Voici ce que dit Phèdre (vers 17 et aS
.... Hmc sigmificat fahmla Donùnum fidere plwrimum in rébus suis,
19. L'édition de 1679 (Amsterdam) porte : c je mettroia, • poar : c j*y mettrois. 1
ao. Voltaire (tome XXXIX des OEwres, p. 217 et ai 8) ritelo deux derniers vers parmi les maximes d*un sens profond qa*il admire dans les fables de la Fontaine. — c Ce dernier vers produit lue surprise charmante, dit Chamfort. Voilà de ces beautés que Phèdre ni Esope n*ont point connues. 1 — Vœil du maure est depuis longtemps une expression proverbiale : ff Un roi, dit Xénophon, dans r Économique (chapitre xii), ayant acquu un bon cheval, demands i «a homme qui paraissait être habile en fait de chevaux, ce qui pourrait le plus vite engraisser sa béte. c LWil du mattre s ÇkâxAnu ^0«X{a6<), répondit-il. Je crois que, pour le reste, 6 Socrate, c'est de même Toeil du mattre qui surtout rend les choses belles et hoBMi (oCtu)..., Si St&xparreç, xa\ tdfXXa (Aot Boxer $(9x6iou 696aX(ib< '^^ xaXin x^Y»^^ jA^Xiota IpYdÇtoOat). • — t Par métaphore, dit Fleuiy de Bellingen dans rÈtjmologte des Proverbes (chapitre xxvii , p, 356\ on approprie ces mêmes paroles {Tœil du maître engraisse U c'ievat.h ceux qui prennent eux-mêmes la conduite de leur famille et ont loiii du gouvernement de la maison. 1 — Le fécond romancier H. de Balzac, parlant, dans sa touchante histoire de Pierrette (Michel Léty, 1864, in-i8, p. 116), du regard de propriétaire ^ le nomme trèf-jtutement c ce regard inexplicable qui voit ce qui échappe aux jem les plus observateurs. »
r. xMi] LIVRE IV. Y^^
FABLE XXII
L*ALOU£TTB BT SB8 PKTITS, AVEC LE MAttRK D UN CHAMP.
fiabriuf, fab. 88, KopuBaXbç xai Neo99o{ *. — Auln-Gelle, KuUs attif«c#y tivre II, chapitre xxix*. — ÀTiaDOs, hh, ai, Rusticus et Avis, — Faënie, fab. 96, CtusUa, — Handent, \^ partie, fab. 194, tfwie JUouftte et de se* Petis,
Mjrthohgia msopiea Nevelett^ p. 470.
Cette fiBi>le a été reproduite dans le Recueil de poésies chrétiennes et diçerseSy tome III, p. 354*
Faëme n*a fait qae mettre en rert, a^ec moins de gràoe pent-étre et de naturel, le récit d'Aulu-Gelle. Lequel des deux a senri de modèle à la Fontaine? Il serait difQcile de le décider; pourtant j*incliiie à penser que c^est Faëme, k cause des éditions si nombreuses et de la popularité de son recueil. Le lecteur eu jugera lui-même ; nous mettons les deux morceaux sons ses yeux dans V appendice de ce to-
I. Ayant la découverte du manuscrit du mont Athos, Furia, le premier, aTait publié cette fable de Babrius, en 18 10, d*après un manoscrît du Vatican, qui la donne comme de la prose. G>raj (p. 373 et 274) , et après lui plusieurs autres philologues , l'ayaient mise en >ers choliambiques. La version du Vatican diffère de celle du mont Alhos par un certain nombre de variantes ; la plus importante est que le rôle principal appartient, non, comme dans la vraie fable de Babrius, à TAlouette huppée (KopuSaX^ç), mais k un autre oiseau, appelé japoZ^iàiy oiseau jaune, dit-on, et nichant dans des crevasses, mais dont on ne sait pas le nom actuel. — A sa fable en vers Coray (p. 374 et 375) joint une imitation en prose grecque qu^il a faite luimême de la fable latine d*Aulu-Gelle mentionnée ci-après.
3. Aulu-Gelle nous apprend qu'Rnnius avait traité ce sujet dans une de ses satires ^ scite admodum et venuste, en vers iambiqnes de quatre mètres ou huit pieds ; il cite les deux derniers de ces vers, où se trouve exprimé ce proverbe :
Hoc erit tihi argumentum semper in promlu situm^ Ne qtdd exspectes amicos, quod tute agere possies,
— Faëme a pris pour affabulation oe fragment d*£nnius.
J. Dx hk FovTAiax. I a 3
354 FABLES. [f. xin
lame. — M. Sainte-Beuve, dans ses Critiquet et Portraiu (»• éditioiiY 1841, tome I, p. io3 et 104) , dit ao sujet de cette fiible et de qoelqnei antres : c La Fontaine a encore, snr ses devanciers du seizîèine siède, l'avantage d*aToir donné à ses tableaux des couleurs fidèles qui aeatent, pour ainsi dire, le pays et le terroir. Ces plaines immenifs de blés oà se promène de grand matin le Maitre, et où rAlooetle cache son nid; ces bruyères et ces buissons où fourmille tout un petit monde ; ces jolies garennes dont les botes étourdis font la cour i F A»rore dans la rosée et parfument de tbym leur banquet, c*ert li Beauoe, la Sologne, la Champagne, la Picardie; j*en reocaBaisks fermes avec leurs mares, avec les bassea-cours et les colombien. La Fontaine avait bien observé ces pays, sinon en maître des eaux et forêts, du moins en poëte; il y était né; il y avait vécu longteaips. ■
Ne t'attends qa*à toi seul : c^est un commun proverbe ^ Voici comme Ésope ^ le mit En crédit* :
Les alouettes font leur nid
3. T*attendre aux yeux d'autrui, quand tu dors, c*est crrcor.
(Livre M, faUe m, ven 6*.)
— tn nohit tantum ipsis nitamur^ dit Aulu-Gelle. — Plante {Mercâtût^ acte y, scène iv, vers 5i) rend le même axiome sous forme a£Bi^ matiTc :
.... Suam qmsque homo rem memînit,
^ La Motte, dans son Discours sur la fable (édition in-4«, p. xn rt xvn), critique la Fontaine d'avoir mis en tète de la fid>le la morak qu* c Ésope avait dessein de prouver par la fable même, » et d'avoir ainsi 6té au lecteur c le plaisir amusant de la suspensicm. » Af. Saint- Marc Girardin, dans sa xxm* leçon (tome II, p. aSg), lui répond que Tordre adopté par notre poète c est tout naturel, » et que c le lecteur ne languit pas en écoutant le récit; le pkisir de voir le récit confirmer la maxime vaut celui de deviner d'avance la maxime dsa* le récit. 1
4. Aulu-Gelle intitule la fable : Apologm JEsopi Phrjgisy mumoreu mon inutUis, Le texte grec attribué à Ésope n*est point parvenu jo»* qu*i nous.
5. c II fallait, dit Ghamfort, mettre ces deux vers en un, ce qai
F. xni] LIVRE !▼. 355
Dans les blés*, quand 38 wmt cm herile, 5
C'est-à-dire environ le temps Qoe tout aime et que tont pullule dans le mondei
Monstres marins au fond de Tonde, Tigres dans les forets, alouettes aux champs'.
Une pourtant de ces dernières 1 o
Avoit laissé passer la moitié d'un printemps Sans goûter le plaisir des amours printanières. A toute force enfin elle se résolut D'imiter la nature, et d'être mère encore *• Elle bâtit un nid, pond, couve, et fait éclore, 1 5
A la hâte : le tout alla du mieux qu'il put. Les blés d'alentour mûrs avant que la nitée *
était facile, et ce qui sauvait en même temps les trois rimes consécotires en it, »