‹ Œuvres de J. RacineChapitre 20 sur 390 · A DIAGORAS · texte numérisé non relu

A DIAGORAS

TYKkTH, VAINQUEUR AU COMBAT DE MAIN.

I commence par une belle comparaison qu'il fait d’une coupe pleine de vin à un poëme qu’il appelle le nectar des Muses.

Pridlay de El tie &-

pveräs âno yerpds EADV, Evèov duréhou xæy \&ot-

Gay dp6ow Üwpfoetat

Neavla yau6p@ rportvev Otxoûev otxade, réy-

XEVSOV, HOPUPÈV XTELVEV, Zvuroclou re yépuv, xGd6ç te Tuéas Edv, &v Dè plu Tlapeôvrwv, fixé puy Ca- Awrbv ôuéppovos Eduas

Kat yo véxtao yurdv,

Motsäy Séouw, &0Xopépots Avèpéoy réurwv, Avabv xap- Rdv ppevés y’ Adoxomar.

Tout de même qu'un homme riche, prenant à la main une coupe pleine de vin, la porte à son gendre, et lui donne le plus précieux de ses meubles, tant pour l'honneur du festin que pour honorer son alliance, et le fait estimer heureux de ses amis pour l'amitié qui est entre le gendre et le beaupère : aussi je porte maintenant un nectar tout pur, lequel est un don des Muses, et le doux fruit de mon esprit, afin de réjouir nos vainqueurs.

‘O 3? SXGt0c, dv Dot xatéyovr' &yalal, AXote d SX Xov Éronreber Xäpwç Cw- Odltos, édvuerer 6? äua pv pépuryye, TALDUSvotol tr” &v Évreotv ad Av.

Celui-là est heureux qui est en bonne réputation; mais il y en a peu qui soient honorés et loués par la poésie, laquelle immortalise les hommes et leur donne une vie florissante. Il y en a qui entendent ce mot de Xäpiç pour la Fortune.

Yuvéwy ratd ’Appodltac, Aeoté te, véppav “Péôov.

Il est ordinaire à Pindare de donner aux villes le nom des nymphes qui ont été appelées comme elles, et d'en faire des divinités.

ADôvra Alu.

Un homme qui plaisoit à la justice, c’est-à-dire un homme juste. :

Auot à àvbpwru ppeoiv aurAaxlat Avaolüuntot zpéuavrat” Toro à dudyavov ebpetv, 0 +1 vüy xal èv tekeur& oéptarov &vdpt TUE.

Il dit cela à cause que Tlépolémus, aïeul de Diagoras, avoit tué le frère de sa mère : en suite de quoi l'oracle lui ordonna de quitter son pays, et de venir à Rhode, où il régna heureusement.

At d ppev@v Tapæyat Ilapérhakav nat copév.

Ainsi la colère avoit emporté Tlépolémus. YEv0a rotè Boëye Oedy Baarkeds 6 méyas Xovcats vipadesot TO.

Ainsi Homère a dit de la même ville de Rhode :

« Kat opt Beoréaioy mhobtov xuTÉy eve Kpovluv!. »

Ensuite il décrit tout à fait bien la naissance de Pallas.

| +. Zliade, livre II, vers 670. Ce vérs est cité dans les scolies.

Lorsque Vulcain, dit[-il], avec une hache d’airain fit sortir Minerve de la tête de Jupiter :

Iarépos Aavala zopuoäv ar dxpav ’Avopoüoao” dAd)o- Éev brepudxer Po:

Oüpavos © Éppiké viv rat lat pétne.

Alors le Soleil, oavci6poros!, commanda aux Rhodiens de bâtir? en l'honneur de Pallas; et le vénérable Prométhée, c'est-à-dire la Prévoyance, y mit les vertus et la joie. La vénération qu'on a pour les Dieux en prévoyant le bien et le mal qu'ils nous peuvent faire produit dans les cœurs la vertu et la joie; mais ils oublièrent de porter du feu pour le sacrifice, et firent des sacrifices sans feu. Le commentaire ne dit point à quelle cause Pindare dit cela.

Jupiter leur versa donc une pluie d’or :

Kelvotot pèv Eav- Ov &yaydv vepéha, IToXbv Üoe ypuaév.

Et Pallas leur donna l’art d’exceller par-dessus tous les autres bommes dans les ouvrages des mains, éptororévois 4Ep5t; car on eût vu dans leurs rues des statues qui sembloient être animées.

"Epya dè Cwotow Eprév- Teoo{ 0? épota xéAeulor Pépov* Av dà xA£os Bots.

En effet, les Rhodiens ont inventé l’art de la sculpture. Quelques-uns croient que c’a été Dédale. Pindare parle peutêtre ici de ces statues qu’on faisoit marcher, et dont il est parlé dans Platon, ce me semble, ir Conv.f.

Re Auévrt D xal copla MEltuwy &dodoc teléler.

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