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(Livre IV, fable m.)
DB hk VOUCHB XT DB LA POUBMI.
u sojiT vmàut.
Quidf Musea, aut proprium Uudas^ Fornùea, deccrem ? R€gi si fida es, kinc erit ottme deeus.
C*ett ta Tain qu'on hoBune se Tante
Que u naisMnce est éclatante , Qa*ii est riche, bien &it, en ooor accrédité , JSX qne de tontes parts on loi rend mille hommages,
J*estime peu ces avantages,
S'A n*est homme de probité.
Mais montre-t-fl nn etsar et fidèle et stncère ,
Tant poar son Dien, qne ponr son roi,
Je l'honore, je le révère, FAt-fl un rotnrier et dn phis bas aloi. Qni m'ose démentir, je sanmi lui répondre
Par ce conte qu'adroitement Je fis tirer étent à Londres Des erdiiTes da Parieawnt.
Une Mouche bien denwisette, PiHe d*nn sylord due séant penni les paies,
▲vee sa petite eerreUe
Se donnott partout de gros airs.
Dans son toI arrogant, dans sa démarche flère»
EDe traitoit de hant en bas
Certaine Fonrmi roturière Qui dans k chambre basse alloit son petit pas. Heine de m grandeur, fiitigante, impoftane,
EHe Tantoit cent fois le jour Les honneurs éttottints <pi*elle avoit à U ooor. Et son ittnstre sang et sa bonne fortune. Les petits animaux sont sourent bîHenz
Et glorieux t La Fonrmi Pentendant dauber sur son chapitre,
Danba de même sur le sien, Et procès s'étant mû, toutes deux ponr arbitre
Prirent le Bossu phr^rgîen.
Sur le diéâtre itaKen En £aope Arlequin U leur donne andienee*. La BloMfae hi prenûèM orgueîlisnse s'atam». Et d*nn ail de mépris regardant la Fonrmi : « Til insecte rampant que hi terre a Tomi,
Lui dit-elle d'nn ton superbe, Tn piétands avec moi foire comparaison.
Toi qui n'as qu'un trou pour maison.
Qui ris dans an cachot, et te traînes sous Hierbe,
Toi qui dans ta soif M ta foim
Fais ta boisson d'un peu «Taen claire.
Et ta nourriture d'un grain.
Tu t'égales à moi, rivale téméraire?
▲ moi que le soleil par un sort glorieux Du fou de ses rayons a youIu foire naître. Ne puis-je pas entrer d'un toI audadeux Dana les pahiis des rois, dans les temples des Dieux ?
Sur leun tables je vais repattre
Des meta les plus délicieux, Et je pourrois aller, dans mon bonbenr suprême,
lie camper snr le trAoe même.
I. ADnsion à la comédie de Bourmult, Uê FahUê itÉsope cm Ésope m U viiU, qui avait été représentée pour U première fois en i6yo. Sun antiv comédie, Esoftë à la eomr, ne le fot qu'après sa mort, en 1701, c'est-^^foe potétieuiement à la publication des Fables de le Noble, dunt la imnafii édition est de 1697.
Googk
— La grandeur, loi répond le petit animal» Quand on la pr6ne tant, est tonjonrt fort suspecte» Et je crois entre nous qa*insecte poor inseete. Être mouche on foanni sor ce point est égal.
Tons tires de votre noblesse
Une exeessiTe Tanhé,
Et poor braver ma paoTreté
Tons m'étales votre richesse.
Sor les bancs les plos haaU tous pourei tous asseoir; Moi Je ne puis ramper que dans bt chambre basse; Mais avec tout l*écUt de Totre illustre race , Peut-être arei-TOttS moins que je n*ai de pouvoir. Si petite à vos yeux que je puisse parottre, N'est-ce pas moi qui fais et qui défais vos rois.
Moi qui règle et soutiens vos droits?
Et moi qui sur le trône ai placé votre maître
En dépit de tontes les lois ?
— Ce n'est pas là, leur dit le juge magnanimey
Ce que de tous je tcux savoir. Quelqu'une de vous deux pour son roi légitime A-t-elle le ccrar prêt à faire son devoir ? Cest là ce qui peut senl mériter mon estime;
Vous auriex toute autre vertu,
Que si vos cœurs toujours rebelles
A votre roi sont infidèles.
Je ferois moins de cas de vous que d'un fétu. » Asope par ces mots mit fin au sage conte;
J'ignore cpiel en fut le fruit;
La Mooebe s'envola de honte, Bt b Fourmi se fut cacher dans son réduit.
MOEÂU.
Ésope, par cette décision, montre qne le mérite d*un •njet, «oK qn'il toit d'une hante on d*nne basse naissance, oontitte dans la fidélité qn*il doit à son roi, qne c'est sur cela qne les sujets doivent disputer entre eux à qui l'emportera, et que c'est l'unique moyen de mériter une juste estime.
(LkNoblb, Contes et Fables, tome II, p. 57-fii, conte i.xm,)
XVni. — Page Sia.
(Livre IV, &ble xn.)
DE JOnS JMMOSIS OMJCULO.
Dhutgmta per orhem erat fama oracuU quod «^ Jove Ammtmt pro^ dienU, Alexandrum Mmeedonem bren ad se venturttm, qmem fllium esse comftebatur suum : soUicitari hlnc ad ohseqmum terrm reges prmdpesfuef ut tibi conciliarent inter se certare munerihus. Prtseipue Ptcdommm, JEgjfti rtx, dei sui filUtm 9eneraturus magnam pecunim 9tm pareil ^stm^ tuM vectigûUs WM die ex yili ostiis et Âtemphiticm urhis portortis colle» gisset, Erant pero cujusque generis pectmim ex rehus ommibus kime mde coUatm ad aliquot taieittorum milUa : id totum sine delectm^ xeitti momime^ md AUxandrum deferri curât. Ohtulenmt sponte veterimam operam mut" lus, equus, asinus et eamelus, quipecuniam eum flde cotiçeetaïuimM susce' père, Hi vix biduum a Mempfd progressi, facti sunt ohmum Léonin qtù et ipu, iutellecto Herculis cuùu quem Macedo susceptsset, dum rébus studet suis, regem salutaturus in Macedoniam tendebat. Data itaque et accepta kint inde soluté, quum destinatum, ut fit, omnes iter enarrasseut, adseis» citur cornes Léo quasi custos atque prmsidÎMpm adversus latrocimantes afm^ turus. Hic de pecunlis certior foetus, habere dixit se quoque ceriam draehmarum summam quos pro eommeatu ferret, sed esse illas sibi plmri^ muM incommodas, quod oneribus gestandis neqiuzquom assuetus esset, Rogat itaque oneris additamentum^ levé singulis futurum^ inter se depar* titum suscipionty magni hoc beneficii ioco habiturus. Obsequumtur iUi offieiosissime, ac paucas odmodum illas Leonis drochmas inter se dhptau in sacculos quisque saos admlscent, iterque mox continuant suum, Weme^ ront in pingues Asiss compas, cum Léo, armentorum multitudine conspecta, dies aliquot ibi commorari e re sua fore designavit, simudataque lanitmdine, aliquot dierum quiète sibi opus necesse dixit, quasque deposuerat pecu" nias reposât, Illi, adapertis confestim sacculis^ ipsum quai sua essemt sibi desumere licere inquiunt, Léo quum plerasque aHas magno numéro draekmas eadem nota signatas in unoqmoque saceulo conspexisset, Imto magmo^ que rugitu cdito : c Drachmes, inquit, mets multas odmodum drochmas dn^ gulss peperere, » Atque mox quotquot erant suis àmilu abstulit pro suis.
(GiLBUTi GooHATi Norrotionum sjIpo, p. 98.)