Fable ti du livre IV
4* Tome I, p. 137.
SUR LA FONTAINE. lxxvii
teao-TliîeiTy, « où se trouvait la dachesse de Bouillon. » Il n'y a rien là que de fort probable. Il ne restait jamais très-longtemps sans venir faire quelque sëjour dans sa ville natale. Déjà, depns la chate de Foucquet, il y était rentre en 1661, annëe où, pour usurpation de noblesse, il fut en butte aux persécutions éa partisan Gomay ^ :
TétoiB lors en Champagne,
Dormant, rèrant, allant par la campagne*.
Dès lors, et sans avoir attendu son retour du Limousin, il avait po voir, à C3iâteau-Thierry, la jeune femme qui, le ao avril 1662, était devenue duchesse de Bouillon. Dans son épttre an duc, dont il demandait la protection contre Gomay, il souhaitait aussi l'entremise de la duchesse, dont il vantait le cœur, l'esprit, le don de charmer'. Nous supposerions volontiers qu'avant même son mariage elle le connaissait. De très4xxiiie heure elle rechercha les beaux esprits, qui la louaient à Tenvi comme une petite Muse : c'est le nom que lui donne Boisserade dans le Ballet des Saisons^ dansé en i66i« Loret, dans une lettre en vers du ai avril i66a, se glorifiait d'avoir eo d'elle maint doux regard, qu'il savait n'être point pour sa personne, mais « pour sa rime. » La Fontaine, dont la rime était un peu meilleure, avait probablement rencontré un de ces coups d'oeil favorables, dans les années de sa renommée poétique à la cour de Vaux. A quelque moment qu'il ait été admis près de la spirituelle duchesse, il la trouva bientôt très-gracieuse pour lui. Il ne manqua pas de lui ofiQrir son encens. H le lui devait, conmie à la protectrice naturelle de Château-Thierry, qui reconnaissait pour ses seigneurs les ducs de Bouillon^ depuis que Frédéric-Maurice de la Tour, frère de
I. M. Louis Moland (OEuvres de la Fontaine^ tome YII, p. xxxii) dît qn^il y eut deux fiictams pour la Fontaine contre Gomay, et ^Êut M. Benjamin Fillon a donné (noiu ignorons où) le titre du Mcond : Deuxième faetum pour Mtre Jean de la FontaitUy maistre ^miituVitr des eaux et forests de Chasteeuê^Thierry^ ou Besponse aux Su du sieur Comay de la Vallée^ in-4« de 7 pages (sans nom de lieu ni d^imprimeor et sans date). Noos n*avons pu trourer ce fitctum que M. Fillon semblerait avoir eu sons les yeux.
ft. Épître Au due de Bouillon^ vers 55 et 56. — 3. Vers i4o-i4a.