F. XX] LIVRE IV
Et Tavare ici-haut comme lui vit en gueux. L'homme au trésor caché qu'Ésope nous propose, \/ Servira d'exemple à la chose.
Ce malheureux attendoit. Pour jouir de son bien, une seconde vie ; 10
Ne possédoit pas Tor, mais For le possédoit^ n avoit dans la terre une somme enfouie, Son cœur avec', n'ayant autre déduit* Que d'y ruminer jour et nuit, Et rendre'' sa chevance* à lui-même sacrée*. i $
Qu'il allât ou qu'il vînt, qu'il bût ou qu'il mangeât, On l'eût pris de bien court, à moins qu'il ne songeât
eophémisme, Ixtt pour 2v *AtSou (Toyez les Suppliantes d*£M!byIe, Tcn a3a, VJntigone de Sophocle, vert 76, etc.). Ce mot t'oppose à iei'hauty qui est au Ters saivant : voyez le Lexiqut^ k Tartiole Ici.
4. (Test on mot du philosophe Bion le Borysthénite. H disait en pariant d'un riche avare : « Celui-ci ne possède pas son avoir, mais c'est son avoir qui le possède; • 0^ oSxoç, if^i), t^v oùoCov xéxtifrat, £lX' {) o^oCa Tothôv. Voyez sa vie au livre IV de Diogène de Laërte (chapitre vu, ^ ^o).
5. La fable grecque dit de même : ou^xorcopûÇaç Ixs? xa\ t^v 4^^v iovroS xa\ t^ voiuv. Et Benserade {quatrain clyi) :
L*avare avec son cœur enterra son trésor.
6. Terme du style badin, divertiasement, plaisir. Ce mot, très-fréquent chez nos anciens poètes, était déjà vieilli au temps de la Fontaine, de même que ehevanee^ employé deux vers plus loin. L'Académie ne donne pas ce dernier dans la première édition de son Dictionnaire (1694)*
7. £t de rendre^ dans les éditions de 1678 et de 1688. La première c«Nrrige celte faute à V Errata.