Ambitiosm recidet
Omamenta.,.. (Horacb, Mrt poétujue^ Ters 447*)
3. Nlmia eura Jeter it ma^ ^uam eme/ufai, (Pi.int le jeime, livre Vi, lettre xxxt, à Appiuf .)
L*esprit qu*on reut avoir gâte celui qu*on a.
(Gressbt, le Uéchamt^ acte lY, acène vnj
— Walckenaer, à l'endroit ciié , dit , au sujet de ces six prtflûcn vers, qu'ils prouvent s que la Fontaine méditait beaucoup sur soa art (voyez la note 4) et qu'il consultait souvent celui à qui Û s'adresse. • N'est-ce pas trop conclure ? A un aussi beurenx génie, écrivant à aœ telle époque, était-il besoin de bien longues méditations pour trooTcr et rendre ainsi l'une des premières règles du bon goât? et pour lavoir que le chevalier de Bouillon, si c'est de lui qu'il s'agit, étsit de son avis sur ce point, fallait-il de fréquentes consuhatioos?
F. i] LIVRE V. 363
II ne tient pas à moi; c'est toujours quelque chose *. Comme la force est un point Dont je ne me pique point, Je tâche d'y tourner le vice en ridicule, 1 5
Ne pouvant l'attaquer avec des bras d'Hercule. C'est là tout mon talent; je ne sais s*il suffit.
Tantôt je peins en un récit La sotte vanité jointe avecqne l'envie, Deux pivots sur qui roule aujourd'hui notre vie' : ao
Tel est ce chctif animal Qui voulut en grosseur au Bœuf se rendre égal '. J'oppose quelquefois, par une double image. Le vice à la vertu, la sottise au bon sens.
Les Agneaux aux Loups ravissants^, a 5
La Mouche à la Fourmi* ; faisant de cet ouvrage Une ample comédie à cent actes divers*,
4. c On Toit par ce petit prologue que la Fontaine méditait plos qu*on ne le croit commonément sur son art et sor les moyens de plaire à ses lecteurs. Mme de la Sablière l'appelait un fablier, comme on dit un pommier, et d'après ce mot, on a cru que la Fontaine troQTait ses fables au bout de sa plume. La multitude de ses négligences a confirmé cette opinion ; mais sa négligence n*était que la paresse d*un esprit aimable qui craint le travail de corriger, de changer une mauvaise rime , etc. » (Chamfort.) — Voyex la fin de la note précédente.
5. c Ce vers et cent autres prouvent que la Fontaine ne manque point de force, quoiqu'il ne s'en pique point ; mais il la cache sous on air de bonhomie. » (Champort.)