‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 304 sur 379 · jiiês est cassita · texte numérisé non relu

jiiês est cassita

In segetibus mdulari sueta et 09a excuJere,

(Fabrnb, vers i et 9.)

— Aulo-Gelle commence la fable à peu près de même.

7. Yojez, dans Lucrèce, PinTocation à Vénus qui commence le poème et se termine par ces vers (iB-ai) :

Denique per maria, ae monteis, flupiasque rapaeeUj FriaiCferasque domos açium^ camposque pîrenteh^ Omnibus ineutiens élandum per pectora amorem^ Efficis ut cupide generatim secla propagent,

— «Un mot, dit Chamfort, suffit à la Fontaine pour réveiller son imagination mobUe et sensible, d

8. Dans les fables latines d'Aulu-Gelle et de Faéme, TAlonette n*e8t pas mère trop tard, mais elle a mis son nid dans des blés hâti£i (stwuntes tempestiviores),

9. L'édition de 1688 a substitué à nitée son synonyme mehée, L^abbé Corblet donne les deux mots dans son Glossaire du patois pi^ eard, L'Académie n'a admis nitée que dans ses trois dernières éditions (1798, i835, 1878}. Nicot (1606) donne, dans le même sens, mUe; et le Glossaire du centre de la France de M* le comte Jaubert, nigie.

— La Fontaine, dit M. Taine (p. Soa et 3o3) à propos de ce mol et d'antres semblables, a a tant de goût pour le mot propre qu'il

3» FABLES. [r. xin

Se thmvit auez forte eneor

Pour voler et prendre l'essor**.

De mille soins divers TAlouette agitée %%

S*en va chercher pâture, avertit ses enfants D'être toujours au guet et faire sentinelle.

« Si le possesseur de ces champs Vient avecque son fils **, comme il viendra, dit-ellei Écoutez bien : selcm ce qu'il dira, «S

Chacun de nous décampera. »

Sitôt que l'Alouette eut quitté sa famille, Le possesseur du champ vient avecque son fils. « Ces blés sont mûrs, dit-il : allez chez nos amis ^ Les prier que diacun, apportant sa fiiucille, U

Nous vienne aider demain dès la pointe du jour. »

Notre Alouette de retour

Trouve en alarme sa couvée**.

L'un commence : « Il a dit que, l'aurore levée, L'on fît venir demain ses amis pom* l'aider. is

— S'il n'a dit que cela, repartit l'Alouette, Bien ne nous presse encor de changer de retraite ; Mais c'est demain qu'il faut tout de bon écouter.

YtL le chercher jusque dans les dialectes de proYÎnce. Céuit le eoa- •eil de MoDUigne, notre plus grand peintre. »

lo Flawêscemte ugitte^ puili adhuo Implumihm

Bgredi materna tecta mon vaUbant artubut,

(pABBaB, vers 6 et 7.)

II. Dans la faUe grecque de Babrius» le maître nent seul; nco, comme ici et chez Aulu-Gelle et FaCme, arec son fils ; et il ne vient que deux fois. A la seconde, voyant que ses amis ne se sont pas icadus à son invitation, il déclare que dès le lendemain il mandera, ca leur envoyant un salaire, les moissonneurs et les porteurs de gcrb^

II. Dans le récit d'Avianus, il envoie d*abord ches ses voisins, ^ la seconde fois ches ses amis; dans celui de Haudent, d^abord cbcx les voisins et fiuniliers, puis chei les parents et cousins.

i3. FwUi trêpidaU tùxmuinpfre^ dit Aulu-Gelle.

F. xxu] LIVRE IV. 357

CependaDt soyez gais; voilà de quoi manger. » Eux repus, tout s'endort, les petits et la mère. 4 e

L'aube du jour arrive, et d'amis point du tout. L'Alouette à l'essor ^^, le Maître s'en vient faire

Sa ronde ainsi qu'à l'prdinaire.

« Ces blés ne devroient pas, dit-il, être debout. Nos amis ont grand tort, et tort qui *' se repose 4 S

Sur de tels paresseux^*, à servir ainsi leots.

Mon fils, allez chez nos parents ^^

Les prier de la même chose. »

L'épouvante est au nid plus forte que jamais. « n a dit ses parents, mère , c'est à cette heure. ... 5 o

— Non, mes enfants; dormez en paix :

Ne bougeons de notre demeure. »

L'Alouette eut raison ; car personne ne vint. Pour la troisième fois, le Maître se souvint De visiter ses blés. « Notre erreur est extrême, 5 5

Dit-il, de nous attendre à d'autres gens que nous.

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