Hme mea îpsa^ aU^ profecto est; hme mea ipsa îpsissimû
(FiiburB, yers %{,)
90. Dans le sens où nous dirions plutôt aujourd'hui : « répandue. »
ai. BoquUlonSy plus anciennement iotquiUoniy gens qui trafaiDcnt dans les bois, bûcheront, avec une nuance moqueuse. Vojei le Lejâquê,
aa. Continuant sa comparaison, M. Taine £iit ici la remarque soi- Tante : « Il a pris.... de Rabelais tout ce qui était TÎTant, le dialogue direct, mais il a rassemblé tout le tapage de la fin, qui est hors de propos, en quelques vers :
L'histoire en est, etc. d
a3. Il n'y a que Rabelais et la Fontaine qui fassent accourir i TenTÎ tous les boquillons. Le reste des fabulistes n'oppose à Phoanète Bûcheron qu'un seul trompeur, un mensongeur^ comme dit Haadent. Le Noble s'est borné à traiter la première scène, « la probité récompensée. »
r. i] LIVRE V. 36;
Leur en décharge un grand coup sur la tête '^. ^ 5
Ne point mentir, être content du sien**, C'est le plus sur : cependant on s'occupe A dire faux pour attraper du bien .
Que sert cela? Jupiter n'est pas dupe *'.
34. c Tous choisissoienty dit Rabelais, celle qui estoit d'or, et ramassoient remerciants le grand donatenr luppiter; mais sus Tinstant qa*il8 la leuoient de terre courbez et enclins, Mercure leur tranchoit les testes, comme estoit Tedict de luppiter. » Dans les antres fables le Dieu est pins clément : il se contente, pour punir le menteur, de ne lui rien donner, pas même sa propre hache. — Arsénius termine le récit d'une fkçon assez piquante. Le paysan récompensé rencontre le trompeur et lui dit : c Le fleuve n'apporte pas toujours des haches 1 (voyez la note i5) : Oûx àzi 1:0x0^^ d^Cvoc^ ^Iptt. Ces derniers mots sont devenus proverbe en grec. — On lit dans la Correspond dance de Grtmm (tome X, p. 209, mai 1779) une anecdote qui nous transporte dans un tout autre monde que celui des boquillons, mais d*où Ton peut tirer la ménie moralité. C'est un exemple d'avidité semblablement alléchée et semblablement trompeuse, et de même déçue : Quatre seigneurs polonais, visitant le pavillon de Bagatelle que ie comte d'Artois avait fait bâtir dans le bois de Boulogne, fondirent en pleurs à la vue d'une statue. On leur demanda la cause d<* eeCte émotion ; ils répondirent au guide qu'elle venait de l'extrême ressemblance qu'il y avait entre cette statue et une parente qu'ils avaient perdue tout récemment. Instruit du fait, le comte d'Artois leur envoya la statue. Ayant ensuite demandé à visiter la galerie du Palais-Royal, ils se mirent à verser des torrents de larmes en face des tableaux du Corrége et du Titien, mai» ils en furent pour leurs frais de sensibilité.
a5. Le Noble développe ainsi l'idée d'être content du sien :
On a toujours assez de bien, En quelque état qu'on soit, quand on a la sagesse « Et l'on est riche sans richesse Sitôt qu'on ne souhaite rien.
a6. La moralité, chez Faëme (vers a 8 et 19), embras«e bien les deux parties du sujet :
Qui bonum coluni et mquum, smpe ditat hot Deiu; Fraudmlenios improhosque tmpe contra pauperat.
368 FABLES. [r. n
FABLE If.