Magot désigne proprement un gros singe sans queue, du
genre des macaques. Dans la synonymie indiquée en note au tome XIV
de Bnffon, p. 109 (Imprimerie royale, 1766), le magot est identiGé
s ayec le ejrnoeéphale, mentionné par Aristote an livre II de l'Histoire
des animaux y chapitre yni (ailleurs t).
i5. Locution proverbiale. Le nom de Vaugirard s'employait vo«
. kmtiers dans ces sortes de rapprochements géographiques : voyez
. an tome X des Lettres de Mme de Sévigné^ p. 49&y comment Cou-
, langes s'en est servi dans une chanson. Vaugirard était au temps de
la Fontaine, et il n'y a pas longtemps encore , un village près de
Paris (à une lieue de disunce, dit en 1771 le Dictionnaire de Tré-
poux); il fait partie maintenant de la ville, depuis que Paris a élargi
son enceinte.
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«94 FABLES. [r. tii
Et qui, caquetants^* au plus dru.
Parlent de tout, et n'ont rien vu.
Le Dauphin rit, tourne la tête,
Et le magot considéré, 4 •
n 8*aperçoit qu'il n a tiré
Du fond des eaux rien qu'une béte.
n l'y replonge, et va trouver
Quelque homme afin de le sauver'^.
16. Les éditioDs originales mettent ainsi le participe aa plvîel, de même que celles de i68s et de Londres 1706.
17. c On ne voit pas trop quelle est la moralité de cette pntendoe fable, qui n*en est pas une. » (Chamfobt.) ^ Voici TafCibolation de Faëme :
Qui mentiuntttr impudenter^ ht suis RefeUere ipsi se soient mendaeus.
F. ym] LIVRE IV. agS
FABLE VIII
l'hOMMX BT L*n>OLB DE BOIS.
Ésope, hh, isSf ^^AvOpconoç xoraOpouaac dfyaXfjia {CoTAy, p. 70 et 71, sous deux formes, et p. 33o). — Babrius, fab. 119, ^A^aX^Aa *Ef|JLitRi. — Haudent, i* partie, fab. 8, <tun Jvaricieux et de son Ydole, — Corrozet, fab. 76, de V Homme et de son Dieu de bois. — Le Noble, fab. ^i bis {p9 i da tome II}, de P Idole brisé (sic : royez la note 4)* ^ caprice,
Mftkologia msopica Neveleti^ p. 19a.
On a rapproché de oet apologue un conte indien, dont il existe plusieurs rersions. Dans ce conte, fondé sur une croyance bouddhique, l*Idole, dans laquelle de Tor est caché, est remplacée par un moine djaina, en chair et en os, qu'un coup de bftton, assené sur la tète, transforme en or, et cet or enrichit un pauvre marchand, riche dans une existence antérieure, qui, arerti en songe, a ainsi frappé le moine. M. Weber, par une conjecture ingénieuse, trop ingénieuse peut-être, suppose, dans ses Études indiennes (tome III, p. 353), que cette sorte de légende fait allusion à un épisode de la sanglante persécution dirigée contre le bouddhisme, au roi Pushpamitra promettant cent pièces d*or pour chaque tête de religieux qu^on lui apporterait : c*est un fait rapporté par Eugène Bumouf dans %on Introduction à r histoire du Buddhisme (p. 43 1)- Au sujet du conte indien, que plusieurs inclinent à considérer comme la source de la fable grecque, on peut Toir, outre M. Weber, déjà cité, V Introduction au Pantschatamtra de M. Benfey (tome I, p. 475-479), et le Mémoire de M. Wagener (p. lai). Le conte même est le i«' du livre Y du Pantscha» tantra (tome II de M. Benfey, p. 331-336); il y est allongé par une continuation assez plaisante.
Certain Païen chez lui gardoit un Dieu de bois,
De CCS dieux qui sont sourds, bien qu'ayants * des oreilles* :
I. Ce pluriel est dans toutes les éditions anciennes, sauf celle de 1679 (Amsterdam).