Ce sens est tiré des scolies
4. Dansle manuscrit, il y a : in Conu., ce qui ne peut signifier que : in Convivio, M. Aimé-Martin a mis : « ie Conus, » attribuant ainsi
Quelque adroit que soit un homme, néanmoins il est toujours beaucoup plus habile quand il est instruit, et est moins sujet à manquer : comme les Rhodiens, qui étoient naturellement adroits, furent encore instruits par Minerve.
Pavrt à dvlowrwv rahatal Poe.
C'est-à-dire les poëtes, sans doute, qui étoient les historiens de ce temps. Et en effet c’est une fable qu'il rapporte pour montrer la raison pour laquelle Rhodes est consacrée au Soleil. Rhodes, dit-il, étoit au fond de la mer, et ne paroïssoit pas encore, lorsque les Dieux firent le partage de la terre entre eux; mais le Soleil étant absent, personne ne se souvint de lui, et ils laissèrent ce dieu pur et chaste sans aucune ville.
Il appelle le Soleil &yvov 6s6v, parce qu’il purifie tout de ses rayons. À son retour, Jupiter vouloit recommencer les partages, mais le Soleil ne voulut pas, et dit qu'il voyoit au fond de la mer une fort belle île, et qu'il la prenoïit pour lui. Il commanda donc à la parque Lachésis de confirmer les partages, et aux Dieux de jurer qu'ils ne les violeroient point, mais que cette ville lui seroit éternellement consacrée : ce qui fut fait; et cette île sortit de la mer toute fertile, et le Soleil la prit pour lui.
Eyer té puy d- Éeuav 6 yevéd Atos dxtivuv rate, Ip rveévrwv àpyds {nruv.
Et là, c’est-à-dire dans cette île, ayant couché avec une nymphe du même nom, il en eut sept enfants fort sages et de bon esprit, dont l’un eut trois enfants, lesquels ayant habité cette île, donnèrent leurs noms aux lieux où ils habitèrent. C’est là qu'on fait des jeux en l'honneur de Tlépolémus, qui accompagna les Rhodiens au siége de Troie, où il mourut; et
à Platon un dialogue tout à fait nouveau. — Racine donne son
souvenir comme incertain. Le passage qu’il croyait avoir lu dans /e
Banquet est dans le Ménon, p. 97 de l'édition de Henri Estienne. 1. Dans l'édition de M. Aimé-Martin : « au bord de la mer. »
J, RACINE, vi 3
Diagoras, dit-il, y a été couronné deux fois, et quatre fois aux jeux isthmiens, deux fois à Némée et à Athènes. Le fer, £. (c'està-dire) la lance‘, qui est le prix des jeux d’Argos, le connoît bien. Cette expression est belle et hardie. Il est connu en Arcadie, à Thèbes et en Béoce, à Ægine et à Pellane, où il a vaincu six fois; et la pierre où l’on écrit le nom des vainqueurs, à Mégare, ne connoît que lui. Après avoir compté toutes ses victoires, il invoque Jupiter ?, afin qu'il rende Diagoras aimé de ses citoyens et des étrangers.
Eret U6ptos y 0pav ‘Odbv edluropet, Zu date, &te o! ratépwy Opdat ppéves & &yalav "Expaoy.
C'est-à-dire qu’il a appris de ses pères à révérer les Dieux. Sa ville, dit-il, a souvent été en réjouissances pour les victoires qu'il a acquises.
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En un moment les vents changent, et les choses prennent toute une autre face; car Diagoras, qui, peu de temps auparavant, avoit eu de l’affliction, se voit maintenant glorieux; ou bien, en un sens contraire. C’est sans doute ce Diagoras dont parle Gellius*, qui eut trois enfants, excellents en trois différentes luttes, qu'il vit vaincre tous trois en un même jour aux jeux olympiques; et comme ses enfants, ayant mis leur couronne sur sa tête, le baisoient en présence de tout le peuple,
il expira entre leurs mains. Cicéron en parle aussi au [livre] 1. des TusculanesŸ.
1. Ici {&Ax6ç n’est pas la lance, mais le bouclier d’airain, àsre xax, dit le scoliaste. La couronne et le bouclier étaient les prix des jeux d’Argos.