‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 350 sur 379 · Et ndserum curvU unguibus ante Uçat» (Atiabvs, Ters is · texte numérisé non relu

Et ndserum curvU unguibus ante Uçat» (Atiabvs, Ters is

— La fable grecque montre TOarse approchant son musean et flairant tont autour : Tf^ç tk ^Apxtou npooeveYxoâaijc a^ xb fA^^oç , ta fC8ptoo7patvo(iivy)(. . . .

12. M. Taine, parlant (p. m -114) du caractère donné à l'Our par la Fontaine dans les diverses fables où il l*a fiiit figurer, relère ce mot, et la judicieuse inTcntion de cette raison de partir. — Le trait est en germe dans Arianus (vers i5 et x6) :

Tune oUdum credens^ quamçis jejuna^ cadaper Deserit, et lustris eonditur Urta suis»

— On lit aussi dans la vieille fable à^Ysopet^Afionnet ^ citée par Robert :

Aux ongles le va toumojanU Quant voit qu*il ne bouge i^eant, Si cuide qu'il soit mort pie^, Ne le mordi ne le bleça.

Car il se doute qu'il ne pue.

— c Peut-on peindre mieux, dit Chamfort, l'effet de la prérention? Gela me rappelle une farce dans laquelle Arlequin est représenté couchant dans la rue. Il se plaint du froid ; Scapin fait avec sa bouche le bruit d'un rideau qu'on tire le long de sa tringle ; il demande à Arlequin comment il se trouve à présent : «Oh ! dit celui-ci , il n'y a « pas de comparaison. > — Le même Chamfort, dans une note de la 1^ partie de son Éloge de la Fontaine (tome I des Œuvres ^ p. 89), où il le compare à Molière : t Qui peint le mieux, dit-il, les effets de la prévention, on M. de Sottenville repoussant un homme à jeun , en lui disant : c Retirez-vous , vous puez le rin » (George Dandin, scène vu, acte III), on l'Ours qui, s'écartant d'un corps qu'il prend pour un cadavre, se dit à lui-même s t Otont-noos , car

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43o FABLES. [f.u

A ces mots, TOnrs s'en va dans la (brét prochaine. L'on de nos deux marchands de son arbre descend, u Court à son compagnon, loi dit que c'est merveille Qu'il n'ait eu seulement que la peur pour tout mal. « Eh bien! ajouta-t^il, la peau de l'animal?

Hais que t'a-t-Jl dit à l'oreille ?

Car il s'approchoit ^ * de bien près * ^ , 35

Te retournant avec sa serre.

— n m'a dit qu'il ne fiant jamais Vendre la peau de l'ours qu'on ne l'ait mis parterre'*. •

il aent i ? L*abbé GuîUon, Nodier, Walckenaer, dans ton Histoire et U Fontaine^ tome II, p. 63, ont reproduit ce rmpprocbement.

i3. c D t'approchoit , > dans les deox éditions de 166B, dam eeile de 1679 (Amsterdam), dans la petite édition de Barbin (i68s), et dans celle de 1729. Dans l'édition de 1678, on lit : c s'approchoit, » et c*est la le^n reproduite par l'édition de Londres 1708.

14 Cett Oors de Iny approchant prez.

Sentir son corps est Tenu tout exprez. (Hâui«vt.)

l5. ImtêiTogap'U deinde qmd ad aurem ei Ursus loquutms esset. Cm WemiUor : « Monuit me^ inquit , ne deîneeps Uni ptlUm vemdtn velim, miti tum prias eeperim, » Htse fabuU indicat imeerta pro eertis Htm Acbemda. (Abstimius.) — Nons ayons parlé dans la notice de la monlité tonte différente d'one partie des antres fables. Dans la preaiièfe des deux fiJiles de Handent, le conseil de l'Ours a été, dit le Compagnon, que

.... D*euiter eusse soing (lelny qui laisae nn antre an grand besoing.

«^ Cest de la manière diyerse dont les deux amis échappent an dso* ger que Benserade (quatrain cii) tire une leçon, pauTre et banale :

On se sauTC aouTcnt par différents détours.

». xxij LIVRE V. 43 •

FABLE XXI

L ilfX VÂTU DK LA PEAU DU LION.

Éfope» (A. xi3» 'X^KK xa^ *AXi&ici)^ lOvoc Xtovv9[y fépcoy (Goray, p. 6» et 63, p. 3»! e( Sia); fiJi. »58, tWoç xa\ At<m9| (Corty, p. 169 et 170, sons six formes, dont la seconde est la Tersion d'Aphthonius mentionnée oi-après; la troisième^ la oinqaîèmeet la tînème, oriles de Thémistius, de Gabrias et de Tzetxès). — Aphthonios, fab. 10, FabtJa Atim^ doeems ne qm$ majora appetat quam deeeai. «- ATÎanas, fob. 5, Muttieus et Asmus, ^ FaCrne, lab. 88, jisimu et Vulpes, — Bandent, i** partie, fiib. 9S, ^un Atne 9ettu de la ptem éPim Ljom; «• partie, fab. S3, mime titre. — Coirozet, fob. 104, de rdsne pestu de la peau du Ljom (une des quatre fid>les en prose ajoutées dans Tédition de i587).

Mfthûlogia mtopiem Nepeleti^ p. x8o, p. «96, p. 3i9, p. 36i, p. 457.

Cette fable, dont le récit diez la Fontaine se rapproehci an moins qnant à la brièveté, de la manière antiqae, parait remonter très-haut ebesles Grecs. Dans le CratyU (p. 411)» Socrate fait allusion à la peau de li<m de notre Ane *, lorsqu'il dit : t Puisque j'ai rerétn la peau de lion, il ne faut pas que j*aie peur, > 'Eicst^fctp x^v Xsovt^v iv(<duxa, oix ixo^iXiflcTlov. Lucien la raconte dans le Pécheur (S 3a, édition Lichmann, tome ni, p. i63); chez lui, de même que chez Tietzès, l'histoire se passe à Cyme on Cume en Éolie* ; im étranger qui a TU beaucoup d'ânes et de lions surrient et détrompe les habitants, qui s'étaient laissé prendre à l'apparence. Le même Lucien parle encore de l'Ane de Cume dans le Pseudologista {% 3, tome VIII, p. 59), et dans les FmgUift ($ i3, tome VIII, p. 3o4). Ailleurs,

I. On peut-être aux Gremouillee d'Aristophane, où parait Bac^ chus Têtu de la peau de lion d'Hercule et armé de sa massue.

a. Les habitants de la Cume d'Éolie étaient renommés, dit-on, pour leur stupidité. Haudent place la scène à Cume en Eubée, c en la terre Enboique, » dit*il, dans la seconde fiJile que nous arons mentionnée de lui.

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dans^le Philopteudes (J S, tome VU, p. s43), oe n*eft pas on lie, mais un singe ridicole (YsXoîdv xiva icCStjxov), qa^ii cache iom la pean dn lion. La fiJile a donné lieu à diyers prorerbes grecs : D«( «Kpà KutAa(ot<, c Fane chez les gens de Cnme; » 'Ev$6cr< ^^i XsovT^v, ff TOUS me mettez la peau dn lion. » Voyex Énsme, lu Chiliadu des Proverbes (Génère, i6o6y col. 447, 699 et x668J. — Ce sujet a été traité songent et partout, comme c satire de b ti* nité » (Toyes M. Saînt-Bfarc Girardin, xti« leçon, tome II, p. 71). n 7 a deux cadres principaux. Dans Tun, qui est odoi de U ùJ>le ésopiqne iiS, de la £EJ>le de Faëme, de U première des deai de Haudent, TAne, craint partout à la ronde, "veut el&ayer uni k Renard ; mais celui-ci, par malheur, Ta entendu braire. L'antit cadre est celui de la Fontaine et, à quelques dilCbences près, de k olnpart des autres yersions indiquées au commencement de celte b»tice. — A ces indications on peut joindre une longue fable aUeflUuide de 64 Ters, du temps des Bfinnesinger (n® 67 da recueil de Zànck, 1757) ; la fable latine (74) de Pantaleo Candidus (Weiss) ; trois &bki, latines aussi, du moyen âge (toutes trois en distiques, k tniàtm assez longue, de 38 Tcrs), publiées par M* Éd. du Bféril (p. 166, p. 170, p. 174 et 175). M. du Méril donne en outre, dans ime oole (p. 140), une Tcrsion curieuse, assez barbare, d*Odo de GenogioB, et , après Robert , une allusion d'Alanus Insnlanus. Une aatie allusion, d*Eusèbe de Césarée, dans son écrit contre H^dèi , ta citée dans le recueil d'Érasme, aux deux premien endroits marqoéi plus haut. — La fMe se trouve encore, sous plusieurs fomet, en Orient, où, selon toute yraisemblance , elle a été transportée de Grèce. Voyez le Mémoire de Loiseleur Deslongcbamps, p. 5i; odii de M. Wagener (p. 63-66), qui regarde encore comme une vanitioa de cette allégorie l'histoire du roi Midas ; les ÉtusUs mUmms de M. Webcr, tome III, p. 337 «^ 338; et Vlntrodmctiom maPomuAst' tamtra de M. Renfey, p. 46a et 463. Dans le Pon/jcAo/M/re (livre IV» Tn« récit, édition de M. Benfey, tome II, p. 3o8), la pean de Ik» est remplacée par ime peau de tigre ; de même que dans VBiio^' deçà (livre III, Table m, traduction de M. Lancerean, p. xa5), oile narrateur nous donne pour Heu de la scène la ville de Hastinaponit. De rinde la fable a passé en Chine : voyez les Avadânas de M. Sanislas Julien, tome II, p. $9 et 60. — Nous avons vu Locies, dun un des passages dont nous avons parlé, mettre le Singe à la place de FAne. Robert (Introduction, p. c) cite une vimlle labk oà cVit »

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F. xxi] LIVRE V. 4^3

Bélier qui te rerét de la peau, non da lion, mais dn Chien, ponr efi&myer les lonps; mais qui, son masque ton^, est reconnu et décoré.

De la peau du Lion TAne s'étant vêtu',

Étoit craint partout à la ronde ^ ;

Et bien qu*animal sans vertu *j

Il faisoit trembler tout le monde.

Un petit bout d'oreille échappé par malheur 5

Découvrit la fourbe et Terreur* :

3. ÀTianns (rers 5 et 6) développe ainsi oe premier trait dn tableau :

Exupias Asimu Gmtuli forte Uoms Bêperii^ et tpolus induit ora nopU,

4* L'idée d* c à la ronde i est comme indiquée dans la fable grec* <{ue (il3) : ^0(, 2v(uai(UV0( XtovTÎ{v, xsptjljtt {cireuUùt^ allait de tété et Vautre) xdfXXa xG^v Cc&oiv 2xfo6fiW. -— Dans Faëme (vers a) :

ReUqtuu quadrupèdes territans 9agabatur,

5* Cest-à-dire, comme dit M. Soullié (p. ^97)9 < ians courage ni générosité; » c'est le pirtms des Latins. •

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