Égratiméf dans Tédition de 1679 (Amsterdam
F. xvui] LIVRE III. a57
Mais voici bien une autre fête :
Le pendu ressuscite; et sur ses pieds tombant,
Attrape les plus paresseuses. 3 o
« Nous en savons plus d'un ^, dit-il en les gobant : Cest tour de vieille guerre •; et vos cavernes creuses Ne vous sauveront pas, je vous en avertis :
Vous viendrez toutes au logis. »
11 prophétisoit vrai : notre maître Mitis *® 3 5
Pour la seconde fois les trompe et les affine**,
Blanchit sa robe et s' enfariné ** ;
Et de la sorte déguisé, Se niche et se blottit dans une huche ouverte.
8. A OUI en savons plus iPun, plot d'un toor, est encore une de ces fortes ellipses» de la langoe femilière, dont nous avons déjà eu Toccasioo de parler. Voyez V Introduction grammaticale du Lexique^ à Particle Eixipse.
9. Rabelais a dit au livre IV, chapitre viii (tome II, p. %o) : c Cest ung tour de vieille guerre. »
10. Mot latin qui veut dire doux^ et convient parfaitement au chat. — Gemzez cite, au sujet de ce mot, la xxiii* nouvelle de Bouavcntore des Periers. Un curé interroge un jeune garçon qui étudiait à Paris : f Or ça, dites-moy en latin un chat.... L'enfant respond : Catusy Felû, MurUegus, Le curé, pour donner à entendre an père qu'il sçauoit bien plus qu'ils ne sçauoient à Paris, dit au ieune fi Iz : c Mon amy, ie pense bien que vos regens vous ont ainsi monstre ; c mais il y a bien un meilleur mot : c'est Mitis$ car vous sçauez c bien qu'il n'est rien tant priué qu'un chat ; et même la queue, qui c est soneue quand on la manie, s'appelle suauis. 1 {Contes et Nouvelles de Bonaventure des Periers, édition de la Monnoye, Amsterdam, 1735, tome I9 p* a35-a37.)
11. Les joue, les attrape par la ruse, .affiner est fréquemment employé dans ce sens par les auteurs du seizième siècle : voyez le Lexique.