UtUf haUtu friget puUu digiiique tepescunt
dit le Noble, avec une ftinte de quantité {htdïta)^ dans le distique placé en tète de sa fiible. — Aristote cherche à rendre compte de ce double effet. Sans garantir l'explication qu'il en donne dans ses ProbUmes (section xxxiv, n® 7), nous pouTons y renvoyer les espriu difficiles qui veulent de l'exactitude et ne goûtent pas la naïveté populaire. Aristote pose la question en ces termes, qui rappellent ceux de la feble grecque que nous citons ci- après (note 10) : Àiâc t( 2xtoC onSjiocTOC xa\ Ocp(jL^ xa\ 4^p)>v itàwox ; c Pourquoi souffle>t-on de la bouche et le chaud et le froid? »
368 FABLES. [r.vii
Ne plaise aox Dieux qae je ooache aS
A^vec vous sous même toit !
Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid ^^! »
lo. Dans Faërne (yen 14) :
Qui mihi imo eodemque fund'u ore cmùdmm et frigidam.
— Dans la fable grecque : "Oxi Ix xdS oc&coS ax6[tJXZoç to O^pibv laà. ib 4iu}^p)>v iÇdrfciç. <— Chez le Noble, le Satyre s'écrie :
Quoi, coquin?...
Souffler de même bouche et le chaud et le îroià !
Puis un peu plus loin :
Et je ne soufïîe point nu homme à double haleine.
— Le même le Noble, par deux fois, applique la moralité de la &ble aux avocats qn'oo Toit
Soutenir le pour et le contre.
— Dans le recueil d*Érasme cité plus haut, elle est dirigée de inéae 'n jureconsultos qui eausam eamdem nunc tuent ur^ nune impttgnmU; et si rhetoret qui eadem norunt laudare et vUuperare^ eleware atque attoBert, Ce recueil contient en outre le rapprochement que voici : Es ifm (eodem) oreprocedit benedictio et maledîctio. Non oportet^ frottes ■«» hmc ita fieri, Numquid font de eodem foramne émanât duUem et owram aquam? {Èpitre de saint Jacques , chapitre m, rersets 10 et il.)
— L'affabulation de Faërne est :
Quem biUnguem nosti, amicum ne tibi hune adsdscita.
— « L'homme, dit Qiarron, est Tanimal de tous le plus di£Sdk à sonder et oognoistre, car c'est le plus double et contrefoict, le pi» couuert et artificiel, et y a chez luy tant de cabinets et d'arrière^^bostiques, dont il sort tantost homme, tantost satyre ; tant de sonspîrails, dont il souffle tantost le chaud, tantost le froid, et d*oà il sort tant de fîuiée. s (De ta Sageue^ livre I, chapitre t, p. 33, Paris, 1657, in-ia; dans d'autres éditions, livre I, chapitre xil.)
F. viii] LIVRE V. 389
FABLE VIII
LB CHBYÂL BT LB LOUP.
Efope, hb. i59, '(htoç xa\ Aûxoç (Goray, p. 170 et 171, p. 890 et 391, sons cinq formes; la cinquième est la Tersion d'AphthonioSy dont le titre suit). — Babrlus, ùh. xia, même titre, — Aphthonins, fid>. 9, Fabula Asitd^ non esse benefaciendum malis admonens, — Romnins, Uttc III, fiib. a, Léo et Equus, — Faêrne, lab. 4, Asbms et Lupus, — Handent, i** partie, fab. la, d^un Asne et d^un Léon; fob. 143, d^un Lyon et d^un Cheual, — Corrozet, tah» 3%, du Lyon et du Cheual. — Le Noble, fab. 16 ^ du Cheval et du Loup. Le fourbe fourbe'. Voyez la comparai5<m que lait M. Scollié (p. a3a-a37) de la fid>le de le Noble avec celle de la Fontaine.
Mjrthologia tssopica Ifeveleti, p. 198, p. 3a8, p. 376, p. 5i6.
On a pn remarquer qne plnsiears des &bulistes antérieurs à la Fontaine mettent en scène, au lieu du Loup, le Lion, et presque tous l'Ane, au lieu du Cheval. Une autre différence, c'est que le Cheval on TAne, dans la plupart des fables dont nous Tenons de donner les titres, est réellement boiteux et sou£Erant et a besoin du médecin. U s*est enfoncé une épine ou une écharde, c ung gros estoc de boys, 1 dit Haudent, ou un clou dans le pied. Il yeut bien, dit-il, que le Loup ou le Lion le dévore, mais après lui avoir d'abord 6té son mal, c afin que son âme ne descende pas malade aux enfers : 1
H( {iou xot^XOt) icveISja' d^oX^èç ilç *AiBou. (Babbius, vers 8.)
La cinquième des fables grecques de Coray se rapproche de la nôtre ; l'Ane y feint de boiter (x<oXa(vsiv icpo^iroistto). Le Cheral a de même recours à la ruse, et son mal est une feinte, dans le Roman du Renart (édition Méon, vers 7521-7610); dans les deux fables dTjopet I et èiYsopet 11^ citées par Robert; et dans celles de Benserade et de le Noble. Le Noble lui fait dire :
Je me mis en courant un clou dans la fourchette.
Benserade tourne ainsi son quatrain (le lxti«) :
L'Ane disoit au Loup : c Je suis estropié
Spo FABLES. [r. Tin
D'une épine, et Toyez de quel air je cliemine. » Comme à TAne le Lonp Tonloit tirer Tépine, L'Ane an milieu du front loi tire un oonp de pîé. a
«- Bandent, comme on le Toit dans la nodee, a traité deux fois le sojet; dans ta première yeruon l'Ane De nue point; dans aa aeeonde le Gheral ruse. — La ùhle est indiquée en cet termes, plutôt que racontée, dans la Saijrre dês Lotqfs ropissaïUs de Robert Gobin, qui éerÎTait à la fin du quinâème siècle (voyez M. Soullié, p. 193) : c De ceei raconte Isopet que le Lion Toyant un Chenal paîatre, pir ypocrisie feignit estre médecin, et le ouidoit prendre... ; mais le Cbe^ nal y obnia et lui bailla un coup de pié. > — Enfin J. Grima, dans son Reinhart Fuchs (p. 4^3 et 4>4)* donne une fable latine, oompoeér probablement en FVance au quatorzième siècle et intitulée Jtfa&Et, Vulpes et Lupus f dans laquelle le sujet est ainsi modifié : Le Loiq», à rinstigation du Renard, ra demander au Mulet : c Qui es-tu? — Je ne sais, répond le Mulet; j'étais trop petit quaod mon père est mort; mais il a écrit mon nom au-dessous de mon pied gauche. • Le Loup Tent le lire. On derine le reste.
Un certain Loup, dans la saison Que les tièdes zéphyrs ont Therbe rajeanie. Et que les animaux quittent tous la maison
Pour s'en aller chercher leur vie :
Un Loup, dis-je, au sortir des rigueurs de Thiver, 5 Aperçut un Cheval qu'on avoit mis au vert.
Je laisse à penser quelle joie^.
« Bonne chasse, dit-il, qui Tauroit* à son croc* ! Eh ! que n'es-tu mouton ! car tu me serois hoc^,