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Le moteur qui, deux fois dans la même journée.
Relire et rend les flots à la rive étonnée?
Sur son trône de feu l'astre de l'univers
Régle-t-il à son gré tes mouvements divers?
Dans l'ombre de la nuit, sou heureuse rivale
Les tient-elle asservis à sa marche inégale?
Et d'où vient qu'en tons lieux, fidèles et réglés ,
L'Euripe seul les voit inconstants et troublés? •
(^♦) Monts augustes, c'est vous dont la cime idolâtre Dtt culte de Mithra fut le premier théâtre.
(( Mithra ou Mithras, divinité persane, que les Grecs et les liomains ont confondue avec le Soleil; mais qui, suivant Hérodote, n'étoit autre que la Vénus céleste ou l'Amour, principe des générations et de la fécondité, qui perpétue et rajeunit le monde.... Les Romains adoptèrent ce dieu des Perses, comme ils avoient adopté ceux de toutes les autres
nations Le culte de Mithras, avant de venir en Grèce
et à Rome, avoit passé de La Perse en Cappadoce, ou Strabon dit avoir vu un grand nombre de ses prêtres. Ce culte fut pointé en Italie , du temps de la guerre des pirates, l'an de Rome 687, et y devint très célèbre dans la suite, surtout dans les derniers siècles de l'empire. » (Dictionnaire de la Fable^ par M. Noël.)
(^^) Je ne vois qu'un grand cercle où se perd mon regard, Dont le centre est par-tout , et les bords lUiUe part.
Pascal avoit dit , de l'ensemble de la création : " C'est vine sphère infinie, dont le centre est par-tout, la circonférence nulle part. » Avant Pascal, Timée de Locres avoit appliqué à Dieu la même comparaison , exprimée dans les mêmes termes.
(^^) Voyez, quand Marins aux prisons de Minturne Assoupit^n moment sa douleur taciturne.
Ce Cimbre l'approclier un poignard à la main...
Nous avons entendu dire à Dclille, qu'il avoit tâché de
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iriulie ci;ins ce passage une belle expression, dont Cicéron se sert pour peindre le feu qui sort des yeux d'un homme accoutumé au commandement et à la victoire: Oculorum iinperatorius ardor. Plutarque dit que le Cimbre crut voir sortir des yeux de Marins deux flammes ardentes.
Marins n'eut d'autres qualite's que celles d'un soldat, et d'autres talents que ceux d'un grand général. Dès qu'il cessa de combattre les Cimbres et les Teutons, il fut le fléau de "Rome et de L'humanité. L'austérité de ses mœurs n'étoit que la férocité de son caractère. Son mépris des richesses, son infatigable activité ne prouvent que la soif du pouvoir dont il étoit dévoré. Il sacrifioit tout à son ambition effrénée ; et comme l'a très bien dit un écrivain moderne, toutes ses vertus prirent leur source dans ses vices.
Quoi qu'il en soit, ses talents militaires, ses grands supcès, ses vices nombreux, ses cruautés, ses malheurs même, en fout un des caractères les plus remarquables de l'histoire romaine, et des plus favorables à la poésie et à la peinture: elles l'ont prouvé par la tragédie de M. Arnault, et le tableau de Drouais.
CHANT QUATRIEME
POEME
CHANT QUATRIÈME