé le Fléau de Dieu, c'est-è-dire le fléau euToyé par Dieu. Ici c'est le fléau envoyé contre les rats.
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a56 FABLES. [r. i^m
Les planches qu'on suspend sur un léger appui,
La mort-aux-rats, les souricières, lo
N^étoient que jeux au prix de lui.
Gomme il voit que dans leurs tanières
Les Souris étoient prisonnières, Qu'elles n'osoient sortir ', qu'il avoit beau chercher. Le galand &it le mort, et du haut d'un plancher 1 5
Se pend la tète en bas * : la bête scélérate A de certains cordons se tenoit par la patte. Le peuple des Souris croit que c'est châtiment, Qu'il a fait un larcin de rôt ou de fromage, Égratigné "^ quelqu'un, causé quelque dommage ; % •
Enfin qu'on a pendu le mauvais garnement.
Toutes, dis-je, unanimement Se promettent de rire à son enterrement, Mettent le net à l'air, montrent un peu la tète,
Puis rentrent dans leurs nids à rats, i5
Puis ressortant font quatre pas,
Puis enfin se mettent en quête.
5. Dans la hblt ésopiqœ et dan* eellet de Faënie et de Handcnc, elles restent toot an haut de la maison, dans une partie oà le Ghit ne peut, dit-on, atteindre ; c sous les ais d'un double plancher, • dk le fabuliste du recueil de Daniel de la Feuille.
6. Ce trait, omis par Phèdre, est dans la fid>le grecque : 'Asb itaxx£Xaià ttvbç iout^ àva6àc iacf^éiçv^^t , xa\ npootxoicrco vcxpbç iTwu — Faêrne dit à peu près de même :
Hune picissim eseogiiaç'U calUdus Fêles Joium , Ut tigtUo prominenti pariete es domestieo Adplieaiîi pedes supîmos^ eapite dtortum pemdmlo , Mortuum simuUret,,,, (Vers 6-9.)
^- Babrius a réuni Tidéc du sac, qui, dans la fable éac^fnquf, le trouTe à la même place et arec le même tour que ches la Fontaine, et l'idée des cherilles auxquelles le Chat se pend :
Les cordons sont de notre poète.