jiiês est cassita
In segetibus mdulari sueta et 09a excuJere,
(Fabrnb, vers i et 9.)
— Aulo-Gelle commence la fable à peu près de même.
7. Yojez, dans Lucrèce, PinTocation à Vénus qui commence le poème et se termine par ces vers (iB-ai) :
Denique per maria, ae monteis, flupiasque rapaeeUj FriaiCferasque domos açium^ camposque pîrenteh^ Omnibus ineutiens élandum per pectora amorem^ Efficis ut cupide generatim secla propagent,
— «Un mot, dit Chamfort, suffit à la Fontaine pour réveiller son imagination mobUe et sensible, d
8. Dans les fables latines d'Aulu-Gelle et de Faéme, TAlonette n*e8t pas mère trop tard, mais elle a mis son nid dans des blés hâti£i (stwuntes tempestiviores),
9. L'édition de 1688 a substitué à nitée son synonyme mehée, L^abbé Corblet donne les deux mots dans son Glossaire du patois pi^ eard, L'Académie n'a admis nitée que dans ses trois dernières éditions (1798, i835, 1878}. Nicot (1606) donne, dans le même sens, mUe; et le Glossaire du centre de la France de M* le comte Jaubert, nigie.
— La Fontaine, dit M. Taine (p. Soa et 3o3) à propos de ce mol et d'antres semblables, a a tant de goût pour le mot propre qu'il
3» FABLES. [r. xin
Se thmvit auez forte eneor
Pour voler et prendre l'essor**.
De mille soins divers TAlouette agitée %%
S*en va chercher pâture, avertit ses enfants D'être toujours au guet et faire sentinelle.
« Si le possesseur de ces champs Vient avecque son fils **, comme il viendra, dit-ellei Écoutez bien : selcm ce qu'il dira, «S
Chacun de nous décampera. »
Sitôt que l'Alouette eut quitté sa famille, Le possesseur du champ vient avecque son fils. « Ces blés sont mûrs, dit-il : allez chez nos amis ^ Les prier que diacun, apportant sa fiiucille, U
Nous vienne aider demain dès la pointe du jour. »
Notre Alouette de retour
Trouve en alarme sa couvée**.
L'un commence : « Il a dit que, l'aurore levée, L'on fît venir demain ses amis pom* l'aider. is
— S'il n'a dit que cela, repartit l'Alouette, Bien ne nous presse encor de changer de retraite ; Mais c'est demain qu'il faut tout de bon écouter.
YtL le chercher jusque dans les dialectes de proYÎnce. Céuit le eoa- •eil de MoDUigne, notre plus grand peintre. »
lo Flawêscemte ugitte^ puili adhuo Implumihm
Bgredi materna tecta mon vaUbant artubut,
(pABBaB, vers 6 et 7.)
II. Dans la faUe grecque de Babrius» le maître nent seul; nco, comme ici et chez Aulu-Gelle et FaCme, arec son fils ; et il ne vient que deux fois. A la seconde, voyant que ses amis ne se sont pas icadus à son invitation, il déclare que dès le lendemain il mandera, ca leur envoyant un salaire, les moissonneurs et les porteurs de gcrb^
II. Dans le récit d'Avianus, il envoie d*abord ches ses voisins, ^ la seconde fois ches ses amis; dans celui de Haudent, d^abord cbcx les voisins et fiuniliers, puis chei les parents et cousins.
i3. FwUi trêpidaU tùxmuinpfre^ dit Aulu-Gelle.
F. xxu] LIVRE IV. 357
CependaDt soyez gais; voilà de quoi manger. » Eux repus, tout s'endort, les petits et la mère. 4 e
L'aube du jour arrive, et d'amis point du tout. L'Alouette à l'essor ^^, le Maître s'en vient faire
Sa ronde ainsi qu'à l'prdinaire.
« Ces blés ne devroient pas, dit-il, être debout. Nos amis ont grand tort, et tort qui *' se repose 4 S
Sur de tels paresseux^*, à servir ainsi leots.
Mon fils, allez chez nos parents ^^
Les prier de la même chose. »
L'épouvante est au nid plus forte que jamais. « n a dit ses parents, mère , c'est à cette heure. ... 5 o
— Non, mes enfants; dormez en paix :
Ne bougeons de notre demeure. »
L'Alouette eut raison ; car personne ne vint. Pour la troisième fois, le Maître se souvint De visiter ses blés. « Notre erreur est extrême, 5 5
Dit-il, de nous attendre à d'autres gens que nous.