LIVRE V
et des enfans qui n'auront point d'enfans(i). Ce n'est qu'après une longue suite de questions pareilles que la première demande du catéchisme est suffisamment préparée ; alors seulement on peut la faire , et l'en- Êint peut l'entendre. Mais de là jusqu'à la deuxième réponse, qui est pour ainsi dire la définition de l'essence divine, quel saut immense! Quand cet intervalle sera-t-il rempli ? Dieu est un esprit! Et qu'est-ce qu'un esprit? Irai-je embarquer celui d'un enfant dans cette obscure métaphysique dont les hommes ont tant de peine à se tirer ? Ce n'est pas à une petite Bile à résoudre ces questions , c'est tout au plus à elle à les faire. Alors je lui répondrois simplement : Vous me demandez ce que c'est que Dieu ; cela n'est pas facile à dire : on ne peut entendre, ni voir, ni toucher Dieu; on ne le connoît que par ses œuvres. Pour juger ce qu'il est, attendez de savoir ce qu'il a fait.
Si nos dogmes sont tous de la même vérité , tous ne sont pas pour cela de h même importance. Il est fort indifférent à la gloire de Dieu qu'elle nous soit connue en toutes choses ; mais il importe à la société Immaine et à chacun de ses membres que tout homme connoisse et remplisse les devoirs que lui impose la loi de Dieu envers son prochain et envers soi-même. Voilà ce que nous devons incessamment nous ensei-r
(i) L*idée de rétemité ne sauroît s'appliquer aux générations humaines arec le consentement de Tesprit. Toute succession numérique réduite en acte est incompatible ayec cette idée.