‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 339 sur 379 · Voyez cMessns, livre IV, faàU xxi, vers · texte numérisé non relu

Voyez cMessns, livre IV, faàU xxi, vers

8. La moralité est plus générale et plus nette, ce nous semble, dans les fiibles d*Ésope et de Faëme (vers 14) : c Les ingraU, ceux qui font dn mal à leurs bienfaiteurs, sont punis de Dieu, » 0\ dlSixodvtf{ Totit AtçTfixaç Mi 6toO xoXàÇorcai. * .

Dwlna mgratos homines uieiscitur ira.

4i* FABLES. [r.xn

FABLE XVI

LB SBBPENT BT LA LIMB.

Étope, fij>. 8i, Tcùâi (Cony, p. 48, p. 3i7, toot trois foraMi); lab. 184, TBxK ta\ TCvij (Coray, p. 1 14). — Phèdre, livre IV, &b. 8, Fipm^ et Lima. — Romains, liTre III, fiJ>, ta, Vîperm «I lima, — Bandent, i^* partie, fid>. 148, d^mu Couietum *i éTtam Ljrmê. « Coffioifltyfab. 3y ^ Ai Sêrp^mt et tU U Ltm€, ^ ht Noblt, 0001671, éa Smrwrier tt dé la CouUuprê, La satirt ùuûlemtê»

Ujrtkoiogia mtopiea Nepeieti^ p. i55, p. 340, p. 433, p. 533. ^ Le sujet de oet apologue est aussi cdui du xxxn* amUèmu dePJS^ çatmgrapkU de Ccmrozet. — U a été traité dans k fidble a8 de Lokman, dans la i6« de Neckam (TOjes les Poésies inédites du wtofem ége de M. Éd. duMéril, p. 189), dans la io5« de Pantaleo Candide (Weiss). Il éuit représenté dans le Labjrimtke de Versailles, et Benserade en a fait son xi.Ti« quatrain (x« de l'édition de 1676). Enfin Robert (tome I, p. 338-343) cite deux vieilles fables à^Ysopet I et dTjepet II. — Cest de Phèdre et de Romains que la Fontaine se rapproche le plus. — Dans la première des fables ésopi<ioes {pfi 81), et de même dans celles de Lokman et de Weiss, c*est, au lieu dn Scrpcot, un Qiat ou une Belette qui fl*attaque à la Lime. La seconde d'Êtope (n« 184) ressemble plus à la n6tre, mais la morale en est toute dif> férente. La Lime dit à la Vipère : c Tu es bien simple de croire emporter de moi quelque chose; ma coutume n^est pas de doaner, mais de prendre de tous : » E^Otjc s? isop' IfioS ti djsotow<si o{é(UV(K, IJ'^tc où SiSévat, èiÙJk Xa(JL6^civ nopè xdvriov ifci>9c. c Geë s*adresfe , ajoute le fabuliste , à qui espère receroir quelque eboie des avares. » — On peut voir une allusion à la fable, prise au mm oà la prend la Fontaine, dans la 1^ satire du livre II d'Horaoe (▼ers 77 et 78) :

Inwidia..., fragili qmtrau iilidere demiem, Ofemdet soUdo....

^ Cette fable a été imprimée en tète d'une des premières édiiMM de Télémaqme, celle qui fut publiée à la Haye , par Adrien Mbe^m,

F. xvi] LIVRE V. 4i3

1701, in-ia. Cétait une sorte d'aTertiMement an leetenr, nne espèce de sauvegarde pour l'ouvrage contre les critiques ignorants on malintentionnés. Le titre en est ainsi commenté, pour qu'on ne se trompe pas sur l'intention de l'éditeur : c lb sbbpbrt sr la ume, fable dé Monsieur tU la Fomtame | adressée oMtx auteurs qui oat critiqué les ÂTentnres de Télémaqne. »

On conte qu^un Serpent, voisin d*nn Horioger (Cétoit pour THorloger un mauvais voisinage), Entra dans sa boutique, et cherchant à manger,

N'y rencontra pour tout potage Qu'une Lime d'acier, qu'il se mit à rongera 5

Cette Lime lui dit, sans se mettre en colère' : m Pauvre ignorant! et* que prétends-tu faire?

Tu te prends* à plus dur ^ que toi.

Petit Serpent à tête folle ',

Plutôt que d'emporter de moi 1 e

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