F. IX] LIVRE IV
&b. i40y JtunB Cormeiûe; i* partie, fab. ai, ttun Corbeau et des aul* très OfsemtijB, — Corrozety lab. 29, du Geajr et des Paoms. — « Le No* ble, fab. 89, du Corbeau déplumé. Le partisan ruiné,
Mfthologia msopica Neçeleti^ p. 171, p. 343, p. 846, p. 369.
Cette fable est au Manuscrit de Sainte-Geneviève,
Parmi les fables grecques et latines, il D*y a que celle de Pbèdre, et les imitations qui portent les noms de Romains et de Neckam, dont le sujet soit le même que celui de la Fontaine. Le Geai (on plutôt le Cboucasy voyez la note i) qu*Ésope (n^ 10 1) introduit soit parmi les colombes, soit parmi les corbeaux, ne s*est point paré de plumes étrangères. Dans son autre fable (no 188), de même que dans celles de Babrius et d*Apbtbonius, les oiseaux comparaissent derant Jupiter pour qu'il décerne à l'un d'eux soit la royauté, soit le prix de la beauté, et le Choucas, dans le yain espoir de tromper le diea et d'aroir le dessus, se décore de tout ce qu'il trouve de belles plumes perdues par les autres. Cest le récit d'Apbthonius que Lessing préfère à tous les autres : voyez ses Remarques sur Phèdre (tome XI des Œuvres y p. io5, édition Lachmann). — Haudenta traité les deux sujets, celai de Phèdre, et celui du n» 188 d'Ésope. — U y a plusieurs fables orientales où figurent des oiseaux, et en particulier des corneilles, des corbeaux, des choucas, qui veulent cbanger de nature, oa se mêler k d'autres espèces : voyez M. Benfey, tomel, p. 347 et 348, p. 365, p. 601 et 6oi. On peut.aussi rappnxdier de notre fable la ioi« de Babrius, où le Loup quitte ses somblables pour firayer avec les Lions. M. Wagener (p. ii3 et ii4) compare k cette dernière celle du Chakal nourri avec de jeunes Lions (iv* da livre IV du Pantschatantra) y et M. Weber, dans ses Études indiennes (tome III, p. 349)> le récit, plaisamment toomé, da Chakal qui se troavant teint en bien pour être tombé dans on tonneau d'indigo, et se voyant par suite admiré et redouté, se proclame roi des animaux, mais expie bientôt sa tromperie. — Le Geeù paré des plumes du Paon était représenté dans le Labyrinthe de Versailles; c'est le xxx« quatrain de Benserade (le vn« de l'édition de 1677), — Lessing (livre II, fable vi) a ingénieusement continué le récit : c Assez, • crie la Corneille aux Paons quand ils ont repris tout ce qui leur appartenait; mais les Paons, qui parmi ses propres plumes en ont remarqué quelques-unes plus brillantes que les antres, répondent : c Tais-toi, pauvre folle ; en voilà encore qui Be peuvent être à toi ; » et ils continuant de la dépouiller, c Cest
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oe qui anÎTe, dît Ghamfort, à tons let pkgîaim. On finit par lenr ôter même ee qui leur appartient. » Voyes la dernière note de b hbU.
Un Paon mnoit ^ : un Geai prit son plnmage ;
Puis après se Taccommoda ; Puis parmi d'autres Paons tout fier se panada ',
Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué, 5
Berné, sifflé, moqué, joué, Et par Messieurs les Paons plumé d'étrange sorte; Même vers ses pareils s'étant réfugié,
U fut par eux mis à la porte.
Jl est assez de geais à deux pieds comme lui, t«
Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui, / { . Et que Ton nomme plagiaires *. >
4. Giez Haudent (fable 140 de la f* partie), oe n*ect pat le Paon, mais la Corneille qui mne. CTett parce qn'elle se Toit c tooie pel^, t qu'elle recneiile « les plnmes d*aultres oyseaulx. • — Qm Marie de France, le Corbeau s'arrache toutes ses plumes poor Ici remplacer par celles du Paon.