L*un des Bœu£i luj va dire
« Tu n^es pas bien, il n'est point de lieu pire Que cestny-cy pour j trouuer mercjr. »
(CoAROBCT, vers 6-8«)
4. « Voyez, dit Chamfort, avec quel esprit la Fontaine saisit k seul rapport d^utilité dont le Cerf puisse être aux Bcsufik »
F. xxi] LIVRE IV. 349
Et vous n'en aorez point* regret. »
Les Bœufs, à toutes fins*, promirent le secret. U se cache en un coin, respire, et prend courage. Sur le soir on apporte herbe iraiche et fourrage, i o G>mme Ton faisoit tous les jours :
L'on Ta, Ton vient, les valets font cent tours \ L'intendant même ; et pas un, d'aventure.
N'aperçut ni corps, ni ramure ', Ni Cerf enfin. L'habitant des forets z 5
5. P«#, au lien de poimt, dans la première édition (1668, in-4*) et dans les éditions de i68a et de 1739.
6. Qnoi qn*il en dût advenir. On dit anssi, et plus ordinairement : c à tonte fin », au singulier.
7. FromJem httbuUus affert^ nec ideo videt, Eumt subùule et redêunt omnes rustiei; Nemo ammadptrtU; transit etimm viUkuSy
Née Ule qmdqutm sentit,,., (PHÈDBX,Ters 11-14.)
— c Blaison très-bien tenue 1 dit Chamfort. Tout le monde paratt à sa besogne et ne fidt rien ({ui vaille. » Et il ajoute très-finement, à propos du Ters 14 : « Cela ne parait guère yraisemblable, et Toilà pourquoi cela est ezceUent. »
8. Nous suivons, comme de coutume, le texte de 1678, qui est anssi, dans ce passage, celui des éditions de 1678 A, de 1679 (Amsterdam), de 1688 (la Haye) et de 1708 (Londres). Les deux éditions de 1668 (in-4« et in-ia) ont cors (sans ^), terme de vénerie qui désigne les cornes sortant des perches du cetî (ramure est le bois entier, les perches mêmes). Cette seconde leçon pourrait se défendre, mais la première {corps) nous parait préférable, surtout à cause du mot enfin qui est au vers suivant. On ne dirait pas bien, ce nous semble : a n*aperçut ni cornes (cors et ramure ensemble ne signifient rien de plus), ni cerf enfin ; » et il est à nos jeux très-probable que la Fontaine a changé à dessein sa première leçon, qui d'ailleurs n'était jgeut-être qu'une faute d'impression. — Les éditeurs modernes, à l'exception de M. Pauly, qui, comme nous, écrit eorps^ ont adopté la leçon de 1668, en remplaçant, nous ne savons pourquoi, cors par eor : Furetière donne ce singulier cor; mais il n'est ni dans le Dic~ tionnaire de ^Académie (dans aucune des six éditions, depuis 1694 jusqu'en r878), ni dans celui de M. Littré : ils n'admettent l'un et l'autre que le pluriel cors.
35o FABLES. [p. xxi
Rend déjà grâce aux Boeufft*, attend dans cette étable
Que chacun retournant au travail de Cérès **,
D trouve pour sortir un moment favorable.
L'un des Bœufs ruminant lui dit : « Cela va bien ;
Mais quoi ? Thomme aux cent yeux ^* n*a pas bit sa revue.
Je crains fort pour toi sa venue ; Jusque-là, pauvre Cerf, ne te vante de rien ^*. » Là-dessus le Maître entre, et vient fieure sa ronde.
9. .... Tum gaudetu Feriu Êuhu qumtit agert eœpit gratku^ HûêpUium mdçtno quoi prmstiiermi tempart,
(pHiDBB, Tert 14-16.)
10. On tait que le nom de Cérèt^ la déette de r«giieiiltafe, te prend sourent au figuré, chez les ancien* poètes, pour désigner la moissons, les fruits de la terre.