‹ Œuvres de J. de La FontaineChapitre 366 sur 379 · XVI. — Page 24a- (Livre III, fable xnr · texte numérisé non relu

XVI. — Page 24a- (Livre III, fable xnr

Faiulà msopia, 'Afctov f'iP^ xopâôou vcdnjToç dTjaivov.

Magna jacêbat pcuuts m W/m Léo, SêHÎo eonfêetmi, et dêfactms robare, Cireum Jacemtém héltumm ttabatU came* , Stahant eatelliy non ilH venatici^ CUmor* magno qui nemora eircmmtonmni ; Non pastorales^ fida vis halantihus; Won divitum allas JîJi qui servant domot; Sed qui immerentes dente vexant hospites^ Ignavi ad^ertum furaSf adversum litpot, Imbelli turbm j'oems ati injirmtu Léo.

Hoê inter mnaUf erispuluSf venustuim*^ PuMUanuu qui nmtritms in sinu^ Qui delenitusy corpus fecerat nitens^ Latrare proeul : defoeto viribus seni Senium exprohrare, ohjicere deeiduas juhas. Née Mis contentai erispulus conviciis^ Accent propius^ meiens eonspurcat femur^ Et mordet eaudam^ et harbam vellieat seni, Animum jaeenti revoeat indigmatiof Fire» imfrimu eoUigit tuperstiteSf St pede tuhlatofrangit ûuranii oaput.

Fugiunt paventes, cauda demissa^ canes i Senem Leonem dérider e desinunt,

(JEaam Hdtaou Poiwuua. 7« édition, Paris» 1660, p. 14 et iS.} Un Tienx Lion d'Afrique gisait couché dans la forM, accablé par

Ici «M et d^MKirTa de force. Aolonr de lui s'étaient mtemlilét les chicni petits et grands, non pas ces brayes ehiens de chasse qui font retentir les forêts de lenrs aboiements, non pas ces bons chiens de berger qui défendent les montons, non pas ces chiens fidèles qui Tcil. lent à la porte des riches ; mab ces chiens hargneux, toujours prêts à mordre les hôtes de leur maître, timides contre les voleurs et contre les loups. Le Lion est deyenu le jouet de cette troupe de lâches. Un d*entre eux, tout frisé et tout paré, nourri dans le sein des dames, sans cesse caressé, au poil brillant et poli, aboyait de loin contre le Lion ; il reprochait au vieillard épuisé de forces sa Tieillesse, son col chaure et sans crinière ; puis, non content de ces outrages, il s*approdie, lère sa jambe , salit la cuisse du Lion, lui mord la queue et lui arrache les poils de la barbe. L*indignation rend le courage au tîcux Lion, et, rassemblant ce qui lui restait de force, il étend la griffe et brise la tète de l'aboyeur. Aussitôt tous les chiens s'enfuient, la queue entre les jambes, et cessent d'insulter le vieux Lion.

(Traduction de M. SAixT-MAmc GniAADnr, xxo» leçon , tome II, p. ai7 et S18.)

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