‹ Œuvres de J. RacineChapitre 59 sur 390 · C9 SO · texte numérisé non relu

C9 SO

C'est une espèce de plaisir de pleurer, et Homère ne dit jamais autrement, sinon: il pleura à cœur joie; mais, dit-il, on se soûle bientôt de ce plaisir-là. Protée raconte la vengeance d’Oreste, et enfin il lui dit qu'Ulysse est dans l’île de Calypso, et lui dit que pour lui il ne mourra point à Argos, à cause qu'il est mari d'Hélène et gendre de Jupiter.

AXXS 0° 2ç HAbotov xedlov zoù relpata yalne ’ABdvaror réwbouoiv (601 Eavboe ‘Padduavbve, T rep Éniorn Brorh rés dvbpwrotauv Où viperdc, oùr’ dp yeumv roXde, ote rot’ du6pos, AAN aie Ceobporo hryunvelovras diras Qreavbs dvinotv, dvabbyev &vôpwrovs) + Obvex” Eyes EXénv, al oo yau6poe Abc cat. [Vers 563-569. |

Pindare décrit amplement les Champs Élysiens, ode 2, et dit la même chose qu'Homère : *Evôa poxäpwv väcov éxeavièec adgat repenvéouoiv!. Mais j'ai remarqué qu'Homère n’en bannit pas tout à fait l'hiver, mais il dit qu'il n'y en a guère. Et il le dit avec raison, car l'hiver est absolument nécessaire pour faire cette diversité de saisons qui est beaucoup plus agréable qu’ un printemps éternel, pourvu que Fe froid ou le chaud ne soient pas excessifs, \ ‘Qs eiriv, xd révrov Édboaro xvualvovre, [Vers 570.]

Hæc Proteus, et se jactu dedit æquor in altum ?,

Menelaüs achève son récit, et offre des présents à Telemachus, et surtout trois chevaux ; mais il le remercie de ses chevaux, et il dit qu'il les garde pour son plaisir (Horace, I. 1., ep. 7°): Car vous régnez dans un pays où il y a abondance de souchet ou jonc (cyperus), d'orge, de blé et d'aveine; mais à Ithbaque il n’y a point de prés ni de lieu pour exercer les chevaux ; elle n’est bonne qu'aux chèvres, et avec tout cela elle en est plus agréable :

Ayl6oros, xat &Akov Etépatos Irro6étoto. [Vers 606.]

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