‹ Œuvres de J. RacineChapitre 335 sur 390 · DE RACINE À MADEMOISELLE RIVIÈRE · texte numérisé non relu

DE RACINE À MADEMOISELLE RIVIÈRE

À Paris, ce 4° septembre [1685 :].

Je donnai hier votre argent à M. de Sacy*, et je vous envoie son recu. Je suis bien en colère contre M. Rivière

de ce qu’il s’est tant hâté de vendre son blé, malgré

toutes les exhortations que je lui fis pour l'en empêcher. Je voudrois que vous en eussiez encore une grande quantité : vous seriez riche, et cela me feroit un fort

5. M. Aimé-Martin a mis: « qui est maintenant venue. » Nous n’avons pas l’autographe sous les yeux, comme lui-même l’a eu; mais il nous paraît fort vraisemblable, pour ne pas dire plus, que le mot veuve, écrit par Racine veuue, aura été lu à tort venue. Le sens exigeait, ce nous semble, notre correction.

6. Probablement l'original, ici et plus haut, porte : envoierai.

Lerrre 55 (revue sur l’autographe, conservé à la Ferté-Milon). — 1. Le post-scriptum de cette lettre en fixe la date. Louis Racine en effet dit dans ses Mémoires (voyez notre tome I, p. 335) : « Lorsqu’en 1685 il (Racine) eut contribué à une somme de cent mille livres, que le bureau des finances de Moulins avoit payée en conséquence de la déclaration du 28 avril 1684, il avoit obtenu du Roi une ordonnance sur le trésor royal pour y aller reprendre sa part, qui montoit environ à quatre mille livres. »

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