‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 296 sur 379 · Voyez ci-destot la note · texte numérisé non relu

Voyez ci-destot la note

17. Vab. : Chacun de tes enfanta. (Manuscrit de SaintC'Gcnêwiève,) ~^ Ce manuacrit donne au rera suivant : « H tient », pour : c II prend ».

x8. Vab. : Et le triumvirat t'en tire areo succès.

(Manuscrit de Saintê-Cencptèpe,)

19. Cest-à-dire, les avocats, les hommes d'affaires. »o. Terme de pratique. Verrcttr porte sur le fond ; le défaut^ sur la forme.

340 FABLES. [f. xm

Profiter de ces dards unis et pris à part*.

SI. Ghamfort et Nodier font remarquer que le rtn est léoû. — Nodier relère plus haat {wtn 9 et 10) une antre iirégnianié» ^H appelle c une diitraction phîtôt qn\y»e lioenee » de la Fonnôe. C'est nn c rtn matcnlin précédé d*an autre ren Buculin a^tc lequel H ne rime point. »

r. m] LIVRB IV. 341

FABLE XIX

l'oraclb bt l'impib.

Étope^ fab. i6, K9MiK^ér(^jm{Conj^ p. ii et 19, p. 388 et sSg).

— Fftêrne, hb. 40, Dee^tor et ApcUo. -— Haudent, i** partie, M). 19, /wt Calumnmiearet du dieu Pkébus^

MjthologUt msopica NeveUti^ p. 100.

L*abbé Guillon rapproche de cet apologue T^pUode de la Tkéogo» nk d'Hésiode (Tert 535 et tuiTants) où Prométhëe, Toulant tromper Jupiter, lui présente un bceuf dont il fait deux parts, l'une des os caches sons la graisse, l'autre des parties plus délicates euTeloppées dans la peau, en laissant au Dieu le choix entre les deux.

Vouloir tromper le ciel, c^est folie à la terre. Le dédale des cœurs en ses détours n*enserre Rien qui ne soit d*abord éclairé par les Dieux : Tout ce que Tbomme fait, il le fait à leurs yeux, Même les actions que dans Tombre il croit fiûre ^ 5

Dn Pidfen qui sentoit quelque peu le fagot*, Et qui croyoit en Dieu, pour user de ce mot,

I. La pensée déreloppée dans ces cinq Ters est simplement rendue dans la fable grecque par deux épitfaètes : tb 0<idv dhcopaXé^tOTov xa\ £léAi)tov, c on ne peut ni tromper la dirinité par le raisonnement ni échapper à sa connaissance. » — L'omnbcience dirine, qui (ait le •Qjet de cette affabulation, est célébrée aTec beaucoup de force dans divers passages de l'Écriture sainte : Omnia videt oeulus illius. Ocuâ Dùmim mmiio phs lueidhres sunt super soUm^ eireumêpUientes omnes pias AMNimm, et proflmdum abyssi^ et homtnum corda intuentes in abscons ikupurtes. {Une de FEeciéeUutique^ chapitre xxm, TerseU 17 et a8.)

— Oimûi mmtem mmdm et uperta tunt ocuÙs eiut, (Sàiirr Paul, tpùre «M Bébremx^ chapitre it, rerset i3.)

a. Expression proTerbiale qui rappelle le traitement qu'on faisait nliir «utrefbii aux hérétiques, etc. Voyez le Lexlfuê de Mme de Se-

34a FABLES. [f. xix

Par bénéfice d*inventaîre ',

Alla consulter Apollon^.

Dès qu*il fat en son sanctnaire : i o

« Ce que je tiens, dit-il, est-il en vie ou non ? > . Il tenoit un moineau, dit-on,

Prêt' d'étouffer la pauvre bête,

Ou de la lâdier aussitôt,

Pour mettre Apollon en défaut. 1 5

Apollon reconnut ce qu'il avoit en tête : « Mort ou vit, lui dit-il, montre-nous ton moineau.

Et ne me tends plus de panneau :

vigne ^ tome I, p. 4oa et 4o3. — Marot, dant son Épiire au Roi^ pow avoir été dérobé (vers 1 1), emploie une location analogue :

Sentant la hait de cent pat à la ronde.

— M. Taine (p. 3io}, à Toceation des vers 6-8 ^ nous font pan ser brusquement du ton grave et lyrique au ton léger, remaxqne combien la Fontaine est a prompt à regarder Tenvers des choseï, > et c dispose à terminer un acte d'admiration par un bon mot. >

3. Cest4-dire, sous condition, autant que cela ne le générait ai ne lui coûterait, c Héritier par bénéfice d'inTentaire est celui qui obtient des lettres de chancellerie en vertu desquelles il fait £uie on fidèle inrentaire, moyennant quoi il peut se mettre en possession des biens d*un défunt sans être tenu de ses dettes que jusqu'à concurrence des effets contenus en cet inventaire, dont U est chargé de rendre compte. » Les deux dernières éditions du Diaioimmr* ée C Académie (i835 et 1878) écrivent : a héritier ^01» bénéfice d'invcstaire ; » mais les précédentes, j compris celle de 1798, donnent, comme la Fontaine, comme les Dietionnaîres de Richelet, de Fnre* tière : c (héritier) p€w bénéfice d'inventaire. » — La Fontaine n'eft pas le premier qui ait £ûtun tel emploi de cette locution. L'Estoile, dans ses Mémoires (tomel, p. 83, édition Petitot, fin de i573), dit à propos de Jodelle : a II étoit d'un esprit prompt et inventif mais paillard, itrogne, sans aucune crainte de Dieu, qu'il ne crojoU que par bénéfice d'inventaire. »

4. C'est à Delphes même que l'Impie, dans les diverses fablei qu'indique la notice, essaye de tromper ainsi le Dieu.

5. Voyez la fable précédente, vers 10 et vers 17, et la noie 9-

F. xxx] LIVRE IV. 34^

Tu te troirverois mal d'un pareil stratagème.

Je vois de loin, j*atteins de même*. » ao

6. Cest on toaTeDÎr des épithètes qni accompagaent ordinairement le nom d'Apollon chez Homère, et qu*il emploie même parfois tans substantif poor désigner ce Dieu (voyez V Iliade^ livre I, vers 96 et iio) : (xY)6â^, |xoctt}66Xo(, IxornjCeXiTTjc, Ijciepyoc, fxotof, c qui lance au loin, qui atteint de loin, a etc. — Le premier hémistiehe rappelle lo xijXiÂcdxov (^if^a qu'Aristophane applique si poétiquement aux Nuées (Nuées^ vers a86).

344 FABLES. [r.zx

FABLE XX

l'avare qui a pbrdu son trésor.

Éêopey &b. 59, 4h>ip7u(>oc (Coniy, p. 36, p. 3ii]. — Faênc, fab, 49, ji9arut, •— Handeut, i** putie, fiib. 43, ^u» jâmarkkmx,

Mjrtftologia msoplca Neçêieti^ p. i38.

LesÛDg (livre II, fable xvi), après avoir reproduit la £d>le étopiqne, la continue par une addition qui k ravarice ajoute TenTÎe. Aa voisin qui dit k l* Avare : « Figure-toi que la pierre Diiae Jfc la plaee est ton trésor, et tu ne seras pas plus pauvre, s 1* Avare répopd: « Mau un autre en sera d'autant plus riche. Penrage quand ']*j pense. »

L*usage setilement fait la possession^.

Je demande à ces gens de qui la passion

Est d'entasser toujours, mettre somme sur somme,

Quel avantage ils ont' que n'ait pas un autre homme.

Diogène là-bas* est aussi riche qu'eux, 5

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