‹ Œuvres de J. RacineChapitre 336 sur 390 · Voyez ci-dessus, p. 515, la note 7 de la lettre · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p. 515, la note 7 de la lettre

65 grand plaisir. Vous avez bien fait de nous en acheter. Si vous trouvez occasion de nous en acheter encore à peu près au même prix, j'en serai fort aise; mais je ne

- crois pas qu'il y revienne de long temps.

Pour ce qui est de l'argent que vous avez à nous, je vous prie de le garder pour les occasions, et surtout d’en assister tous ceux de nos pauvres parents que vous croirez en avoir besoin dans ce temps de cherté. Si vous connoissez même quelques autres pauvres qui vous paroissent en grand besoin, je vous prie de ne leur en point refuser. Je me repose sur vous de tout cela, et je ne vous accuserai point d'avoir trop donné.

La petite Nanette* a été bien tourmentée de deux grosses dents qui lui sont percées; mais il me semble qu'elle commence à revenir. Elle a l'humeur bien jolie, et ne manque point d'esprit, quoiqu'elle ne parle pas plus que quand vous nous l'avez renvoyée.

Vous ne mandez point à ma femme des nouvelles de sa toile. Elle vous salue, et M. Rivière aussi. Adieu, ma chère sœur : je suis tout à vous.

Je ne sais si je vous ai mandé que le Roi m'a remis ma taxe de trésorier en France, qui montoit à quatre ou cmq mille francs.

Suscription : À Mademoiselle Mademoiselle Rivière, à la Ferté-Milon. (Cachet au cygne.)

3. Nanette (Anne Racine), née le 29 juillet 1682, avait alors trois ans et un mois.

Page 1