‹ Œuvres de J. RacineChapitre 204 sur 390 · PLINE LE JEUNE · texte numérisé non relu

PLINE LE JEUNE

Lettre xur. (En téte de la lettre.) Poëtes qui récitoient. 1bidem. Sed tanto magis laudandi probandique sunt, quos a scribendi recitandique studio hæc auditorum vel desidia vel superbia non retardat. Boy. (Boyer).

Lettre xrv. Est illi facies liberalis, etc. Beau mari. Lettre xvi. Neque.... debet operibus ejus obesse, quod vivit. N® (nota). Grand personnage vivant.

Lettre xx. (Tb xéyroov éyxatélie tote dxpowpévots.) Il laisse un aiguillon à ses auditeurs.

Lettre xxiv. Nam mala emptio, etc. Acheter trop cher. Livre V. Lettre xnrr. (En tête de la lettre.) Lire ses ouvrages à ses amis.

Lettre xvr. (En téte de la lettre.) Mort d’une jeune fille. 1bidem. © triste plane acerbumque funus ! Mort hs bte Ibidem. Pietatis totus est, Dévotion.

Lettre xvir. (En tête de la lettre.) Jeune seigneur qui se plait à la poésie.

Ibidem. Gratulatus et fratri, qui ex auditorio illo non minorem pietatis gloriam, ete. Amitié de frère.

Livre VI. Leitre xv. (En téte de la lettre.) Poëte qui récite ses vers.

Lettre xxtv. (En téle de la lettre.) Affection d’une femme envers son mari.

Lettre xxvur. Facilis inventio, non facilis electio. Il est aisé de trouver, et non de choisir.

Livre IX. Lettre xxur. Exprimere non possum, quam sit jucundum mihi, etc. Tendresse d'auteur.

Lettre xxvt. Nihil peccat, nisi quod nihil peccat. Médiocre. Ibidem. Sæpe accedere ad præceps, etc. Sublime. Ibidem. Maxime periculosa. Hardiesses.

Ibidem. Sed vide quanto major sit qui reprehenditur ipso reprehendente. Celui qui pèche ainsi est plus grand que celui qui le reprend.

1. Tel est le nom que désigne, avec une vraisemblance qui n’est pas loin de la certitude, Pabréviation Boy. Cette malice de Racine s’explique fort aisément. Boyer avait très-peu d’auditeurs pour ses sermons, comme pour ses pièces de théâtre; mais ses mauvais succès ne le décourageaient pas : il les interprétait à sa manière, comme le prouve l’épigramme attribuée par quelques personnes à Racine (voyez notre tome IV, p. 249):

Quand les pièces représentées De Boyer sont peu fréquentées, etc.

Les notes marginales de Racine sur l'Histoire de la Barde, qui est écrite en latin, sont, comme ses Fragments historiques, du temps où il rassemblait des matériaux pour son Histoire du règne de Louis XIV. Elles wont pas le même caractère que celles dont il chargeait les marges des classiques anciens, Il ne s'agissait plus d’un travail littéraire, d’une étude destyle, d’une provision à faire de belles pensées et de lieux communs. Comme dans Siri, dans Nani et autres historiens de la même époque, Racine recueillait dans la Barde les renseigne— ments dont il se proposait de faire usage. Le soin avec lequel il a annoté ce livre semble, aussi bien que plusieurs de ses Fragments historiques, une preuve que le plan de son Histoire était assez vaste, et qu’il voulait y donner de longs développements, non-seulement à la partie du règne de Louis XIV dont il pouvait parler comme témoin oculaire, mais aussi au temps de la Régence et aux troubles de la Fronde, qui sont le sujet du livre de la Barde, Ce livre a pour titre : Johannis Labardæi Matrolarum ad Sequanam marchionis, Regis ad Helvetios et Rhætos extra ordinem legati, de Rebus Gallicis Historiarum libri decem, ab anno 1643 ad annum 1652. Parisiis, apud Dionysium Thierry... M.DC.LXXI (x volume in-4°). L’exermplaire, relié en veau, sur lequel Racine. a écrit ses notes, appartient aujourd’hui à M. Dubrunfaut, à qui nous devons exprimer notre gratitude pour l’obligeance qu’il a eue de le laisser plusieurs jours entre nos mains. Il porte la signature de Racine sur le feuillet de titre, au-dessous de la vignette, Onze pages manquent.

L'auteur de cette histoire, Jean de la Barde, marquis de Marolles-sur-Seine, fat envoyé de France au congrès d’Osnabruck, puis ambassadeur en Suisse, Il parle de lui-même aux pages 189, 190 et 193 de son Histoire.

Racine ne s’est pas contenté de noter sur les marges les noms et les principaux faits qu’on trouve dans ce livre, comme on l’eût pu faire dans un sommaire ou dans une table des matières. S'il en avait été ainsi, rien de cette annotation manuscrite ne vaudrait la peine d’être cité, Mais il complète les renseignements de l'historien, donnant souvent des dates plus précises; il le critique et le juge quelquefois. Il signale les sources où il a puisé, ou renvoie à d’autres auteurs. On apprend ainsi qu'il prenait fort au sérieux son devoir d’historiographe, ne négligeant aucune des histoires, aucun des mémoires de cette époque. Ses notes ont encore un autre genre d'intérêt. Lorsque Racine y traduit la Barde, il le fait dans un style précis, retrouvant avec une grande facilité la véritable expression francaise sous les circonlocutions du texte latin; et, dans plus d’un endroit, ces traductions méritent d’être recueillies pour l'histoire de la langue. En général, lorsque les notes qu’on trouve ici n’ont rien de remarquable par l’expression, nous les avons recueillies par la seule raison que les faits, les dates, ou les détails géographiques qw’elles renferment,

n’ont pas été donnés par la Barde, mais ajoutés par Racine, Voilà les diverses considérations qui nous ont guidé dans le choix que nous avons dû faire entre des notes trop nombreuses pour être toutes reproduites ici. Nous indiquons les pages où se trouvent les notes que nous donnons, et nous citons du texte de la Barde ce qui est indispensable pour les rendre intelligibles.

Livre I (1643), pages 3 et 4. Armando Brezæo Clara-Clementia soror erat, Ludovico Borbonio Angiano nupta, cui ab Richelio avunculo -per nuptiarum pacta dos satis ampla dicta.... Sed homini.…. ab ipso Rege…. coli atque observari sueto..….. ea affinitas haud tanti quam par erat visa. Le cardinal de Richelieu ne prétendoit pas que le mariage du duc d’Anghien lui eût fait plus d'honneur que de merveille.

Page 7. Chavignius operam dabat uti cum eo nihil de solita familiaritate..… remitteret. Id vero quanto gravius animadvertebat Mazarinus, etc. Chavigny ne vouloit point changer d’air avec le Cardinal, ce qui lui déplaisoit. |

Page 19. Redit Regi ad memoriam Nucerium Richelio plane deditum fuisse. Le Roi disoit que si le Cardinal se fût fait Ture, des Noyers auroit aussitôt pris le turban. Siri !.

Page 26. Jn eo principe (Ludovico XIIT) rullam magis virtutem quam celeritatem laudaverim, qua sæpius..…. (hostes) oppressi.…. Re infecta discedere impatiens animus properabat. Il (Louis XII) alloit fort vite opprimer? ses ennemis, mais il s’ennuyoit bientôt aussi.

Page 51. Prima hostium munitio ordo palorum fuit, ab terra in majorem humana altitudinem prominentium *; dein ab his leniter acclive ad oppidi fossam versus spatium**, id quoniam ad glaciei speciem politum est, glaciarium appellant. * Palissade. — ** L'auteur se trompe et ne connoît point ce que c’est que le glacis®.

Livre IL (1644), page 78. Visum.….. administris, qui locupletiores in urbe erant, ab iis grandem pecuniam fœnore sumere. On veut contraindre les aisés de prêter de l’argent au Roi.

Page 106. Hoc (Nucerio) aula pulso nuper, Mottæus nihil postea operæ pretii fecit. La Motte n’avoit plus rien fait qui vaille depuis la disgrâce de [des] Noyers.

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