‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 33 sur 379 · I. En date du s6 mars i · texte numérisé non relu

I. En date du s6 mars i

9. Dans des actes de 1676, Pan du a janvier, Fautre du 9 novembre, Marie Héricart est dite tëparée de son mari a quant aux biens. »

sua LA FONTAINE. xli

Mdeomieiit pour tore la sienne*. Que cependant ils aient été mânmeikt sépares, on peut le dire, pourvu qu'on ne prenne pas l'exfHression k la rigueur. D'Olivet nous paraît avoir exaclaneat défini cette vie à part : « Il s'éloignoit de sa femme le i^us souvent et pour le plus longtemps qu'il pouvoit, mais sans aigreur et sans bruit. Quand il se voyoit poussé à bout, il {M-eiioit doucement le parti de s'en venir seiû à Paris, et il y passmt les années entières, ne retournant chez lui que pour vendre quelque portion de son bien *. » Il ne serait pas juste de parler de rupture, quand l'union avait toujours été si relâchée; nous disons toujours, car ce sont les premiers temps du mariage dont Tallemant nous donne l'idée que voici : « Sa fenune dit qu'il rêve tellement qu'il est quelquefois trois semaines sans croire être marié *. »

H ne lui cachait pas ses infidélités. Tallemant, avec des licences d'expression familières à sa plume, en raconte une qu'elle surprit, à peine à temps, et pour laquelle son mari ne lui donna d'autre satisfaction que de lui faire une grande révérence et de sortir. La galante était certaine abbesse, retirée à Château-Thierry, et que la Fontaine avait logée. On croit bioi reconnaître l'abbesse bénédictine,

Très-rérérente mère en Dieu, Qui révërente n*étes guère,

de Fépttre écrite en 1667, alors que les Espagnols de la garmsoa de Rocroi ravageaient nos provinces du Nord^. Elle est adressée A. M. D. G. A. D. M. (à Mme de Goucy*, abbesse de Mouzon). Le poète lui explique comment, n'ayant d'autre passe-port que celui d'Amour, il n'ose aller la trouver dans son séjour de Mouzon*, qui sent un peu trop la poudre. Nous ne saurions dire si la trop complète hospitalité racontée dans les Historiettes précéda ou suivit cette épître, qui est

I. Elle est dans set OEwres sous ce titre : a Épitaphe d'un pa«

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