‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 32 sur 379 · XL NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XL NOTICE BIOGRAPHIQUE

hommes. La F(Mitame, dans une lettre écrite de Qittean- Thierry à son <»icle Jannart*, poor le prier, oonune subetitnt du procureor géiëral, d'interpréter les lois en faveur d'une dame de Pont-de-Bourg, lui disait : « Vous en furex des remerdemeots de l'acadëmie, » c'est-à-dire, si nous ne nous trompons, de Mlle de la Fontaine, peut-être aussi de la solliciteuse. N'est-il pas probable qu'elles en étaient toutes deux? Ces dames n'y lisaient-elles pas quelques petites nouvelles^ ou même, qui sait? quelques vers, fruits de leurs loisirs?

Nous ne trouvons, en vérité, entre la Fontaine et sa femme, aucune incompatibilité apparente de caractère ni de goûts, trop de ressemblance, au contraire, sur bien des points. Quoi qu'il en soit, ils s'ennuyèrent vite l'un de l'autre, et le lien fut fragile» n'ayant jamais été resserré par des sentiments assez sérieux; mais une vraie discorde, nous ne la voyons guère. Les lettres de i663, tout à l'heure citées, la démentiraient ; celle de i66a, écrite par Racine, ne la suppose pas davantage. Leurs dates méritent attenticm, parce qu'elles sont postérieures à celle de la lettre adressée le i^ février 1659 ^ Jannart, où la F(Mitaine lui parle de la séparation qui venait d'av<Hr Keu. Ce n'était pas, selon lui, un événement qu'il îdt besoin de juger très-grave : a Notre séparation peut avoir fût quelque bruit à la Ferté, mais elle n'en a pas fait beaucoup à Château-Thierry, et personne n'a cru que cela fût nécessaire. 3» Il ne faudrait pas se laire une idée fausse de cette séparation, ni songer à celle que Ton appelait alors d'habitation. Celle-ci n'eût été possible que s'ils avaient voulu entrer, chacun de son côté, dans un monastère, ce dont ils n'avaient pas envie, ou si le juge l'avait prononcée contre eux comme une peine : ils n'étaient pas dans ce cas. Il n'y eut donc qu'une séparation de biens'. On l'avait sans doute conseillée à Marie Héricart, son mari étant en train de manger « le fonds avec le revenu : » c'est lui-même qui s'impute le tort de cette déplorable administration dans la fameuse épitaphe qu'il composa en ce temps-là même, très-

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